Washington, le 26 mai 2026 — Amérique Info7
Depuis la guerre d’agression américano-israélienne contre la République islamique d’Iran à la fin du mois de février 2026, les rapports de force ainsi que les données militaires, économiques et stratégiques évoluent brusquement au Moyen-Orient. En effet, les forces de sécurité iraniennes ont répliqué avec une extrême brutalité contre les infrastructures militaires et civiles israéliennes, ainsi que contre les bases américaines stationnées dans le golfe Persique. De plus, les Gardiens de la Révolution islamique ont bloqué le détroit d’Ormuz aux navires marchands et imposent désormais un système de péage pour naviguer dans ses eaux territoriales.
Cependant, l’administration américaine s’y oppose catégoriquement et impose plutôt un blocus naval dans ce passage stratégique partagé entre l’Iran et Oman. Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, hausse le ton face au projet iranien visant à établir un système de péage dans le détroit d’Ormuz. Selon le chef de la diplomatie américaine, il est totalement inacceptable et inadmissible que les autorités iraniennes facturent des frais de transit aux navires commerciaux empruntant cette voie maritime stratégique.
« Les détroits doivent rester ouverts. C’est insoutenable pour le monde et inacceptable. Aucune grande puissance — y compris la Chine et la Russie — ne soutient le projet de péage iranien dans cette voie maritime stratégique », a déclaré hier lundi l’avocat et sénateur de Floride dans plusieurs médias internationaux.
Environ 20 % du pétrole mondial transitent par le détroit d’Ormuz, considéré comme l’une des routes énergétiques les plus importantes au monde.
Entre-temps, l’enrichissement de l’uranium, le gel des avoirs iraniens à l’étranger, l’imposition de sanctions unilatérales contre les entreprises iraniennes ainsi que l’éventuelle mise en place d’un système de péage dans le détroit d’Ormuz demeurent les principaux points de friction dans les négociations entre Washington et Téhéran concernant une possible signature d’accords de paix.
Alors que l’administration Trump mise sur une pression militaire maximale, le blocus économique et le chantage diplomatique pour faire plier les autorités iraniennes, Téhéran, de son côté, compte sur ses proxys — notamment le Hezbollah et les Houthis du Yémen —, sur ses partenaires au Conseil de sécurité de l’ONU, sur une diplomatie proactive ainsi que sur le renforcement de son arsenal militaire afin de consolider sa défense et d’imposer sa puissance régionale au sein des États du Golfe, considérés comme des alliés de Washington.
M. Samuel Joseph
Amérique Info7

