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	<title>Archives des International - AmeriqueInfo7</title>
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	<title>Archives des International - AmeriqueInfo7</title>
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		<title>Le Brésil confirme le tournant à droitePar Antoine NERILUS</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoadmin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Oct 2026 01:50:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[International]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>​Depuis plusieurs années, l’Amérique latine traverse une recomposition politique profonde. Les électeurs semblent de plus en plus méfiants à l’égard des vieux clivages idéologiques et davantage sensibles aux promesses de changement, de sécurité, d’autorité et <a class="mh-excerpt-more" href="https://ameriqueinfo7.com/le-bresil-confirme-le-tournant-a-droitepar-antoine-nerilus/" title="Le Brésil confirme le tournant à droitePar Antoine NERILUS">[...]</a></p>
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<p>​Depuis plusieurs années, l’Amérique latine traverse une recomposition politique profonde. Les électeurs semblent de plus en plus méfiants à l’égard des vieux clivages idéologiques et davantage sensibles aux promesses de changement, de sécurité, d’autorité et de rupture avec les élites traditionnelles. Après une période marquée par le retour de plusieurs gouvernements de gauche, la droite reprend progressivement du terrain et transforme le paysage électoral du continent. Cette évolution ne signifie pas nécessairement la disparition de la gauche, mais elle révèle son affaiblissement dans plusieurs secteurs de l’opinion publique.<br>​Cette reconquête s&rsquo;est manifestée à travers plusieurs scrutins majeurs à travers les Amériques depuis 2018. Au Brésil, Jair Bolsonaro avait ouvert la voie en 2018 avec une droite conservatrice, suivi la même année en Colombie par Iván Duque. En Uruguay, Luis Lacalle Pou a imposé le centre-droite en 2019, tandis qu’en El Salvador, Nayib Bukele s’est imposé par un populisme sécuritaire et autoritaire, avant d&rsquo;être réélu en 2024. La République dominicaine avec Luis Abinader en 2020, l’Équateur avec Guillermo Lasso puis Daniel Noboa, le Costa Rica avec Rodrigo Chaves, le Paraguay avec Santiago Peña et le Panama avec José Raúl Mulino ont tous illustré cette poussée conservatrice et libérale. L&rsquo;accession au pouvoir de Javier Milei en Argentine en 2023, avec son programme libertarien, est venue marquer un autre tournant spectaculaire de cette recomposition régionale.<br>​C’est dans cette dynamique continentale qu’il faut analyser le résultat du premier tour de la présidentielle brésilienne du 4 octobre 2026. Flavio Bolsonaro a créé une véritable surprise en devançant Lula, alors que la plupart des sondages accordaient encore un léger avantage au président sortant. Avec près de 47 % des suffrages contre environ 45 % pour Lula après le dépouillement de près de 99 % des urnes, le fils de Jair Bolsonaro démontre que la droite brésilienne demeure une force électorale majeure.<br>​Cette performance est d’autant plus significative que les enquêtes d’opinion avaient déjà sous-estimé la droite en 2018. Flavio Bolsonaro bénéficie ainsi d’un puissant héritage politique, mais aussi d’un contexte favorable : lassitude, insécurité, pression fiscale et désir de changement.<br>​Lula conserve une base électorale solide, mais son résultat traduit une difficulté plus profonde : la gauche peine à incarner le renouvellement. À bientôt 81 ans, le vétéran du Parti des travailleurs apparaît davantage comme le gardien d’une époque que comme le symbole d’un nouvel espoir.<br>​Le second tour du 25 octobre sera donc bien plus qu’un duel personnel. Il constituera un test majeur pour l’avenir politique du Brésil et, plus largement, pour le rapport de forces entre gauche et droite dans les Amériques.</p>



<p>Antoine NERILUS, doctorant en sciences politiques, journaliste, mastérant en Histoire, Mémoire et Patrimoine, professeur à l’Université d&rsquo;État d’Haïti.</p>
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		<title>À l’ONU : la colombe de la paix étouffée par le bruit des rivalités mondiales</title>
		<link>https://ameriqueinfo7.com/a-lonu-la-colombe-de-la-paix-etouffee-par-le-bruit-des-rivalites-mondiales/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[infoadmin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Sep 2026 18:23:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[International]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Assemblée générale de l’ONU donne parfois l’impression d’être devenue le grand théâtre des rivalités mondiales : chacun y défend ses intérêts, dénonce ses adversaires et expose sa vision du monde. À la tribune des Nations <a class="mh-excerpt-more" href="https://ameriqueinfo7.com/a-lonu-la-colombe-de-la-paix-etouffee-par-le-bruit-des-rivalites-mondiales/" title="À l’ONU : la colombe de la paix étouffée par le bruit des rivalités mondiales">[...]</a></p>
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<p>L’Assemblée générale de l’ONU donne parfois l’impression d’être devenue le grand théâtre des rivalités mondiales : chacun y défend ses intérêts, dénonce ses adversaires et expose sa vision du monde.</p>



<p>À la tribune des Nations unies, Donald Trump affirme que « la liberté arrivera à Cuba ». Une déclaration qui illustre à elle seule le paradoxe de cette enceinte : des dirigeants s’y réunissent au nom du dialogue et de la paix, tout en multipliant accusations, menaces et démonstrations de force contre leurs adversaires.</p>



<p>Pendant ce temps, les guerres se poursuivent, les crises se multiplient et des populations entières continuent d’en payer le prix. Derrière les poignées de main, les discours diplomatiques et les déclarations solennelles, les intérêts nationaux et les rapports de force restent omniprésents.</p>



