Port-au-Prince, le 26 août 2026 — Amérique Info7
Le massacre de Kenscoff continue de provoquer une onde de choc et de vives réactions à l’encontre du gouvernement de facto dirigé par M. Alix Didier Fils-Aimé. Le directeur exécutif du Réseau national de défense des droits humains (RNDDH), Pierre Espérance, pointe directement la responsabilité des autorités étatiques et sécuritaires dans ce nouveau carnage perpétré par des groupes armés opérant dans la commune de Kenscoff.
Intervenant ce mercredi matin à l’émission phare « Panel Magic », M. Espérance a notamment dénoncé l’absence de véhicules blindés des forces de l’ordre au moment des attaques menées contre plusieurs zones de la commune. Selon le défenseur des droits humains, cette absence de mesures adéquates pour protéger la population soulève de graves interrogations. Il va jusqu’à assimiler cette situation à un « complot étatique » contre les habitants de Kenscoff.
« Les bandits notoires ont proféré des menaces contre le centre-ville de Kenscoff à travers les réseaux sociaux. Cependant, les autorités centrales n’ont pris aucune disposition sécuritaire pour empêcher un tel massacre », a dénoncé Pierre Espérance.
Le directeur exécutif du RNDDH affirme par ailleurs que des véhicules blindés auraient été mobilisés pour assurer la sécurité de certains responsables gouvernementaux, alors que la population de Kenscoff faisait face aux menaces des groupes armés.
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