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	<lastBuildDate>Mon, 08 Sep 2025 03:13:47 +0000</lastBuildDate>
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		<title>Haïti, le 7 février 2026 : soit nous échouons tous, soit nous réussissons tous, mais personne ne sera innocent</title>
		<link>https://ameriqueinfo7.com/haiti-le-7-fevrier-2026-soit-nous-echouons-tous-soit-nous-reussissons-tous-mais-personne-ne-sera-innocent/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[infoadmin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Sep 2025 03:13:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Tribune Libre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Professeur Antoine NERILUS L’histoire récente d’Haïti semble condamnée à répéter les mêmes erreurs, les mêmes promesses non tenues et les mêmes naufrages politiques. Après plus de trente mois passés au pouvoir, le docteur Ariel Henry <a class="mh-excerpt-more" href="https://ameriqueinfo7.com/haiti-le-7-fevrier-2026-soit-nous-echouons-tous-soit-nous-reussissons-tous-mais-personne-ne-sera-innocent/" title="Haïti, le 7 février 2026 : soit nous échouons tous, soit nous réussissons tous, mais personne ne sera innocent">[...]</a></p>
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<p></p>



<p>Professeur Antoine NERILUS</p>



<p>L’histoire récente d’Haïti semble condamnée à répéter les mêmes erreurs, les mêmes promesses non tenues et les mêmes naufrages politiques. Après plus de trente mois passés au pouvoir, le docteur Ariel Henry a quitté la scène sans avoir atteint les résultats qu’il s’était lui-même fixés : pas de sécurité retrouvée, pas d’élections organisées, pas de perspective institutionnelle crédible. Son passage a laissé dans la mémoire collective l’image d’un temps gaspillé, d’une gouvernance marquée par l’immobilisme et la précarité. Pourtant, l’accord du 3 avril 2024 avait suscité un souffle d’espérance, une promesse solennelle de rupture avec les errements du passé. Mais, à mesure que le calendrier avance, les Haïtiens découvrent avec amertume que le Conseil présidentiel de transition et le gouvernement en place sont en train de reproduire, voire d’aggraver, les mêmes fautes politiques.</p>



<p>L’accord du 3 avril : un contrat politique clair mais en danger</p>



<p>Ce pacte, signé après de longues tractations, est sans équivoque. Il trace un chemin balisé, limité dans le temps et dénué de toute ambiguïté. Il stipule que la transition prend fin le 7 février 2026, sans possibilité de prolongation, et qu’avant cette date les autorités doivent remplir trois chantiers majeurs :</p>



<ol class="wp-block-list">
<li>Rétablir la sécurité sur l’ensemble du territoire ;</li>



<li>Rédiger et faire adopter une nouvelle Constitution par référendum ;</li>



<li>Organiser des élections générales à la fin de l’année 2025, de façon à garantir une passation de pouvoir ordonnée et légitime.</li>
</ol>



<p>Deux interdits sont posés avec fermeté : aucune prolongation de mandat n’est possible et aucun subterfuge juridique ne peut être invoqué pour rester au pouvoir après la date butoir. C’était, en somme, une tentative de réconciliation entre la nation et sa gouvernance, une dernière chance donnée à la classe politique.</p>



<p>Or, à ce jour, l’échec est patent.</p>



<p>La sécurisation territoriale, premier pilier de l’accord, demeure un horizon lointain. Les gangs armés contrôlent des portions entières de la capitale et de plusieurs départements. Les kidnappings, les déplacements forcés de population et la paralysie économique sont devenus le quotidien. En dépit des discours officiels et de l’attente d’une force multinationale censée appuyer la Police nationale, rien ne laisse présager un basculement rapide. Ainsi, le chantier numéro un reste un défi colossal, et l’équipe dirigeante peine à convaincre qu’elle détient une stratégie cohérente.</p>



<p>Le deuxième chantier, celui de la nouvelle Constitution, n’avance pas davantage. Le texte qui circule dans les cercles politiques et universitaires n’a toujours pas été publié au Journal officiel Le Moniteur, condition indispensable pour qu’il devienne une base légale et un document de travail officiel. Sans cette formalisation, aucun référendum ne peut être envisagé. Et sans référendum, l’idée même de doter le pays d’une charte fondamentale modernisée devient un mirage. La promesse de refondation constitutionnelle se transforme peu à peu en un slogan creux.</p>



<p>Le troisième chantier, celui des élections générales prévues pour fin 2025, est presque donc hypothéqué. Comment imaginer des élections dans un climat d’incertitude patente au sein même de l&rsquo;équipe gouvernementale sur où l&rsquo;on va, sur où l&rsquo;on devrait aller ? Comment les organiser sans base constitutionnelle claire, puisque la loi électorale doit prendre sa source inéluctablement dans un texte constitutionnel ?</p>



<p>Certains, par pragmatisme ou désespoir, avancent déjà l’idée de recourir à la Constitution de 1987, ce texte ancien, usé, qui a servi de cadre aux crises successives depuis plus de trois décennies.</p>



<p>Mais ce choix serait une aberration politique et un gaspillage monumental. Car, si tel devait être le cas, il aurait fallu organiser les élections avec cette Constitution immédiatement après l’assassinat du président Jovenel Moïse en 2021. Cinq années entières auraient donc été perdues pour rien : trois années de souffrance, de désordre et de promesses avortées.</p>



<p>Le piège de l’article 134.2 : une crise à répétition</p>



<p>L’éventuel recours à la Constitution de 1987 soulève surtout un dilemme explosif : l’article 134.2. Cet article dispose que « l’élection présidentielle a lieu le dernier dimanche d’octobre de la cinquième année du mandat présidentiel » et que « le président élu entre en fonction le 7 février suivant la date de son élection ».</p>



<p>Dans la pratique, cet article a déjà provoqué des crises politiques majeures :</p>



<p>En 2011, le mandat du président René Préval a été contesté : devait-il quitter le pouvoir le 7 février ou rester jusqu’au 14 mai, date de son intronisation en 2006 ? L’interprétation divergente de l’article 134.2 a créé une crise de confiance et renforcé l’instabilité.</p>



<p>En 2016, le mandat de Michel Martelly s’est terminé sans successeur élu, car les élections organisées avaient été annulées.</p>



<p>Le vide institutionnel qui s’en est suivi a plongé le pays dans une transition fragile avec Jocelerme Privert qui aurait dû passer 120 jours au pouvoir, pour organiser les élections, mais qui y a passé un an, carrément.</p>



<p>Plus récemment, le débat autour de la fin du mandat de Jovenel Moïse en 2021 s’est cristallisé autour de cette même disposition constitutionnelle : devait-il quitter le pouvoir en février 2021 ou en 2022 ? Cette querelle d’interprétation a accentué la division et contribué à l’effondrement de la légitimité présidentielle.</p>