<p>Créée notamment pour maintenir la paix et la sécurité internationales, l’ONU demeure confrontée aux profondes divisions entre ses États membres et aux limites de son pouvoir d’action.</p>



<p></p>
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		<title>International : Les États-Unis d’Amérique rejettent l’établissement d’un poste de péage iranien dans le détroit d’Ormuz, selon Marco Rubio</title>
		<link>https://ameriqueinfo7.com/international-les-etats-unis-damerique-rejettent-letablissement-dun-poste-de-peage-iranien-dans-le-detroit-dormuz-selon-marco-rubio/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[infoadmin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 May 2026 21:37:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[International]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Washington, le 26 mai 2026 — Amérique Info7 Depuis la guerre d’agression américano-israélienne contre la République islamique d’Iran à la fin du mois de février 2026, les rapports de force ainsi que les données militaires, <a class="mh-excerpt-more" href="https://ameriqueinfo7.com/international-les-etats-unis-damerique-rejettent-letablissement-dun-poste-de-peage-iranien-dans-le-detroit-dormuz-selon-marco-rubio/" title="International : Les États-Unis d’Amérique rejettent l’établissement d’un poste de péage iranien dans le détroit d’Ormuz, selon Marco Rubio">[...]</a></p>
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<p><strong>Washington, le 26 mai 2026 — Amérique Info7</strong></p>



<p>Depuis la guerre d’agression américano-israélienne contre la République islamique d’Iran à la fin du mois de février 2026, les rapports de force ainsi que les données militaires, économiques et stratégiques évoluent brusquement au Moyen-Orient. En effet, les forces de sécurité iraniennes ont répliqué avec une extrême brutalité contre les infrastructures militaires et civiles israéliennes, ainsi que contre les bases américaines stationnées dans le golfe Persique. De plus, les Gardiens de la Révolution islamique ont bloqué le détroit d’Ormuz aux navires marchands et imposent désormais un système de péage pour naviguer dans ses eaux territoriales.</p>



<p>Cependant, l’administration américaine s’y oppose catégoriquement et impose plutôt un blocus naval dans ce passage stratégique partagé entre l’Iran et Oman. Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, hausse le ton face au projet iranien visant à établir un système de péage dans le détroit d’Ormuz. Selon le chef de la diplomatie américaine, il est totalement inacceptable et inadmissible que les autorités iraniennes facturent des frais de transit aux navires commerciaux empruntant cette voie maritime stratégique.</p>



<p>« Les détroits doivent rester ouverts. C’est insoutenable pour le monde et inacceptable. Aucune grande puissance — y compris la Chine et la Russie — ne soutient le projet de péage iranien dans cette voie maritime stratégique », a déclaré hier lundi l’avocat et sénateur de Floride dans plusieurs médias internationaux.</p>



<p>Environ 20 % du pétrole mondial transitent par le détroit d’Ormuz, considéré comme l’une des routes énergétiques les plus importantes au monde.</p>



<p>Entre-temps, l’enrichissement de l’uranium, le gel des avoirs iraniens à l’étranger, l’imposition de sanctions unilatérales contre les entreprises iraniennes ainsi que l’éventuelle mise en place d’un système de péage dans le détroit d’Ormuz demeurent les principaux points de friction dans les négociations entre Washington et Téhéran concernant une possible signature d’accords de paix.</p>



<p>Alors que l’administration Trump mise sur une pression militaire maximale, le blocus économique et le chantage diplomatique pour faire plier les autorités iraniennes, Téhéran, de son côté, compte sur ses proxys — notamment le Hezbollah et les Houthis du Yémen —, sur ses partenaires au Conseil de sécurité de l’ONU, sur une diplomatie proactive ainsi que sur le renforcement de son arsenal militaire afin de consolider sa défense et d’imposer sa puissance régionale au sein des États du Golfe, considérés comme des alliés de Washington.</p>



<p><strong>M. Samuel Joseph</strong><br>Amérique Info7</p>
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		<title>Cuba face à l’asphyxie économique et à l’inaction régionale</title>
		<link>https://ameriqueinfo7.com/cuba-face-a-lasphyxie-economique-et-a-linaction-regionale/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[infoadmin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Feb 2026 13:18:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[International]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis plusieurs semaines, Cuba subit une politique d’asphyxie d’une brutalité alarmante. Le pays est plongé dans une crise énergétique profonde : pénurie quasi totale de carburant, transports paralysés, production ralentie, hôpitaux et services essentiels contraints <a class="mh-excerpt-more" href="https://ameriqueinfo7.com/cuba-face-a-lasphyxie-economique-et-a-linaction-regionale/" title="Cuba face à l’asphyxie économique et à l’inaction régionale">[...]</a></p>
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<p></p>



<p>Depuis plusieurs semaines, Cuba subit une politique d’asphyxie d’une brutalité alarmante. Le pays est plongé dans une crise énergétique profonde : pénurie quasi totale de carburant, transports paralysés, production ralentie, hôpitaux et services essentiels contraints de fonctionner au ralenti. Cette situation résulte de pressions économiques et politiques persistantes qui affectent gravement le peuple cubain.</p>



<p>Priver un pays de carburant, c’est priver sa population de mobilité, de nourriture, de soins, de travail et, à terme, de dignité. Une telle situation engendre l’épuisement, la colère et l’effondrement du tissu social.</p>



<p>Ce sont les citoyens ordinaires — travailleurs, personnes âgées et enfants — qui en paient le prix le plus lourd.</p>



<p>Plus inquiétant encore est le silence de nombreux pays d’Amérique latine et de la Caraïbe, des nations qui partagent pourtant une histoire commune de luttes contre la domination, l’ingérence et l’injustice.</p>



