Kenscoff : les gangs sèment la mort, l’État joue encore au spectateur

Screenshot

Kenscoff pleure ses enfants massacrés dans la nuit du dimanche 23 au lundi 24 août 2026, à la suite d’une nouvelle offensive attribuée à des hommes armés opérant dans la zone. Malgré les alertes faisant état d’une attaque imminente contre la commune et les multiples cris d’alarme lancés par des citoyens, l’intervention des autorités n’aurait pas permis d’empêcher le massacre de civils.

Selon plusieurs informations rapportées autour de cette attaque, les forces de l’ordre auraient été alertées des menaces qui pesaient sur la commune. Cette situation soulève de sérieuses interrogations sur la capacité de réaction des autorités et sur les dispositions prises pour protéger la population.

Alors que les habitants sont aux abois, le directeur général de la Police nationale d’Haïti (PNH), André Jonas Vladimir Paraison, s’est rendu au commissariat de Kenscoff. Une présence qui ne suffit toutefois pas à apaiser les critiques d’une population qui réclame des actions concrètes et une protection durable face aux groupes armés.

Après cette attaque meurtrière, qui aurait fait plusieurs dizaines de morts, entraîné l’enlèvement de plusieurs personnes et provoqué l’incendie de nombreuses habitations, le désespoir gagne la communauté kenscovite. Dans cette région agricole déjà durement éprouvée par l’insécurité, des familles pleurent leurs proches, tandis que d’autres vivent dans la crainte de nouvelles attaques.

Dans les collines et les plantations, les cris de détresse se mêlent au vent froid. Les habitants expriment leur profonde tristesse face à la perte de leurs filles et de leurs fils, victimes de la violence des groupes armés. Certains dénoncent ouvertement ce qu’ils considèrent comme l’inaction des autorités, allant jusqu’à évoquer une possible connivence avec des groupes criminels. De telles accusations restent toutefois à étayer par des éléments de preuve.

À Kenscoff, au-delà du deuil, une question demeure : comment une population civile peut-elle être efficacement protégée lorsque les alertes se multiplient avant même que les armes ne commencent à parler ?

@AmériqueInfo7