<p>En cas d’élections en décembre 2025, le piège se répétera. Si un président élu est investi le 7 février 2026, son mandat serait juridiquement caduc le jour même, puisque le cycle quinquennal fixé par l’article 134.2 se termine précisément en février 2026 (à partir du 7 février 2021 selon cet article injuste, mal foutu et Insensé). Cela signifierait des élections à refaire dès la fin de la même année, plongeant le pays dans une spirale absurde.</p>



<p>Vers le vide institutionnel et la tentation des armes</p>



<p>Ce scénario de chaos programmé conduit tout droit au vide institutionnel. Le 7 février 2026, si aucun résultat concret n’est présenté à la nation, le Conseil présidentiel et le gouvernement devront céder la place. Mais céder à qui ? Dans un pays où la sécurité n’est pas rétablie et où aucune autorité élue ne peut incarner la légitimité, le terrain sera ouvert aux groupes armés, toujours plus puissants, pour tenter de s’emparer du pouvoir.</p>



<p>Le naufrage sera total : effondrement de l’État, faillite de la démocratie et désespoir national.</p>



<p>Pour éviter le naufrage : trois priorités non négociables</p>



<p>L’issue n’est pas encore écrite. Si les autorités veulent éviter l’échec cuisant et la honte historique, elles doivent concentrer toutes leurs énergies sur les trois chantiers stratégiques définis par l’accord du 3 avril :</p>



<ol class="wp-block-list">
<li>Le rétablissement de la sécurité : il ne peut y avoir ni référendum ni élections crédibles sans un minimum de sécurité. Un minimum. Car, la sécurité se reconstruit jusqu&rsquo;à atteindre l&rsquo;effectivité escomptée. Cela suppose de renforcer la Police nationale, d’appuyer l’action de la force multinationale présente ou la modifier, d&rsquo;utiliser les forces armées d&rsquo;Haïti pour s&rsquo;atteler à sa mission comme force locale, mais aussi de s’attaquer aux racines économiques et politiques des gangs. C’est la condition sine qua non pour redonner confiance au peuple.</li>



<li>L’organisation du référendum constitutionnel : un texte clair, moderne, officiel et publié doit être soumis à l’approbation du peuple. C’est ce référendum qui permettra de sortir du piège de l’article 134.2 et de doter Haïti d’une architecture institutionnelle viable. Ne pas le faire serait accepter de replonger dans les crises du passé. On n&rsquo;a pas encore officialisé le texte constitutionnel en question.</li>



<li>Les élections générales de 2025 : elles doivent être préparées avec rigueur, transparence et inclusion. Elles doivent s’organiser à partir du nouveau texte constitutionnel afin d’assurer que le pouvoir issu des urnes ne soit pas frappé d’illégitimité dès son installation.</li>
</ol>



<p>Sans un dernier sursaut en faveur de la sécurité, pas de référendum. Sans référendum, pas de nouvelle Constitution. Sans nouvelle Constitution, des élections seraient vides de sens. Tout est intimement et logiquement lié.</p>



<p>L’accord du 3 avril 2024, celui entre la plupart des partis politiques de l&rsquo;échiquier politique haïtien actuel, était, quoi qu&rsquo;on puisse en dire, la dernière planche de salut d’Haïti après le crime crapuleux du 7 juillet 2021 ayant coûté la vie au président Jovenel Moïse.</p>



<p>Son échec signerait une catastrophe politique sans précédent, ouvrant la voie à un vide institutionnel que les armes ne manqueraient pas de combler, à coup sûr si aucun dispositif n&rsquo;est pris. Le 7 février 2026, soit nous échouons tous, soit nous réussissons tous, mais personne ne sera innocent. Et, le temps sera impitoyable.</p>



<p>Il reste encore un extrêmement mince espace pour éviter cette débâcle : placer la sécurité, le référendum constitutionnel et les élections générales au cœur de l’action publique, sans tergiversations ni calculs politiciens. C&rsquo;est une question de nombre de jours avant qu&rsquo;il soit trop tard.</p>



<p>Haïti est à la croisée des chemins : choisir la maturité politique et l’effectivité des engagements, ou s’enfoncer dans un nouveau chapitre de chaos historique.</p>



<p>Professeur Antoine NERILUS, spécialiste en enseignement des langues vivantes, normalien supérieur de l&rsquo;université d&rsquo;État d&rsquo;Haïti, doctorant en sciences politiques et relations internationales, journaliste.</p>
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		<title>Négociations secrètes : le gouvernement pactise-t-il avec les terroristes ?</title>
		<link>https://ameriqueinfo7.com/negociations-secretes-le-gouvernement-pactise-t-il-avec-les-terroristes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[infoadmin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Sep 2025 02:41:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
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<p></p>



<p>La scène est surréaliste : après des mois d’opérations musclées menées par la PNH et le MSSA, après des quartiers entiers vidés de leurs habitants, après des familles arrachées à leurs maisons, ce n’est pas l’État qui annonce la fin de la terreur, mais un chef de gang. Le porte-parole de « Viv Ansanm » proclame, d’une voix triomphale, que la population peut désormais rentrer chez elle.</p>



<p>Quel pouvoir, quelle autorité détient-il pour décider du sort de milliers de citoyens ? Et surtout, pourquoi aujourd’hui ? Aucune grande victoire policière n’a été enregistrée, aucun affrontement décisif n’a changé la donne. Alors, qu’est-ce qui explique ce brusque geste d’« ouverture » de la part de ceux qui, hier encore, imposaient la terreur ?</p>



<p>La question s’impose : qu’est-ce que le gouvernement a concédé dans l’ombre pour obtenir ce résultat ?<br>Est-ce un marché ? Une trêve arrangée pour faciliter le référendum annoncé ? Un compromis honteux où les gangs auraient finalement obtenu ce qu’ils réclament depuis des années : reconnaissance, pouvoir et influence politique ?</p>



<p>Si tel est le cas, le danger est immense. Car en pactisant avec des criminels, le pouvoir renforce leur légitimité, banalise leurs crimes et condamne la population à vivre sous la loi des armes. C’est un précédent dangereux qui fait de l’État non pas le garant de la justice, mais le complice de l’impunité.</p>



<p>Le peuple, lui, ne s’y trompe pas. Il sait que cette « paix » décrétée par des bandits ne vaut rien si elle repose sur le silence honteux des autorités. Car une paix négociée avec des criminels est toujours une paix provisoire, fragile, et payée au prix fort par les citoyens les plus vulnérables.</p>



<p>Alors, osons poser la vraie question : Haïti est-elle encore dirigée par un gouvernement, ou désormais par un cartel de gangs légitimé par des accords secrets ?</p>