<p>Ce mutisme diplomatique, face à une crise à la fois humanitaire et politique, ne peut qu’inquiéter.</p>
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		<item>
		<title>L’Organisation des Nations Unies à l’épreuve de l’unilatéralisme des grandes puissances : d’une promesse normative à une vacuité institutionnelle</title>
		<link>https://ameriqueinfo7.com/lorganisation-des-nations-unies-a-lepreuve-de-lunilateralisme-des-grandes-puissances-dune-promesse-normative-a-une-vacuite-institutionnelle/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[infoadmin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Jan 2026 20:26:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[International]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’histoire des relations internationales modernes est traversée par une tension permanente entre la force et le droit. Depuis le XIXᵉ siècle, les penseurs du droit international et de la philosophie politique s’efforcent de discipliner la <a class="mh-excerpt-more" href="https://ameriqueinfo7.com/lorganisation-des-nations-unies-a-lepreuve-de-lunilateralisme-des-grandes-puissances-dune-promesse-normative-a-une-vacuite-institutionnelle/" title="L’Organisation des Nations Unies à l’épreuve de l’unilatéralisme des grandes puissances : d’une promesse normative à une vacuité institutionnelle">[...]</a></p>
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<p></p>



<p>L’histoire des relations internationales modernes est traversée par une tension permanente entre la force et le droit. Depuis le XIXᵉ siècle, les penseurs du droit international et de la philosophie politique s’efforcent de discipliner la violence étatique par des normes communes, censées limiter l’arbitraire et contenir la guerre. Cette ambition repose sur une idée fondatrice : la paix durable ne peut être assurée que par la soumission de la puissance à des règles collectivement acceptées.</p>



<p>La Première Guerre mondiale (1914-1918), par son caractère total, sa mécanisation industrielle de la mort et l’effondrement moral qu’elle a engendré, a révélé l’incapacité structurelle des États à s’autoréguler dans un système international anarchique dominé par la logique de puissance. L’ampleur du désastre a montré que la souveraineté absolue, laissée sans contrainte, conduisait mécaniquement à la destruction collective.</p>



<p>C’est de cette faillite qu’est née la Société des Nations (SDN), première tentative institutionnelle de sécurité collective fondée sur le multilatéralisme.</p>



<p>Toutefois, la SDN était viciée dès l’origine : privée de la participation des États-Unis, pourtant instigateurs intellectuels du projet wilsonien, dépourvue de mécanismes coercitifs effectifs et paralysée par le dogme de la souveraineté absolue, elle s’est révélée incapable de contenir les agressions de l’Italie fasciste, de l’Allemagne nazie et du Japon impérial. Son échec a ouvert la voie à la Seconde Guerre mondiale.</p>



<p>La catastrophe de 1939-1945 a conduit à une refondation plus ambitieuse de l’ordre international.</p>



<p>La Charte de San Francisco de 1945, acte fondateur de l’Organisation des Nations Unies (ONU), se voulait un progrès décisif : interdiction du recours unilatéral à la force, égalité souveraine des États, règlement pacifique des différends, primauté du droit international.</p>



<p>Mais cette architecture normative contenait en elle-même une contradiction fondamentale : l’institutionnalisation de l’inégalité juridique entre États à travers le Conseil de sécurité et le droit de veto accordé à cinq puissances permanentes.</p>



<p>Les actions unilatérales répétées des États-Unis contre le Venezuela illustrent avec une clarté presque didactique cette contradiction structurelle.</p>



<p>Sanctions économiques extraterritoriales aux effets humanitaires dévastateurs, confiscation d’avoirs souverains, pressions diplomatiques visant à imposer une reconnaissance politique sélective, menaces à peine voilées de recours à la force dans un premier temps, puis l’utilisation de la force unilatérale brutale ayant fait plus de cent morts : ces pratiques violent à la fois la lettre et l’esprit de la Charte des Nations Unies.</p>



<p>Pourtant, face à ces violations manifestes, l’ONU se retranche dans une prudence verbale, multipliant les appels abstraits au dialogue sans jamais engager de véritable mécanisme contraignant. Cette retenue n’est pas le signe d’une sagesse diplomatique, mais l’expression d’une impuissance structurelle.</p>



<p>Mais le cas vénézuélien n’est nullement une exception.</p>



<p>L’invasion de l’Irak en 2003 par une coalition menée par les États-Unis, sans autorisation explicite du Conseil de sécurité, constitue l’une des violations les plus flagrantes du droit international contemporain.</p>



<p>Fondée sur des justifications ultérieurement reconnues comme fallacieuses, cette guerre a entraîné la mort de centaines de milliers de civils, la déstabilisation durable du Moyen-Orient et l’effondrement de l’autorité normative de l’ONU. Là encore, aucune sanction réelle n’a été prise contre les États responsables. Le droit international a cédé devant la force, et l’ONU s’est contentée d’enregistrer le fait accompli.</p>



<p>Cette incapacité n’est ni conjoncturelle ni accidentelle ; elle est systémique. Le Conseil de sécurité, censé être le garant suprême de la paix mondiale, est structurellement conçu pour protéger les puissants contre toute forme de responsabilité juridique internationale. Les États dotés du droit de veto sont à la fois législateurs, interprètes et bénéficiaires du système. Ils peuvent bloquer toute résolution susceptible de les contraindre, s’assurant ainsi une impunité politique institutionnalisée.</p>



<p>En d’autres termes, ceux qui violent le plus souvent le droit international sont précisément ceux qui ne peuvent jamais être juridiquement sanctionnés.</p>



<p>Dans ce contexte, l’ONU fonctionne comme une institution à géométrie variable : rigoureuse et punitive à l’égard des États faibles, indulgente, voire silencieuse, face aux grandes puissances.</p>



