Cuba face à l’asphyxie économique et à l’inaction régionale

Depuis plusieurs semaines, Cuba subit une politique d’asphyxie d’une brutalité alarmante. Le pays est plongé dans une crise énergétique profonde : pénurie quasi totale de carburant, transports paralysés, production ralentie, hôpitaux et services essentiels contraints de fonctionner au ralenti. Cette situation résulte de pressions économiques et politiques persistantes qui affectent gravement le peuple cubain.

Priver un pays de carburant, c’est priver sa population de mobilité, de nourriture, de soins, de travail et, à terme, de dignité. Une telle situation engendre l’épuisement, la colère et l’effondrement du tissu social.

Ce sont les citoyens ordinaires — travailleurs, personnes âgées et enfants — qui en paient le prix le plus lourd.

Plus inquiétant encore est le silence de nombreux pays d’Amérique latine et de la Caraïbe, des nations qui partagent pourtant une histoire commune de luttes contre la domination, l’ingérence et l’injustice.

Ce mutisme diplomatique, face à une crise à la fois humanitaire et politique, ne peut qu’inquiéter.