<p>La Rédaction</p>
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		<item>
		<title>La jeunesse au pouvoir : quelle jeunesse pour quel changement ?</title>
		<link>https://ameriqueinfo7.com/la-jeunesse-au-pouvoir-quelle-jeunesse-pour-quel-changement/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[infoadmin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 23 Aug 2025 01:07:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<p>« La jeunesse au pouvoir » : le slogan revient à chaque crise. Mais être jeune ne suffit pas pour incarner le changement. Pierre Bourdieu le rappelait déjà : « la jeunesse n’est qu’un mot ». Elle n’est pas homogène : origines différentes, classes sociales différentes. Derrière, il y a des intérêts, des trajectoires, des calculs.</p>



<p>Une jeunesse qui reproduit plus qu’elle ne transforme</p>



<p>En Haïti, de nombreux jeunes, qu’ils soient militants, influenceurs ou issus de partis politiques, symbolisent cette ambiguïté. Tour à tour critiques ou complaisants, ils finissent souvent par épouser la logique du pouvoir, quitte à oublier leurs propres discours. Un comportement opportuniste qui prouve qu’être jeune ne signifie pas forcément être porteur de rupture.</p>



<p>Le problème est plus large. Beaucoup de jeunes formés dans les partis ou les organisations de la société civile héritent des vieux réflexes politiques. Leurs « mentors » — anciens chefs ou ex-responsables de l’État — leur transmettent moins une pensée critique qu’une vision figée. Résultat : ces jeunes deviennent de simples relais, recyclant les échecs d’hier sous un visage rajeuni.</p>



<p>La jeunesse, alibi du statu quo</p>



<p>C’est le paradoxe : on invoque la jeunesse comme moteur du changement, mais trop souvent elle sert d’alibi à la reproduction d’un système décrépit. Les élites vieillissantes, discréditées, utilisent les jeunes comme façade. Derrière, ce sont toujours les mêmes logiques de clan, les mêmes stratégies de manipulation.</p>



<p>L’engagement, un devoir citoyen</p>



<p>Soyons clairs : l’implication des jeunes n’est pas seulement une affaire de politique active. S’engager est d’abord un devoir citoyen. On peut transformer la société par l’éducation, la culture, l’innovation, la défense des droits ou l’entrepreneuriat social. Dire « jeunes, impliquez-vous » ne signifie pas « jeunes, devenez politiciens », mais : prenez votre place, partout où se construit la vie collective.</p>



<p>Une jeunesse consciente ou rien</p>



<p>La vraie question n’est donc pas « faut-il donner le pouvoir aux jeunes ? », mais : quels jeunes ?</p>



<p>Ceux qui refusent l’instrumentalisation.</p>



<p>Ceux qui privilégient l’intérêt collectif à leurs ambitions personnelles.</p>



<p>Ceux qui osent rompre avec les pratiques héritées.</p>



<p>Le salut d’Haïti ne viendra pas d’une question d’âge, mais d’une exigence de lucidité.<br>La jeunesse au pouvoir, oui — mais une jeunesse consciente, engagée, critique et résolument tournée vers l’intérêt général.</p>
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		<item>
		<title>Note de dénonciation du Recteur de l’Université Royale d’Haïti</title>
		<link>https://ameriqueinfo7.com/note-de-denonciation-du-recteur-de-luniversite-royale-dhaiti/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[infoadmin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 Aug 2025 17:05:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[International]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Dr Jean-Pierre Rodrigue Matthieu élève aujourd’hui une voix indignée contre une dérive institutionnelle qui frôle l’absurde et révèle les travers inquiétants d’une gouvernance oublieuse de la mémoire nationale. Le ministère de l’Éducation nationale et <a class="mh-excerpt-more" href="https://ameriqueinfo7.com/note-de-denonciation-du-recteur-de-luniversite-royale-dhaiti/" title="Note de dénonciation du Recteur de l’Université Royale d’Haïti">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<p>Le Dr Jean-Pierre Rodrigue Matthieu élève aujourd’hui une voix indignée contre une dérive institutionnelle qui frôle l’absurde et révèle les travers inquiétants d’une gouvernance oublieuse de la mémoire nationale.</p>



<p>Le ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP), par une publication récente, a rendu publique une liste restreinte de quatre universités habilitées à offrir des doctorats académiques. Mais, dans cette sélection arbitraire, il a sciemment omis l’Université Royale d’Haïti (URH), pionnière et référence incontestée en la matière.</p>



<p>Il est nécessaire de rappeler qu’en 2013, bien avant toutes les autres institutions, l’Université Royale d’Haïti mettait sur pied le premier programme structuré de doctorat académique du pays. Ce fut une avancée majeure, un jalon historique, dans un paysage universitaire longtemps amputé du troisième cycle. Dès 1999, sous l’impulsion du Dr Matthieu, l’URH brisait le carcan du conformisme et ouvrait la voie à une réforme profonde de l’enseignement supérieur haïtien. Les fruits de cet effort pionnier sont palpables : depuis plus d’une décennie, des docteurs formés à l’URH occupent des postes stratégiques au sein de l’administration publique, contribuent à l’élaboration de politiques publiques et se distinguent dans des organismes internationaux.</p>



<p>Face à ces faits patents, la décision du MENFP n’est pas seulement une omission technique : elle est une négation, une injure faite à la vérité historique et académique. Elle illustre cette propension pathologique des élites dirigeantes à glorifier l’extérieur, à s’incliner devant des institutions étrangères, tout en foulant aux pieds les initiatives nationales les plus fécondes. C’est là une honte, une faillite morale collective : celle d’Haïtiens incapables de reconnaître la valeur de ce qui germe sur leur propre sol.</p>



<p>Mais il faut poser les vraies questions, et elles brûlent les lèvres : de quel droit une simple décision, prise entre amis du ministre Antoine Augustin, peut-elle révoquer les droits acquis d’universités reconnues, dont l’Université Royale d’Haïti ? Quelles compétences occultes, sinon des arrangements de coulisse, peuvent légitimer ce coup de force administratif ? A-t-on confondu République et coterie, État et chapelle privée ?</p>



<p>Et plus encore : le ministre Antoine Augustin a-t-il demandé rapport à la direction de l’enseignement supérieur sur cette question cruciale sur le statut légal des universités privées? Quand ce rapport lui aurait-il été soumis, et où est-il rendu public ? Sans fondement écrit, sans analyse technique, sur quelle base ce ministre, décrié et déjà discrédité, choisit-il quatre universités « amies » et raconte-t-il ses inepties ? Nous exigeons la production de ce rapport, ou bien il faut admettre qu’il n’existe pas. Voilà la preuve d’un désordre inouï et d’une incompétence qui confine au scandale.</p>



<p>Il faut dire les choses avec franchise : avant l’expérience audacieuse de l’Université Royale, ces mêmes décideurs avaient volontairement verrouillé la porte des études avancées. Ils considéraient les grades suprêmes comme des privilèges jalousement gardés, destinés à une poignée de protégés, triés selon des critères clientélistes. En érigeant le savoir en citadelle interdite, ils ont maintenu des générations entières dans l’exil intellectuel.</p>