<p>Cette asymétrie normative transforme le droit international en instrument sélectif de domination, vidé de toute prétention universaliste. Le multilatéralisme proclamé se réduit alors à un théâtre discursif où se joue la légitimation symbolique des rapports de force existants.</p>



<p>Comparée à la SDN, l’ONU ne souffre pas tant d’un déficit de moyens que d’un excès de cynisme construit, institutionnalisé. Là où la SDN échouait par faiblesse structurelle, l’ONU échoue par compromission consciente.</p>



<p>À cet égard, il convient de rappeler que l’ordre international issu de 1945 n’est pas né d’un idéal universaliste pur, mais d’un compromis stratégique entre vainqueurs.</p>



<p>La conférence de Yalta, tenue du 4 au 11 février 1945, en Crimée, constitue un moment fondateur mais profondément ambigu. Franklin D. Roosevelt, Winston Churchill et Joseph Staline y ont procédé à un partage tacite du monde, sous couvert de stabilité et de reconstruction.</p>



<p>Derrière le discours sur la paix durable et la coopération internationale, se dessinait déjà une géographie de sphères d’influence, où les grandes puissances se réservaient le droit de décider du destin des peuples périphériques. Yalta n’a pas seulement préparé la fin de la Seconde Guerre mondiale ; elle a aussi institutionnalisé une démagogie fondatrice : proclamer l’universalité des principes tout en organisant leur suspension sélective. Le droit international naissant portait ainsi, dès sa genèse, la marque d’un monde hiérarchisé, négocié entre dominants, puis imposé aux dominés.</p>



<p>La Charte de San Francisco, conçue comme un rempart contre l’arbitraire étatique, est devenue un texte invoqué de manière opportuniste, mobilisé contre les adversaires et neutralisé lorsqu’il s’agit des alliés ou de soi-même.</p>



<p>Autrement dit, l’Organisation des Nations Unies ne vaut plus comme instance normative universelle. Elle est une organisation largement nulle lorsqu’il s’agit de constituer une véritable protection pour les États faibles.</p>



<p>Elle subsiste comme appareil bureaucratique, forum diplomatique et instrument de gestion périphérique des crises, mais elle a perdu toute crédibilité comme arbitre impartial de l’ordre international. Tant que le droit de veto garantira l’impunité des puissants, tant que l’unilatéralisme sera toléré au nom d’une stabilité illusoire, l’ONU restera le symbole d’un ordre mondial profondément inique.</p>



<p>Dès lors, une question s’impose, lourde de conséquences intellectuelles et morales : peut-on encore parler de droit international lorsque ceux qui l’ont institué s’en affranchissent systématiquement, et l’humanité peut-elle, un jour, espérer la paix d’un ordre fondé sur l’exception permanente des plus forts ?</p>



<p>Professeur Antoine Nérilus, politologue, chercheur en relations internationales, journaliste, interprète.</p>
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		<title>Note de dénonciation du Recteur de l’Université Royale d’Haïti</title>
		<link>https://ameriqueinfo7.com/note-de-denonciation-du-recteur-de-luniversite-royale-dhaiti/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[infoadmin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 Aug 2025 17:05:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[International]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Dr Jean-Pierre Rodrigue Matthieu élève aujourd’hui une voix indignée contre une dérive institutionnelle qui frôle l’absurde et révèle les travers inquiétants d’une gouvernance oublieuse de la mémoire nationale. Le ministère de l’Éducation nationale et <a class="mh-excerpt-more" href="https://ameriqueinfo7.com/note-de-denonciation-du-recteur-de-luniversite-royale-dhaiti/" title="Note de dénonciation du Recteur de l’Université Royale d’Haïti">[...]</a></p>
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<p></p>



<p>Le Dr Jean-Pierre Rodrigue Matthieu élève aujourd’hui une voix indignée contre une dérive institutionnelle qui frôle l’absurde et révèle les travers inquiétants d’une gouvernance oublieuse de la mémoire nationale.</p>



<p>Le ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP), par une publication récente, a rendu publique une liste restreinte de quatre universités habilitées à offrir des doctorats académiques. Mais, dans cette sélection arbitraire, il a sciemment omis l’Université Royale d’Haïti (URH), pionnière et référence incontestée en la matière.</p>



<p>Il est nécessaire de rappeler qu’en 2013, bien avant toutes les autres institutions, l’Université Royale d’Haïti mettait sur pied le premier programme structuré de doctorat académique du pays. Ce fut une avancée majeure, un jalon historique, dans un paysage universitaire longtemps amputé du troisième cycle. Dès 1999, sous l’impulsion du Dr Matthieu, l’URH brisait le carcan du conformisme et ouvrait la voie à une réforme profonde de l’enseignement supérieur haïtien. Les fruits de cet effort pionnier sont palpables : depuis plus d’une décennie, des docteurs formés à l’URH occupent des postes stratégiques au sein de l’administration publique, contribuent à l’élaboration de politiques publiques et se distinguent dans des organismes internationaux.</p>



<p>Face à ces faits patents, la décision du MENFP n’est pas seulement une omission technique : elle est une négation, une injure faite à la vérité historique et académique. Elle illustre cette propension pathologique des élites dirigeantes à glorifier l’extérieur, à s’incliner devant des institutions étrangères, tout en foulant aux pieds les initiatives nationales les plus fécondes. C’est là une honte, une faillite morale collective : celle d’Haïtiens incapables de reconnaître la valeur de ce qui germe sur leur propre sol.</p>



