Haïti : le département de l’Artibonite en flammes et l’État regarde ailleurs

Ce qui se passe aujourd’hui dans l’Artibonite, surtout à Pont Sondé, est une honte nationale. Les hommes armés regroupés dans l’organisation Vivansanm tuent, brûlent des maisons, pillent les habitants, et détruisent tout sur leur passage. Il y a déjà plus de 90 morts, des familles en fuite, des quartiers rayés de la carte.

Et pourtant, l’État agit comme s’il ne savait rien. Le gouvernement fait semblant de ne pas voir, comme si la détresse d’un peuple n’avait aucune valeur. Pendant que la population crie au secours, les autorités restent silencieuses, passives, indifférentes.

À Mont-Rouis, à l’Arcahaie aussi, entre l’Ouest et l’Artibonite, la violence continue : incendies, attaques, peur permanente.

Dans la nuit du 30 novembre au 1ᵉʳ décembre 2025, la situation a encore empiré. Et l’État ? Toujours absent.

Il faut dire les choses clairement : ce laxisme est inacceptable. Un gouvernement qui laisse un département entier souffrir ainsi perd toute crédibilité. Le pays ne peut pas continuer avec des dirigeants qui refusent d’agir pendant que les gangs avancent.

Et maintenant, il faut être très clair, très ferme :
les responsables de la Police et de l’Armée portent aussi une très lourde responsabilité.

Leur mission est de protéger la population et l’intégrité du territoire. Mais ils laissent faire. Ils laissent mourir. Ils regardent le chaos s’installer et continuer sans intervenir.

Ce silence, cette inaction, ce laisser-faire, ce n’est pas seulement une faiblesse : c’est une faute grave, une trahison envers le peuple haïtien.

Ce n’est pas possible !

Amériqueinfo7