<p>Aujourd’hui encore, ce réflexe rétrograde persiste : masquer la contribution fondatrice de l’URH, c’est prolonger la logique des cercles fermés, reproduire l’arrogance d’une élite qui ne tolère ni concurrence, ni innovation. Cette décision a-t-elle été prise en Conseil des ministres ? La direction de l’enseignement supérieur avait-elle considéré l’autorisation de fonctionnement et la reconnaissance des universités privées ? Si non, c’est le règne de l’arbitraire pur, l’abdication de toute rigueur et de toute dignité.</p>



<p>Le temps des faux-semblants est révolu. Tant que cette injustice criante ne sera pas réparée, le gouvernement, représenté par le ministre Antoine Augustin, restera complice d’une falsification honteuse de l’histoire académique d’Haïti.</p>



<p>Mais ce ministre, incapable de mesurer la gravité de ses actes, persiste à agir comme un apprenti sorcier, manipulant l’avenir de toute une génération avec la désinvolture d’un joueur de hasard. Ses décisions erratiques relèvent moins de la rationalité que de la folie administrative. Gouverner ainsi, c’est mépriser les institutions, piétiner la loi, bafouer la mémoire des pionniers et saboter l’avenir national.</p>



<p>Antoine Augustin, par son comportement, confirme chaque jour qu’il n’a ni la stature, ni la compétence, ni la vision requises pour occuper un poste aussi stratégique. Son nom est désormais synonyme d’improvisation, de légèreté et d’arbitraire. Il a transformé le ministère en une officine de passe-droits et de favoritisme, un théâtre d’absurdités où l’amitié supplante la compétence et où le clientélisme prend la place de la science.</p>



<p>Il faut avoir le courage de le dire : Antoine Augustin n’a aucune légitimité morale pour parler au nom de l’enseignement supérieur haïtien. Sa gestion calamiteuse le place en marge de la communauté académique, qui le rejette massivement et voit en lui un obstacle plutôt qu’un bâtisseur. À force de trahisons intellectuelles, il s’est déshonoré aux yeux de ceux qu’il prétend diriger.</p>



<p>Ce ministre, qui devrait être le gardien de la rigueur et de l’équité, s’est fait le chantre de l’arbitraire et de la manipulation. Il navigue à vue, sans doctrine, sans vision et sans loyauté envers la vérité. Plus grave encore, il agit comme si l’État était sa propriété personnelle, distribuant faveurs et sanctions selon l’humeur du moment. Voilà le comble du discrédit.</p>



<p>Il n’est plus question de tergiverser : une rectification rapide, obligatoire et publique s’impose. Le ministre doit revenir sur cette décision funeste, rétablir l’Université Royale dans ses droits, et présenter des excuses claires à la communauté académique. Faute de quoi, il faudra conclure que ce ministre agit en fossoyeur de l’intelligence nationale et que sa place n’est plus dans la conduite des affaires publiques, mais au banc des accusés de l’histoire.</p>



<p>Dr Jean-Pierre Rodrigue Matthieu</p>
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		<item>
		<title>Pendant que les gangs tuent, le gouvernement compte les chaises en réunion</title>
		<link>https://ameriqueinfo7.com/pendant-que-les-gangs-tuent-le-gouvernement-compte-les-chaises-en-reunion/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[infoadmin]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 Aug 2025 19:27:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Amériqueinfo7 Voilà plus de sept années qu’Haïti se consume dans l’étau implacable de réseaux criminels et terroristes, transformant notre territoire en un vaste laboratoire de barbarie. Les habitants suffoquent dans la peur, les entreprises agonisent, <a class="mh-excerpt-more" href="https://ameriqueinfo7.com/pendant-que-les-gangs-tuent-le-gouvernement-compte-les-chaises-en-reunion/" title="Pendant que les gangs tuent, le gouvernement compte les chaises en réunion">[...]</a></p>
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<p>Amériqueinfo7</p>



<p>Voilà plus de sept années qu’Haïti se consume dans l’étau implacable de réseaux criminels et terroristes, transformant notre territoire en un vaste laboratoire de barbarie. Les habitants suffoquent dans la peur, les entreprises agonisent, les grands axes routiers — plus de huit artères vitales — sont verrouillés comme des frontières hostiles, et chaque voyage inter-départemental devient une odyssée risquée. Face à cette descente aux enfers, que font le Conseil présidentiel et son gouvernement ? Rien d’autre qu’aligner des “réunions stratégiques” aussi stériles que répétitives, véritables symposiums du vide qui devraient figurer dans les archives mondiales de l’inaction politique.</p>



<p>Ces prétendus gardiens de l’ordre public préfèrent se réfugier dans la chaleur anesthésiante de leurs palabres protocolaires et de leurs discours mielleux, plutôt que d’oser l’épreuve du terrain. Aucun réseau armé démantelé. Aucun chef de gang neutralisé. Pas même une incursion majeure dans les bastions criminels. Les caïds prospèrent, commandent, imposent leur loi, pendant que nos “dirigeants” se parent de titres ronflants et d’un verbiage diplomatique creux.</p>



<p>À croire qu’une équation politique secrète sous-tend cette lâcheté : des calculs électoraux, des connivences inavouées ou, pire encore, une peur paralysante devant les détenteurs d’armes. Comment expliquer autrement que, malgré leurs engagements solennels à organiser un référendum constitutionnel et des élections générales avant le 7 février 2026, pas un seul chef de bande n’ait été mis hors d’état de nuire ?</p>



<p>Les moyens existent pourtant : lance-flammes, charges explosives, hélicoptères blindés… autant d’outils capables d’éradiquer rapidement ces foyers de violence. Mais non. Même après avoir vu leurs propres demeures abandonnées et leurs affaires ruinées par les flammes des criminels, ces responsables s’entêtent à prescrire au peuple la patience, comme si la résignation était une stratégie d’État.</p>



<p>Le résultat est limpide : le pays s’enlise chaque jour davantage dans un chaos qui engraisse les criminels, nourrit les opportunistes et sert de tremplin à ceux qui transforment le malheur national en capital politique. La sécurité, socle de toute reconstruction, n’a toujours pas été posée, et rien n’indique qu’elle le sera.</p>



<p>Alors, à vous, illustres maîtres de l’inefficacité, princes de la procrastination et monarques de la couardise : continuez à bavarder, à polir vos chaises et à collectionner vos procès-verbaux creux. Un jour, on vous érigera une statue… en cire molle, pour que la chaleur du soleil vous fasse fondre comme vos promesses, et que vos noms ne survivent que comme synonymes de honte, de lâcheté et d’indignité nationale.</p>