<p>Mais il faut poser les vraies questions, et elles brûlent les lèvres : de quel droit une simple décision, prise entre amis du ministre Antoine Augustin, peut-elle révoquer les droits acquis d’universités reconnues, dont l’Université Royale d’Haïti ? Quelles compétences occultes, sinon des arrangements de coulisse, peuvent légitimer ce coup de force administratif ? A-t-on confondu République et coterie, État et chapelle privée ?</p>



<p>Et plus encore : le ministre Antoine Augustin a-t-il demandé rapport à la direction de l’enseignement supérieur sur cette question cruciale sur le statut légal des universités privées? Quand ce rapport lui aurait-il été soumis, et où est-il rendu public ? Sans fondement écrit, sans analyse technique, sur quelle base ce ministre, décrié et déjà discrédité, choisit-il quatre universités « amies » et raconte-t-il ses inepties ? Nous exigeons la production de ce rapport, ou bien il faut admettre qu’il n’existe pas. Voilà la preuve d’un désordre inouï et d’une incompétence qui confine au scandale.</p>



<p>Il faut dire les choses avec franchise : avant l’expérience audacieuse de l’Université Royale, ces mêmes décideurs avaient volontairement verrouillé la porte des études avancées. Ils considéraient les grades suprêmes comme des privilèges jalousement gardés, destinés à une poignée de protégés, triés selon des critères clientélistes. En érigeant le savoir en citadelle interdite, ils ont maintenu des générations entières dans l’exil intellectuel.</p>



<p>Aujourd’hui encore, ce réflexe rétrograde persiste : masquer la contribution fondatrice de l’URH, c’est prolonger la logique des cercles fermés, reproduire l’arrogance d’une élite qui ne tolère ni concurrence, ni innovation. Cette décision a-t-elle été prise en Conseil des ministres ? La direction de l’enseignement supérieur avait-elle considéré l’autorisation de fonctionnement et la reconnaissance des universités privées ? Si non, c’est le règne de l’arbitraire pur, l’abdication de toute rigueur et de toute dignité.</p>



<p>Le temps des faux-semblants est révolu. Tant que cette injustice criante ne sera pas réparée, le gouvernement, représenté par le ministre Antoine Augustin, restera complice d’une falsification honteuse de l’histoire académique d’Haïti.</p>



<p>Mais ce ministre, incapable de mesurer la gravité de ses actes, persiste à agir comme un apprenti sorcier, manipulant l’avenir de toute une génération avec la désinvolture d’un joueur de hasard. Ses décisions erratiques relèvent moins de la rationalité que de la folie administrative. Gouverner ainsi, c’est mépriser les institutions, piétiner la loi, bafouer la mémoire des pionniers et saboter l’avenir national.</p>



<p>Antoine Augustin, par son comportement, confirme chaque jour qu’il n’a ni la stature, ni la compétence, ni la vision requises pour occuper un poste aussi stratégique. Son nom est désormais synonyme d’improvisation, de légèreté et d’arbitraire. Il a transformé le ministère en une officine de passe-droits et de favoritisme, un théâtre d’absurdités où l’amitié supplante la compétence et où le clientélisme prend la place de la science.</p>



<p>Il faut avoir le courage de le dire : Antoine Augustin n’a aucune légitimité morale pour parler au nom de l’enseignement supérieur haïtien. Sa gestion calamiteuse le place en marge de la communauté académique, qui le rejette massivement et voit en lui un obstacle plutôt qu’un bâtisseur. À force de trahisons intellectuelles, il s’est déshonoré aux yeux de ceux qu’il prétend diriger.</p>



<p>Ce ministre, qui devrait être le gardien de la rigueur et de l’équité, s’est fait le chantre de l’arbitraire et de la manipulation. Il navigue à vue, sans doctrine, sans vision et sans loyauté envers la vérité. Plus grave encore, il agit comme si l’État était sa propriété personnelle, distribuant faveurs et sanctions selon l’humeur du moment. Voilà le comble du discrédit.</p>



<p>Il n’est plus question de tergiverser : une rectification rapide, obligatoire et publique s’impose. Le ministre doit revenir sur cette décision funeste, rétablir l’Université Royale dans ses droits, et présenter des excuses claires à la communauté académique. Faute de quoi, il faudra conclure que ce ministre agit en fossoyeur de l’intelligence nationale et que sa place n’est plus dans la conduite des affaires publiques, mais au banc des accusés de l’histoire.</p>



<p>Dr Jean-Pierre Rodrigue Matthieu</p>
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		<title>Une clémence révoquée : la fin brutale du programme Biden (CHNV) plonge des milliers de migrants dans l’incertitude</title>
		<link>https://ameriqueinfo7.com/une-clemence-revoquee-la-fin-brutale-du-programme-biden-chnv-plonge-des-milliers-de-migrants-dans-lincertitude/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[infoadmin]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Jun 2025 22:04:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[International]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Antoine NERILUS Le 12 juin 2025 marque un tournant abrupt et dramatique dans la politique migratoire américaine. L’annonce, confirmée en exclusivité par CNN et appuyée par un avis officiel du Département de la Sécurité Nationale <a class="mh-excerpt-more" href="https://ameriqueinfo7.com/une-clemence-revoquee-la-fin-brutale-du-programme-biden-chnv-plonge-des-milliers-de-migrants-dans-lincertitude/" title="Une clémence révoquée : la fin brutale du programme Biden (CHNV) plonge des milliers de migrants dans l’incertitude">[...]</a></p>
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<p>Antoine NERILUS</p>



<p>Le 12 juin 2025 marque un tournant abrupt et dramatique dans la politique migratoire américaine.</p>



