La décision du Department of Homeland Security (DHS) de mettre fin au Temporary Protected Status (TPS) pour Haïti repose sur une affirmation troublante : la situation dans le pays se serait améliorée. Pourtant, au même moment, le chargé d’affaires américain en Haïti, Henry Wooster, a présenté devant le Sénat américain un tableau extrêmement alarmant de la réalité sécuritaire.
Selon lui, les gangs armés haïtiens compteraient aujourd’hui plus de 12 000 membres, dont environ 3 000 lourdement équipés et expérimentés, représentant la menace la plus grave pour la stabilité nationale.
Ces deux discours officiels sont ouvertement contradictoires. On ne peut pas, d’un côté, qualifier Haïti de pays suffisamment sûr pour justifier des expulsions massives, et de l’autre, admettre qu’il fait face à la plus grave crise sécuritaire de son histoire récente. Cette incohérence fragilise la crédibilité de la politique américaine et met en danger des milliers de vies humaines.
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