<p>Ameriqueinfo7</p>
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		<title>Haïti en sang : un État complice, un gouvernement de lâches</title>
		<link>https://ameriqueinfo7.com/haiti-en-sang-un-etat-complice-un-gouvernement-de-laches/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[infoadmin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Jul 2025 02:07:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Amériqueinfo7 Pendant que le peuple haïtien endure la terreur quotidienne, pendant que des mères fuient avec leurs enfants dans les bras, pendant que les balles criblent les maisons et que la fumée des commissariats incendiés <a class="mh-excerpt-more" href="https://ameriqueinfo7.com/haiti-en-sang-un-etat-complice-un-gouvernement-de-laches/" title="Haïti en sang : un État complice, un gouvernement de lâches">[...]</a></p>
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<p>Amériqueinfo7</p>



<p>Pendant que le peuple haïtien endure la terreur quotidienne, pendant que des mères fuient avec leurs enfants dans les bras, pendant que les balles criblent les maisons et que la fumée des commissariats incendiés monte vers un ciel muet, les autorités étatiques continuent de bavarder, d’hésiter, de fuir leurs responsabilités. Ce 17 juillet, c’est encore Pernier qui saigne. Les criminels de la coalition Vivansanm attaquent, tuent, brûlent, sans crainte, sans opposition. Avant cela, ils ont semé le chaos à Mirebalais, Marchand Dessalines, Dessarmes. Et pourtant, l’État reste silencieux. Complice ? Peut-être. Inutile ? Sans doute. Coupable ? À n’en pas douter.</p>



<p>Le constat est clair : les bastions des gangs, leurs foyers logistiques, leurs axes financiers, n’ont jamais été visés. Les postes de péage – véritables pompes à fric de la criminalité – continuent de fonctionner à plein régime, sous haute protection, alors même qu’ils alimentent l’enfer. Des millions de gourdes, chaque jour, tombent entre les mains des bandits, et l’État regarde ailleurs. Pourquoi ces postes ne sont-ils pas détruits ? À qui profite le crime ?</p>



<p>Le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé est un fantôme. Aussi fantomatique que ses prédécesseurs, Garry Conille, Ariel Henry, Claude Joseph… tous ces figurants sans courage, sans vision, sans honneur. Le ministre de l’Intérieur, Paul Antoine Bien-Aimé, quant à lui, n’est qu’un mort-vivant, un bureaucrate sans cœur ni nerfs, sourd au cri du peuple, aveugle devant la détresse.</p>



<p>Et que dire de ce Conseil présidentiel de Transition ? Une bande de parasites aux poches pleines, des vautours politiques, obsédés par les privilèges et les nominations. Ils n’ont ni projet, ni colonne vertébrale, ni empathie. Ils rient, festoient, complotent… pendant que le pays crève. Honte à eux ! Honte à cette élite pourrie, molle, ventrue, obsédée par le pouvoir et l’argent, pendant que le peuple, lui, est sacrifié.</p>



<p>Trop, c’est trop. Ce n’est plus de l’irresponsabilité : c’est une trahison. Une trahison crasse, impardonnable, méprisable. Et l’Histoire retiendra leurs noms… non comme sauveurs, mais comme lâches et voleurs, complices de la chute d’un pays abandonné.</p>



<p>Amériqueinfo7</p>
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		<title>Fort Innocent à l&#8217;âme haïtienne : Quand le patrimoine dévoile une crise identitaire</title>
		<link>https://ameriqueinfo7.com/fort-innocent-a-lame-haitienne-quand-le-patrimoine-devoile-une-crise-identitaire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[infoadmin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Jul 2025 22:59:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Tribune Libre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Écrit par: Wilensguy CIVIL Étudiant en&#160;Patrimoine et Tourisme&#160;à l’IERAH/ISERSS. Fondateur et Directeur des Ressources Humaines du&#160;Rendez-Vous Débat. Membre fondateur du conseil&#160;QWI Groupe. Membre du&#160;RENAEH. Introduction En 2025, la destruction partielle du Fort Innocent, site patrimonial <a class="mh-excerpt-more" href="https://ameriqueinfo7.com/fort-innocent-a-lame-haitienne-quand-le-patrimoine-devoile-une-crise-identitaire/" title="Fort Innocent à l&#8217;âme haïtienne : Quand le patrimoine dévoile une crise identitaire">[...]</a></p>
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<figure class="wp-block-image size-full is-style-rounded"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="813" height="393" src="https://ameriqueinfo7.com/wp-content/uploads/2025/07/IMG_0301.jpeg" alt="" class="wp-image-1589" srcset="https://ameriqueinfo7.com/wp-content/uploads/2025/07/IMG_0301.jpeg 813w, https://ameriqueinfo7.com/wp-content/uploads/2025/07/IMG_0301-300x145.jpeg 300w, https://ameriqueinfo7.com/wp-content/uploads/2025/07/IMG_0301-768x371.jpeg 768w" sizes="(max-width: 813px) 100vw, 813px" /></figure>





<p>Écrit par: Wilensguy CIVIL</p>



<p>Étudiant en&nbsp;<strong>Patrimoine et Tourisme</strong>&nbsp;à l’<strong>IERAH/ISERSS.</strong></p>



<p>Fondateur et Directeur des Ressources Humaines du&nbsp;<strong>Rendez-Vous Débat</strong>.</p>



<p>Membre fondateur du conseil&nbsp;<strong>QWI Groupe</strong>.</p>



<p>Membre du&nbsp;<strong>RENAEH</strong>.</p>



<p><a></a><strong>Introduction</strong></p>



<p>En 2025, la destruction partielle du Fort Innocent, site patrimonial national situé à Dessalines Villes, illustre de manière tragique les tensions religieuses et l&rsquo;effacement mémoriel qui menacent l&rsquo;identité haïtienne contemporaine. Cette analyse révèle comment un acte de vandalisme religieux s&rsquo;inscrit dans une stratégie plus large de destruction du patrimoine culturel, motivée par des croyances évangéliques qui rejettent les racines historiques du pays.</p>



<p>Le Fort Innocent, construit sous le règne de Dessalines, constitue un symbole central de la résistance post-révolutionnaire et de la souveraineté nationale haïtienne.&nbsp;Sa destruction par un pasteur évangélique, justifiée par une volonté de « purification spirituelle », représente bien plus qu&rsquo;un simple acte isolé : elle témoigne d&rsquo;une crise identitaire profonde qui oppose mémoire patrimoniale et influences religieuses importées.</p>



<p><a></a><strong>Contextualisation historique des tensions religieuses</strong></p>



<p>Les tensions religieuses en Haïti trouvent leurs racines dans l&rsquo;époque coloniale, où le catholicisme fut imposé aux esclaves africains tandis que leurs pratiques religieuses étaient interdites. Cette oppression conduisit au développement clandestin du vodou, intégrant des éléments catholiques dans un syncrétisme de résistance. La cérémonie du Bois-Caïman en 1791 illustre parfaitement cette dimension religieuse de la résistance, marquant le début de la révolution haïtienne.</p>