<p>L’annonce, confirmée en exclusivité par CNN et appuyée par un avis officiel du Département de la Sécurité Nationale (DHS), met fin au programme de « parole humanitaire » connu sous le sigle CHNV, destiné aux ressortissants de Cuba, d’Haïti, du Nicaragua et du Venezuela. Ce programme, instauré sous l’administration de Joe Biden, avait permis à plus de 530 000 migrants d’obtenir un permis temporaire de résidence et de travail aux États-Unis, leur offrant un répit face à des situations politiques, économiques et sécuritaires catastrophiques dans leurs pays d’origine. Ce qui, il y a encore quelques jours, était salué comme une initiative humanitaire exemplaire, est désormais aboli d’un trait de plume par l’administration Trump, fraîchement réinstallée au pouvoir.</p>



<p>D’un point de vue juridique, cette révocation signifie l’annulation immédiate du statut légal de ces centaines de milliers de personnes. En d’autres termes, ces migrants sont sommés de quitter le territoire américain sans délai, sous peine de déportation forcée. Une telle décision, radicale et soudaine, soulève des inquiétudes majeures. Elle rompt avec le principe de non-refoulement inscrit dans le droit international, selon lequel nul ne peut être renvoyé dans un pays où il risque la persécution, la torture ou d’autres traitements inhumains. Or, les contextes politiques et humanitaires des pays concernés sont loin de s’être améliorés depuis l’entrée en vigueur du programme CHNV en 2023. Que ce soit à Cuba, où les dissidents sont pourchassés, en Haïti, ravagé par le chaos institutionnel et les gangs armés, ou encore au Venezuela, marqué par la répression et l’effondrement économique, le retour forcé équivaut pour beaucoup à un saut dans l’abîme.</p>



<p>Cette décision présidentielle, bien qu’attendue par certains analystes en raison des promesses électorales de durcissement migratoire de Donald Trump, n’en reste pas moins brutale dans sa mise en œuvre. Aucune période de transition, aucun mécanisme d’appel, ni même un encadrement humanitaire n’ont été prévus. Le choc est d’autant plus profond que de nombreuses familles avaient commencé à s’enraciner : des enfants sont scolarisés, des adultes travaillent légalement, certains bénéficient même de soins médicaux essentiels. Désormais, ces vies patiemment reconstruites sont menacées d’un effondrement total. Il est donc légitime de se demander si une telle décision, en plus d’être politiquement polarisante, ne représente pas une atteinte grave à la dignité humaine.</p>



<p>Par ailleurs, cette révocation suscite une onde de choc sur le plan social et politique. Des organisations de défense des droits humains dénoncent une mesure cruelle et précipitée. Plusieurs élus démocrates, à la Chambre comme au Sénat, ont exprimé leur consternation, qualifiant la mesure d’injustifiable. Quant aux communautés concernées, elles se disent trahies et abandonnées. Des manifestations de protestation ont éclaté dans diverses villes, notamment à Miami, New York et Houston, où vivent de fortes concentrations de migrants issus des quatre pays ciblés. La tension monte également dans les centres d’accueil et les services sociaux, submergés par les demandes d’assistance et d’informations de personnes désormais plongées dans l’insécurité juridique et psychologique.</p>



<p>En définitive, la suppression du programme CHNV apparaît comme une démonstration éclatante du retour à une politique migratoire de fermeté, voire de rejet, sous l’administration Trump. Elle marque la fin d’un court moment d’espoir pour des milliers d’êtres humains en quête de protection.</p>



<p>Loin de constituer une simple mesure administrative, cette décision reconfigure en profondeur les rapports entre les États-Unis et certaines de ses diasporas les plus vulnérables. Alors que la communauté internationale observe avec inquiétude cette évolution, une question cruciale demeure : l’Amérique peut-elle encore se prétendre terre d’accueil quand elle tourne le dos à ceux qu’elle avait elle-même invités à espérer ?</p>



<p>Antoine NERILUS.</p>
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		<title>Haïti : La désignation des gangs comme groupes terroristes secoue la région</title>
		<link>https://ameriqueinfo7.com/haiti-la-designation-des-gangs-comme-groupes-terroristes-secoue-la-region/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[infoadmin]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 May 2025 23:57:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[International]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Amériqueinfo7 La récente désignation des coalitions de gangs Grangrif et Vivansanm comme organisations terroristes par les autorités haïtiennes, en coordination avec des partenaires étrangers, ouvre un nouveau chapitre dans la guerre contre l’insécurité qui gangrène <a class="mh-excerpt-more" href="https://ameriqueinfo7.com/haiti-la-designation-des-gangs-comme-groupes-terroristes-secoue-la-region/" title="Haïti : La désignation des gangs comme groupes terroristes secoue la région">[...]</a></p>
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<p>Amériqueinfo7</p>



<p>La récente désignation des coalitions de gangs Grangrif et Vivansanm comme organisations terroristes par les autorités haïtiennes, en coordination avec des partenaires étrangers, ouvre un nouveau chapitre dans la guerre contre l’insécurité qui gangrène le pays. Mais cette décision dépasse les frontières haïtiennes : elle déclenche une onde de choc jusqu’en République dominicaine et aux États-Unis.</p>



<p>Selon une source diplomatique proche du dossier, plusieurs militaires et policiers dominicains de haut rang seraient directement impliqués dans le trafic d’armes et de munitions à destination des gangs désormais qualifiés de terroristes. Ces armes, souvent d’origine américaine, transitent par au moins huit points frontaliers entre Haïti et la République dominicaine, notamment Jimaní, Elias Piñas et Dajabón. Des officiels dominicains auraient sciemment fermé les yeux — ou même facilité ces passages — en échange de pots-de-vin et de faveurs stratégiques.</p>