<p>Depuis l&rsquo;indépendance, ces tensions ont évolué à travers plusieurs phases. Le concordat de 1860 entre Haïti et le Vatican rétablit l&rsquo;hégémonie catholique, menant des campagnes actives contre le vodou. L&rsquo;arrivée des missions protestantes au XXe siècle, particulièrement sous l&rsquo;influence américaine, ajouta une nouvelle dimension conflictuelle. Les campagnes anti-superstitieuses des années 1940, soutenues par l&rsquo;État et l&rsquo;Église catholique, visaient à éradiquer le vodou par la répression.</p>



<p><a></a><strong>L&rsquo;effacement mémoriel comme stratégie de domination</strong></p>



<p>La destruction du Fort Innocent s&rsquo;inscrit dans ce que Michel-Rolph Trouillot définit comme un processus d&rsquo;effacement mémoriel, où certains groupes cherchent à contrôler la mémoire collective en occultant les éléments gênants de l&rsquo;histoire. Cette stratégie vise à dévaloriser les racines culturelles haïtiennes pour imposer une identité « moderne » détachée de son histoire.</p>



<p>Le concept de « lieux de mémoire » développé par Pierre Nora éclaire particulièrement cette problématique. Ces « cristallisations symboliques de l&rsquo;identité nationale » deviennent des points d&rsquo;ancrage identitaire essentiels, et leur destruction équivaut à un effacement délibéré de la conscience historique. Le Fort Innocent, en tant que symbole de la résistance post-révolutionnaire, représentait précisément un tel lieu de mémoire.</p>



<p><a></a><strong>Le rôle destructeur de la théologie de la prospérité</strong></p>



<p>Walter J. Hollenweger (1997), spécialiste du pentecôtisme mondial, identifie en Haïti une variante particulièrement virulente de la « théologie de la prospérité”. Cette analyse révèle que cette destruction s&rsquo;inscrit dans cette variante qui associe pauvreté et pratiques traditionnelles. Cette théologie, importée principalement des États-Unis, promeut l&rsquo;idée que l&rsquo;abandon des traditions locales, notamment le vodou, est nécessaire pour accéder à la prospérité.</p>



<p>Cette rhétorique manichéenne ne reconnaît pas la valeur culturelle et spirituelle des traditions haïtiennes, engendrant des conflits et des violences symboliques contre le patrimoine. Elle s&rsquo;inscrit dans ce que Jean Price-Mars appelait le « bovarysme culturel » : le rejet de l&rsquo;héritage africain au profit d&rsquo;une imitation occidentale.</p>



<p><a></a><strong>Vers une réconciliation patrimoniale</strong></p>



<p>Face à cette crise, plusieurs approches constructives émergent. L&rsquo;exemple africain (comme région de Teso &nbsp;en Ouganda) de l&rsquo;inculturation montre comment les communautés chrétiennes peuvent adopter une position positive envers la préservation des traditions locales, les considérant comme partie intégrante de leur identité culturelle. Cette approche pourrait s&rsquo;appliquer au contexte haïtien en développant un christianisme adapté qui valorise positivement le patrimoine architectural et culturel.</p>



<p>Les institutions patrimoniales comme l&rsquo;ISPAN (Institut de Sauvegarde du Patrimoine National) jouent un rôle crucial dans cette démarche. Cependant, l&rsquo;institution manque de moyens légaux pour intervenir efficacement contre le vandalisme. Il est nécessaire de renforcer ses capacités d&rsquo;intervention, de développer des programmes de sensibilisation associant leaders religieux et historiens, et de créer des mécanismes d&rsquo;intervention rapide en cas de menace.</p>



<p><a></a><strong>Repenser l&rsquo;identité haïtienne</strong></p>



<p>Cette crise soulève une question fondamentale : peut-on encore se revendiquer pleinement haïtien au-delà de toute appartenance spirituelle ? L&rsquo;identité nationale haïtienne, née dans la révolution de 1804, s&rsquo;est construite sur le pluralisme, le syncrétisme et la résistance à toute forme de domination étrangère. Être protestant, catholique ou pratiquant vodou ne devrait jamais constituer une barrière à l&rsquo;adhésion à la nation.</p>



<p>La reconstruction d&rsquo;un consensus national autour du patrimoine nécessite un dialogue interculturel et interreligieux fondé sur la reconnaissance mutuelle et le respect de la pluralité constitutive de l&rsquo;identité haïtienne. Cette approche inclusive doit réconcilier mémoire historique et diversité religieuse contemporaine.</p>



<p><a></a><strong>Propositions pour l&rsquo;avenir</strong></p>



<p>Plusieurs recommandations émergent de cette analyse. Premièrement, il faut renforcer le cadre légal avec des sanctions pénales spécifiques pour vandalisme patrimonial et créer une unité de protection patrimoniale sous l&rsquo;ISPAN. Deuxièmement, l&rsquo;éducation patrimoniale doit être intégrée dans le curriculum du Nouveau Secondaire avec des modules sur l&rsquo;histoire critique des lieux de mémoire et la gestion des conflits religieux.</p>



<p>Troisièmement, des forums interreligieux sous l&rsquo;égide de l&rsquo;IERAH doivent être créés pour développer des espaces de médiation et de réconciliation culturelle. Enfin, une diplomatie culturelle valorisant l&rsquo;exception haïtienne doit être mise en place pour protéger les 33 sites classés par l&rsquo;ISPAN.</p>



<p><a></a><strong>Conclusion</strong></p>



<p>La destruction du Fort Innocent révèle une fracture profonde entre mémoire et oubli, entre foi et culture, entre identité et acculturation. Cette recherche démontre que protéger le patrimoine constitue un acte de résistance culturelle et de défense de la mémoire collective. L&rsquo;urgence de cette reconstruction identitaire ne se limite pas aux enjeux culturels : elle conditionne la cohésion sociale et la stabilité politique du pays.</p>



<p>Repenser l&rsquo;haïtianité autour d&rsquo;un socle commun &#8211; celui de la mémoire, de la culture et du respect de la pluralité &#8211; devient une urgence nationale. Comme le soulignent les analyses convergentes des chercheurs, l&rsquo;avenir de la nation dépend de sa capacité à réinventer une haïtianité inclusive, enracinée dans sa mémoire collective mais ouverte aux défis contemporains. Car une nation qui ne protège pas sa mémoire est une nation qui se prépare à disparaître.</p>
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		<title>Extorsion, dénonciation calomnieuse et diffamation : la nouvelle arme de la guerre contre l’État réel </title>
		<link>https://ameriqueinfo7.com/extorsion-denonciation-calomnieuse-et-diffamation-la-nouvelle-arme-de-la-guerre-contre-letat-reel/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[infoadmin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 Jul 2025 18:28:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Tribune Libre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans l’univers politique haïtien contemporain, une pratique d’un nouveau genre prend de l’ampleur : l’extorsion politique ciblée. Elle ne vise pas l’enrichissement comme la corruption classique, mais l’élimination symbolique ou physique de ceux qui occupent <a class="mh-excerpt-more" href="https://ameriqueinfo7.com/extorsion-denonciation-calomnieuse-et-diffamation-la-nouvelle-arme-de-la-guerre-contre-letat-reel/" title="Extorsion, dénonciation calomnieuse et diffamation : la nouvelle arme de la guerre contre l’État réel ">[...]</a></p>
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<p>Dans l’univers politique haïtien contemporain, une pratique d’un nouveau genre prend de l’ampleur : l’extorsion politique ciblée. Elle ne vise pas l’enrichissement comme la corruption classique, mais l’élimination symbolique ou physique de ceux qui occupent des fonctions-clés dans l’appareil d’État. Directeurs, ministres, coordonnateurs, entrepreneurs liés à l’administration, sont aujourd’hui exposés à des campagnes de menace, de diffamation ou de sabotage, soigneusement orchestrées pour nuire à leur intégrité, leur réputation, ou leur efficacité.</p>



<p>Cette forme d’extorsion n’est pas seulement une transgression morale, elle est plus grave que la corruption, car elle détruit les bases mêmes de la démocratie et du mérite. Elle transforme l’espace politique en champ de guerre où seuls les plus violents, les mieux armés ou les plus manipulateurs survivent, au détriment de la compétence, de la vision et du patriotisme.</p>



<p>Prenons un exemple concret et actuel : le secteur du commerce de « zangi », où une forte rivalité commerciale est instrumentalisée politiquement. Le terme « zangi » se réfère en réalité à un animal aquatique l’anguille pêché dans les eaux haïtiennes et exporté à l’étranger . Le parti Pitit Dessalines, dans ses efforts de structuration de ce secteur, a été la cible d’une campagne d’extorsion déguisée en régulation économique. Des groupes liés à des clans influents ont usé de pression, de désinformation et d’intimidation, accompagnées de dénonciations calomnieuses et de diffamations, pour saboter toute initiative venue des proches du parti. Cette stratégie visait non pas la concurrence loyale, mais la neutralisation pure et simple d’un acteur politique gênant, par des méthodes sournoises.</p>



<p>Dans ce contexte, l’extorsion devient une arme de guerre politique, utilisée non seulement pour gagner du terrain, mais surtout pour faire taire, faire fuir, ou faire tomber ceux qui résistent au système opaque. Elle tue la vérité, déstructure les institutions, et désarme les citoyens honnêtes.</p>



<p>Tandis que la corruption repose sur un échange illicite, l’extorsion repose sur la peur et la destruction. Elle impose le silence, décourage l’engagement, et favorise la fuite des cerveaux. Elle mine l’État de l’intérieur.</p>



<p>Je condamne avec la plus grande fermeté cette dérive anti-démocratique. Il est urgent que les institutions républicaines, la société civile, les partis progressistes, les universitaires, les journalistes, s’emparent de ce débat, le nomment, et agissent. Il ne peut y avoir de redressement national si l’intimidation devient la norme dans la gestion des affaires publiques.</p>



<p>Face à l’extorsion politique, restons debout, constants, et fidèles à l’héritage de Dessalines.</p>



<p>Osma JOSEPH<br>Professeur, historien et Coordonnateur de l’UEH REVEYE’N</p>
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		<title>AÉROPORTS BLOQUÉS, GANGS ARMÉS EN LIBERTÉ, GOUVERNEMENT HAÏTIEN COMPLICE ET DÉLINQUANT</title>
		<link>https://ameriqueinfo7.com/aeroports-bloques-gangs-armes-en-liberte-gouvernement-haitien-complice-et-delinquant/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[infoadmin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 Jul 2025 15:40:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Tribune Libre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Par Docteur Charles Saint-Armand Cela fait plus d’un an que l’aéroport international Toussaint Louverture est fermé aux grands vols commerciaux. Un an de silence complice. Un an d’immobilisme criminel. Un an où les autorités, si <a class="mh-excerpt-more" href="https://ameriqueinfo7.com/aeroports-bloques-gangs-armes-en-liberte-gouvernement-haitien-complice-et-delinquant/" title="AÉROPORTS BLOQUÉS, GANGS ARMÉS EN LIBERTÉ, GOUVERNEMENT HAÏTIEN COMPLICE ET DÉLINQUANT">[...]</a></p>
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<p>Par Docteur Charles Saint-Armand</p>



<p>Cela fait plus d’un an que l’aéroport international Toussaint Louverture est fermé aux grands vols commerciaux. Un an de silence complice. Un an d’immobilisme criminel. Un an où les autorités, si tant est qu’on ose encore les appeler ainsi, n’ont rien fait, rien dit, rien proposé. Pire, elles semblent s’en accommoder parfaitement. Comme si le blocage du pays les arrangeait. Et si c’était exactement le cas ?</p>



<p>Pendant que les Haïtiens bloqués aux États-Unis, au Canada ou en République dominicaine vivent dans l’angoisse de rentrer dans leur propre pays, le Conseil présidentiel de Transition — cette assemblée d&rsquo;incapables en costume-cravate — continue à jouer à la République. Ces gens-là ne gouvernent pas. Ils parasitent. Ils profitent du désordre, s’en accommodent, s’en nourrissent même, pendant que le peuple, lui, crève.</p>



<p>À partir d’ici, il ne s’agit plus seulement d’incompétence. C’est de la haute trahison. De la complicité active avec les criminels. Ces misérables qui se font appeler « autorités » ont volontairement abandonné le territoire national aux mains des gangs armés. Ils pactisent avec les chefs de guerre, marchandent la paix contre des intérêts électoraux, commerciaux, personnels. Ce ne sont pas des dirigeants : ce sont des délinquants d’État, des collaborateurs du crime organisé.</p>



<p>Le comble de l’hypocrisie ? Ces fossoyeurs de la nation affrètent des hélicoptères pour se rendre au Cap-Haïtien et prendre leurs vols pour l’étranger, laissant les citoyens exposés aux coupe-gorges de la route nationale n°1 et n°3, livrées aux milices armées. Ces membres du « gouvernement » refusent de vivre les conséquences de leur inaction, préférant survoler le désastre qu’ils refusent de combattre. Quel mépris ! Quelle lâcheté ! Quelle infamie !</p>



<p>Et pourquoi rien ne change ? Parce que même l’insécurité devient rentable. Le blocage des routes a fait exploser le prix des billets pour les vols internes. Devinez quoi ? L’État mafieux encaisse. Il encaisse ! Il empoche sans honte la moitié du prix de chaque billet, non pas pour reconstruire, ni pour sécuriser, ni pour redistribuer, mais pour engraisser les ventres pourris d’une classe politique moribonde. C’est une opération de racket légal. Un crime économique. Un viol fiscal du peuple haïtien.</p>