<p>Les conséquences de cette désignation sont majeures : désormais, tout individu ou institution collaborant avec ces groupes peut être considéré comme complice de terrorisme international. Les pays alliés des États-Unis dans la lutte mondiale contre le terrorisme ne feront pas de distinction. Comme la lèpre, le terrorisme contamine tous ceux qui s’en approchent. Le message est clair : nul ne sera à l’abri.</p>



<p>De riches entrepreneurs haïtiens, souvent en apparence respectables, sont aussi dans le collimateur. Beaucoup auraient financé les gangs sous couvert de “protection” ou pour conserver des privilèges économiques dans des zones sous contrôle criminel. Désormais, ces « investissements » pourraient les conduire tout droit sur des listes de sanctions internationales, voire à l’inculpation pour soutien matériel à des organisations terroristes. L’heure de vérité approche.</p>



<p>Plus explosif encore, plusieurs citoyens américains sont impliqués dans la vente d’armes vers Haïti. Ces individus, croyant profiter de l’instabilité régionale, ont acheminé des cargaisons via des circuits opaques, maintenant identifiés. Le FBI et le Département d’État américain mènent déjà des enquêtes. Les mandats d’arrêt ne sont qu’une question de temps.</p>



<p>Dans les coulisses, un vent de panique souffle sur les corridors de l’armée dominicaine. Des généraux à la retraite ou encore actifs craignent que leurs noms soient révélés et que des sanctions économiques et judiciaires s’abattent. Les États-Unis, fidèles à leur doctrine antiterroriste, pourraient frapper vite et fort.</p>



<p>Des écoutes téléphoniques compromettantes ont été interceptées, révélant des conversations entre chefs de gangs et des officiers dominicains, discutant des itinéraires de livraison d’armes et du partage des profits. Ces enregistrements, déjà entre les mains des agences de renseignement américaines, pourraient déclencher des vagues d&rsquo;arrestations sans précédent dans la Caraïbe. Une opération coordonnée avec Interpol est imminente.</p>



<p>Une liste noire confidentielle circule déjà dans certains cercles diplomatiques : noms, visages, comptes bancaires, propriétés, appels enregistrés — tous liés de près ou de loin aux gangs. Le gel des avoirs a commencé. Des villas de luxe en République dominicaine et à Miami risquent d’être saisies dans les prochains jours. Les avions privés sont surveillés. Les passeports diplomatiques ne protègent plus personne.</p>



<p>Certains complices sont déjà en fuite, abandonnant leurs entreprises, familles et patrimoines dans la panique. Le bruit court qu’un ancien ministre haïtien impliqué dans le financement d’un gang armé se cache actuellement à Dubaï. Mais même à l’autre bout du monde, les nouvelles alliances internationales antiterroristes le retrouveront. Nul ne pourra échapper à la traque.</p>



<p>Le masque est tombé. Les gangs ne sont plus de simples acteurs criminels ; ils sont désormais considérés comme une menace terroriste. Et quiconque les aide, les arme, les finance ou les protège sera traité comme tel.</p>



<p>La peur pourrait changer de camp. Désormais, ce sont les collaborateurs des gangs qui trembleront.</p>



<p>Amériqueinfo7</p>
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		<title>Répression de l&#8217;emploi informel des Haïtiens en République dominicaine</title>
		<link>https://ameriqueinfo7.com/repression-de-lemploi-informel-des-haitiens-en-republique-dominicaine/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[infoadmin]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 May 2025 13:34:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[International]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En République dominicaine, face à l&#8217;augmentation du travail non déclaré impliquant des migrants haïtiens, les autorités durcissent leurs actions. La Direction Générale de la Migration (DGM) a annoncé de nouvelles sanctions financières pour les entreprises <a class="mh-excerpt-more" href="https://ameriqueinfo7.com/repression-de-lemploi-informel-des-haitiens-en-republique-dominicaine/" title="Répression de l&#8217;emploi informel des Haïtiens en République dominicaine">[...]</a></p>
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<p>En République dominicaine, face à l&rsquo;augmentation du travail non déclaré impliquant des migrants haïtiens, les autorités durcissent leurs actions. La Direction Générale de la Migration (DGM) a annoncé de nouvelles sanctions financières pour les entreprises qui emploient des étrangers sans papiers sur le territoire dominicain.</p>



<p>Selon une note de sa direction juridique, la DGM informe que les entreprises qui ne respectent pas la loi risquent des amendes allant de cinq à trente fois le salaire minimum du secteur public, comme le prévoit l&rsquo;article 132 de la loi sur la migration (n° 285-04). Le montant de l&rsquo;amende variera en fonction du nombre de travailleurs sans papiers trouvés lors des contrôles.</p>



<p>Le week-end dernier, plusieurs opérations ont eu lieu dans des centres commerciaux et des magasins du Grand Saint-Domingue. Au total, 92 Haïtiens en situation irrégulière ont été arrêtés.</p>



<p>D&rsquo;autres opérations sont prévues dans tout le pays dans les prochains jours.<br>Les autorités dominicaines expliquent cette politique par le besoin de contrôler le marché du travail, de combattre les réseaux de trafic d&rsquo;êtres humains et d&rsquo;assurer la sécurité du pays.</p>



<p>La DGM demande aux employeurs de respecter scrupuleusement les lois concernant l&#8217;embauche de travailleurs étrangers, sous peine de sanctions importantes.</p>
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		<title>La désignation terroriste des gangs haïtiens par les États-Unis : portée et implications</title>
		<link>https://ameriqueinfo7.com/la-designation-terroriste-des-gangs-haitiens-par-les-etats-unis-portee-et-implications/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[infoadmin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 May 2025 17:10:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[International]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Professeur Antoine NERILUS Le 1er mai 2025, l’administration du président américain Donald Trump, toujours figure de proue du Parti républicain, a officiellement proposé de désigner certaines puissantes coalitions de gangs armés haïtiens comme Foreign Terrorist <a class="mh-excerpt-more" href="https://ameriqueinfo7.com/la-designation-terroriste-des-gangs-haitiens-par-les-etats-unis-portee-et-implications/" title="La désignation terroriste des gangs haïtiens par les États-Unis : portée et implications">[...]</a></p>
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<p>Professeur Antoine NERILUS</p>



<p>Le 1er mai 2025, l’administration du président américain Donald Trump, toujours figure de proue du Parti républicain, a officiellement proposé de désigner certaines puissantes coalitions de gangs armés haïtiens comme Foreign Terrorist Organizations (FTO) et Specially Designated Global Terrorists (SDGT). Cette initiative, largement relayée par des organes de presse tels que The Washington Post et CNN, s’inscrit dans une volonté affichée d’adopter une réponse plus ferme face à la montée vertigineuse de l’insécurité en Haïti, où des groupes criminels lourdement armés se sont arrogé le contrôle de vastes pans du territoire national, y compris la capitale Port-au-Prince.</p>



<p>Une telle qualification emporte de lourdes conséquences sur les plans juridique, diplomatique et financier. En vertu de la législation américaine — notamment la Section 219 de l’Immigration and Nationality Act pour les FTO et le Executive Order 13224 pour les SDGT — cette désignation autorise le gel immédiat des avoirs financiers des entités visées et de leurs membres sur le sol américain, interdit toute transaction avec eux et rend passible de poursuites pénales quiconque leur fournirait un soutien matériel, technologique ou logistique.</p>



<p>Toute collaboration directe ou indirecte avec ces groupes devient dès lors une infraction fédérale grave. En outre, les individus identifiés comme affiliés à ces structures peuvent être interdits de territoire ou expulsés des États-Unis.</p>



<p>Cette mesure vise particulièrement les deux principales confédérations criminelles opérant en Haïti : le G9 an Fanmi e Alye, dirigé par Jimmy Chérizier alias « Barbecue » et aujourd’hui rebaptisé Viv Ansanm, ainsi que la base armée GranGrif de Savien, dans le département de l’Artibonite. Ces entités sont accusées d’atrocités multiples : massacres de civils, enlèvements en série à des fins de rançon, trafic illicite d’armes et de stupéfiants, et attaques systématiques contre les institutions républicaines. Selon le Council on Foreign Relations, elles sont en grande partie responsables de l’effondrement de l’ordre étatique depuis 2021.</p>



<p>Cette désignation ne se limite pas aux exécutants armés : elle vise également les réseaux de soutien logistique, politique ou financier, tant à l’intérieur du pays qu’à l’étranger. Les membres de la diaspora impliqués, les trafiquants transnationaux et certains membres influents de l’élite économique haïtienne soupçonnés de financer ces gangs pourraient faire l’objet de sanctions sévères.</p>



<p>Conformément aux dispositifs de lutte contre la criminalité transnationale organisée, ils peuvent se voir imposer des interdictions de voyage, le gel de leurs avoirs, des restrictions bancaires, ainsi qu’une coopération judiciaire renforcée à l’échelle internationale. De plus, l’International Emergency Economic Powers Act (IEEPA) autorise le président des États-Unis à prendre des mesures punitives contre toute personne, quelle que soit sa nationalité, qui contribue à appuyer des organisations terroristes désignées.</p>



<p>La portée symbolique et stratégique de cette désignation est considérable. Sur le plan du droit international humanitaire, en classant ces gangs dans la catégorie des groupes terroristes, Haïti se voit renforcé dans sa légitimité à employer la force armée contre eux. Cela autorise l’État haïtien, dans le respect des Conventions de Genève et des principes de distinction et de proportionnalité, à mobiliser tous les moyens conventionnels — y compris drones, artillerie lourde, unités spéciales — pour neutraliser, voire anéantir, ces entités hostiles. Cette requalification transforme la lutte contre les gangs en une opération antiterroriste, ouvrant la voie à une doctrine d’intervention plus rigoureuse et plus directe.</p>



<p>L’histoire récente offre des précédents : les FARC en Colombie ou encore les milices islamistes en Somalie ont été confrontées à ce type de désignation, ce qui a considérablement affaibli leurs capacités opérationnelles en tarissant leurs financements et en les isolant sur le plan diplomatique. Toutefois, ces mesures, si elles sont puissantes, doivent s’inscrire dans une stratégie plus large. Sans une coordination régionale étroite, un soutien matériel substantiel aux forces haïtiennes, et un dispositif de contrôle renforcé des frontières — notamment pour interdire l’acheminement illicite d’armes et de munitions —, leur efficacité risque d’être entravée.</p>



<p>Il serait donc opportun que les États-Unis, pour une période transitoire d’au moins cinq ans, déploient en Haïti des experts en sécurisation frontalière et investissent dans l’étanchéité des frontières terrestres et maritimes.</p>



<p>Ainsi encadrée, cette initiative controversée pourrait constituer un tournant majeur dans l’effort international pour éradiquer la menace que représentent les gangs armés haïtiens et restaurer, enfin, l’autorité légitime de l’État.</p>



<p>Prendre ces mesures si drastiques est formidable et encourageant, néanmoins, ne pas les appliquer pourrait envenimer la situation sécuritaire en Haïti !</p>



<p>Antoine NERILUS, citoyen engagé, journaliste, normalien supérieur, professeur à l&rsquo;Université d&rsquo;État d&rsquo;Haïti, doctorant en sciences politiques et relations internationales.</p>
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