<p>Pendant ce temps, les paysans voient pourrir leurs récoltes dans les champs. Les familles sont coupées les unes des autres. Les enfants ne vont plus à l’école. Les femmes accouchent seules dans des zones isolées. Les malades meurent à quelques kilomètres d’un hôpital inaccessible. Et l’État ? Il compte son butin. Il boit du champagne dans les salons climatisés pendant que le pays étouffe.</p>



<p>Mais ce n’est pas seulement le gouvernement qui est à vomir. L’opposition haïtienne est une mascarade. Une armée de crétins politiquement illettrés. Des clowns bavards, sans idéologie, sans colonne vertébrale, sans projet. Ils ne rêvent que d’une chose : remplacer les prédateurs actuels pour devenir, à leur tour, les sangsues du peuple. Ils pactisent avec les gangs, flattent les criminels, marchandent leur silence contre des miettes de pouvoir. Ils n’ont aucun plan, aucun cap, aucune proposition crédible. Ce sont des zéros politiques, des déchets d’ambition.</p>



<p>Et pourtant, il existe un principe fondamental, enseigné depuis Hobbes jusqu’à Weber : le devoir de l’État est de garantir la sécurité, la paix et la libre circulation. S’il échoue, il n’est plus qu’un simulacre de pouvoir. Or en Haïti, l’État est mort. Les gangs ont pris le relais. Ce sont eux qui contrôlent les routes, les flux de biens, les vies humaines. Et le Conseil présidentiel ? Un club de fonctionnaires véreux et de lavettes soumises.</p>



<p>Alors, assez de faux-semblants. Il faut le dire :</p>



<p>Ce gouvernement est une honte. Une ordure collective. Un ramassis de fainéants, de peureux, de parasites et de traîtres. Ils ne dirigent pas : ils pillent. Ils ne protègent pas : ils fuient. Ils ne construisent rien : ils détruisent tout. Ce sont des sangsues d’État, des cafards arrogants, des ordures en complet-veston.</p>



<p>Et ne cherchez pas de salut dans l’opposition politique actuelle. Ce n’est pas une alternative, c’est un zoo de médiocres. Des imposteurs, des courtisans de gangsters, des parasites de la misère. Des êtres vides, prêts à tout vendre pour un strapontin ministériel. Qu’ils crèvent tous politiquement, et qu’on les jette à la poubelle de l’histoire. Il faut une émergence miraculeuse !</p>



<p>Haïti n’est pas gouvernée. Haïti est prise en otage. Par des incapables. Des criminels en cravate. Des parasites à visage humain. Et tant que ce cancer ne sera pas arraché jusqu’à la racine, ce pays restera une zone morte, infestée, honteuse.</p>



<p>Qu’ils partent tous. Qu’ils dégagent. Ces ordures!</p>
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		<title>De l’assassinat au chaos : l’héritage tragique du 7 juillet 2021</title>
		<link>https://ameriqueinfo7.com/de-lassassinat-au-chaos-lheritage-tragique-du-7-juillet-2021/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[infoadmin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 Jul 2025 02:43:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Editorial]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ameriqueinfo7 Le 7 juillet 2021, les balles ont réduit au silence le président Jovenel Moïse, plongeant Haïti dans un gouffre institutionnel sans fond. Quatre ans plus tard, ce n’est pas seulement un homme qui a <a class="mh-excerpt-more" href="https://ameriqueinfo7.com/de-lassassinat-au-chaos-lheritage-tragique-du-7-juillet-2021/" title="De l’assassinat au chaos : l’héritage tragique du 7 juillet 2021">[...]</a></p>
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<p>Ameriqueinfo7</p>



<p>Le 7 juillet 2021, les balles ont réduit au silence le président Jovenel Moïse, plongeant Haïti dans un gouffre institutionnel sans fond. Quatre ans plus tard, ce n’est pas seulement un homme qui a été tué cette nuit-là, mais l’espoir même d’un État souverain et fonctionnel.</p>



<p>Aujourd’hui, Haïti ne connaît ni élection, ni gouvernement légitime, ni justice indépendante. En lieu et place d’un système républicain, deux transitions sans mandat populaire se sont succédé, orchestrées par des élites politiques déconnectées, mais surtout dictées par les lois du chaos.</p>



<p>Une transition capturée par les narco-politiques</p>



<p>Le Conseil présidentiel de transition (CPT), composé de neuf membres issus d’arrangements opaques et de calculs partisans, prétend piloter le pays vers une sortie de crise. En réalité, il ne fait que gérer la survie d’un statu quo inacceptable. Plusieurs figures clés du CPT sont directement ou indirectement associées à des réseaux de pouvoir que l’on ne peut plus séparer du narcotrafic ou de la corruption politique.</p>



<p>Les décisions ne sont ni transparentes ni démocratiques, et les priorités ne sont pas celles du peuple haïtien. Pendant ce temps, l’insécurité ronge les quartiers, les écoles ferment, les hôpitaux s’effondrent, et l’économie est en chute libre.</p>



<p>Viv Ansanm : l’alliance perverse entre gangs et politique</p>



<p>Pire encore, une nouvelle structure de terreur s’est imposée sur le territoire : Viv Ansanm, une organisation criminelle déguisée en mouvement social, qui regroupe une mosaïque de gangs lourdement armés, complices de certains secteurs politiques. Cette organisation terroriste dicte sa loi, extorque, viole, tue, et déporte la population civile dans l’impunité la plus totale.</p>



<p>Des dizaines de quartiers de Port-au-Prince sont désormais sous contrôle de ces groupes armés, avec la complicité silencieuse — ou parfois active — de certaines factions au sommet de l’État.</p>



<p>Comment peut-on encore parler de transition, lorsque ceux qui prétendent guider le pays collaborent, directement ou indirectement, avec ceux qui le détruisent ?</p>



<p>Un peuple abandonné</p>



<p>Dans ce contexte d’« anarchie organisée », le peuple haïtien est totalement abandonné. Aucune consultation populaire, aucune feuille de route crédible, aucun calendrier électoral fiable. Rien que des promesses creuses, pendant que l’élite se partage les miettes du pouvoir.</p>



<p>La transition est devenue un emploi. Une rente politique. Une excuse pour ne rien changer.</p>



<p>Que reste-t-il de l’État ?</p>



<p>Il ne reste presque plus rien : pas de police crédible, pas d’armée fonctionnelle, pas d’institutions judiciaires solides. Le tissu social se déchire, et les élites traditionnelles, économiques comme politiques, préfèrent pactiser avec les forces du désordre plutôt que d’assumer un véritable projet de reconstruction nationale. @Ameriqueinfo7</p>



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