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	<title>Archives des Tribune Libre - AmeriqueInfo7</title>
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	<description>Le symbole de l&#039;information</description>
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	<title>Archives des Tribune Libre - AmeriqueInfo7</title>
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		<title>Gonaïves sous le choc : Dormevil Edvard appelle à agir contre l’impunité</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoadmin]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Sep 2025 02:14:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Tribune Libre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’assassinat de Wilfort Ferdinand a plongé Gonaïves dans la consternation et l’indignation. De nombreux citoyens expriment leur colère face à ce crime qu’ils jugent révoltant et inacceptable. « C’est un coup dur pour notre communauté. Nous <a class="mh-excerpt-more" href="https://ameriqueinfo7.com/gonaives-sous-le-choc-dormevil-edvard-appelle-a-agir-contre-limpunite/" title="Gonaïves sous le choc : Dormevil Edvard appelle à agir contre l’impunité">[...]</a></p>
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<p>L’assassinat de Wilfort Ferdinand a plongé Gonaïves dans la consternation et l’indignation. De nombreux citoyens expriment leur colère face à ce crime qu’ils jugent révoltant et inacceptable. « C’est un coup dur pour notre communauté. Nous demandons justice ! », s’insurge un résident, reflétant le sentiment général de colère et d’incompréhension.</p>



<p>L’ingénieur et ancien candidat au Sénat sous la bannière de la plateforme Rendez-vous #80, Dormevil Edvard, a pris position avec force. Dans un entretien exclusif avec notre rédaction, il a fermement condamné l’assassinat et lancé un appel solennel aux autorités judiciaires. « Nous exigeons que toute la lumière soit faite sur cet acte odieux et que les auteurs soient traduits en justice sans délai. La communauté ne peut rester silencieuse face à de tels crimes », a-t-il déclaré, manifestant son engagement pour la justice et la sécurité des citoyens.</p>



<p>Dormevil Edvard a également insisté sur la nécessité de mesures concrètes pour prévenir de tels actes à l’avenir. « La sécurité de notre population et le respect de la loi ne sont pas négociables. Chaque citoyen mérite de vivre sans peur », a-t-il affirmé.</p>



<p>Aujourd’hui, la communauté attend que ces appels soient entendus et que justice soit rendue, avec Dormevil Edvard en première ligne pour défendre la vérité et l’ordre dans la ville.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Haïti, le 7 février 2026 : soit nous échouons tous, soit nous réussissons tous, mais personne ne sera innocent</title>
		<link>https://ameriqueinfo7.com/haiti-le-7-fevrier-2026-soit-nous-echouons-tous-soit-nous-reussissons-tous-mais-personne-ne-sera-innocent/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[infoadmin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Sep 2025 03:13:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Tribune Libre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Professeur Antoine NERILUS L’histoire récente d’Haïti semble condamnée à répéter les mêmes erreurs, les mêmes promesses non tenues et les mêmes naufrages politiques. Après plus de trente mois passés au pouvoir, le docteur Ariel Henry <a class="mh-excerpt-more" href="https://ameriqueinfo7.com/haiti-le-7-fevrier-2026-soit-nous-echouons-tous-soit-nous-reussissons-tous-mais-personne-ne-sera-innocent/" title="Haïti, le 7 février 2026 : soit nous échouons tous, soit nous réussissons tous, mais personne ne sera innocent">[...]</a></p>
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<p>Professeur Antoine NERILUS</p>



<p>L’histoire récente d’Haïti semble condamnée à répéter les mêmes erreurs, les mêmes promesses non tenues et les mêmes naufrages politiques. Après plus de trente mois passés au pouvoir, le docteur Ariel Henry a quitté la scène sans avoir atteint les résultats qu’il s’était lui-même fixés : pas de sécurité retrouvée, pas d’élections organisées, pas de perspective institutionnelle crédible. Son passage a laissé dans la mémoire collective l’image d’un temps gaspillé, d’une gouvernance marquée par l’immobilisme et la précarité. Pourtant, l’accord du 3 avril 2024 avait suscité un souffle d’espérance, une promesse solennelle de rupture avec les errements du passé. Mais, à mesure que le calendrier avance, les Haïtiens découvrent avec amertume que le Conseil présidentiel de transition et le gouvernement en place sont en train de reproduire, voire d’aggraver, les mêmes fautes politiques.</p>



<p>L’accord du 3 avril : un contrat politique clair mais en danger</p>



<p>Ce pacte, signé après de longues tractations, est sans équivoque. Il trace un chemin balisé, limité dans le temps et dénué de toute ambiguïté. Il stipule que la transition prend fin le 7 février 2026, sans possibilité de prolongation, et qu’avant cette date les autorités doivent remplir trois chantiers majeurs :</p>



<ol class="wp-block-list">
<li>Rétablir la sécurité sur l’ensemble du territoire ;</li>



<li>Rédiger et faire adopter une nouvelle Constitution par référendum ;</li>



<li>Organiser des élections générales à la fin de l’année 2025, de façon à garantir une passation de pouvoir ordonnée et légitime.</li>
</ol>



<p>Deux interdits sont posés avec fermeté : aucune prolongation de mandat n’est possible et aucun subterfuge juridique ne peut être invoqué pour rester au pouvoir après la date butoir. C’était, en somme, une tentative de réconciliation entre la nation et sa gouvernance, une dernière chance donnée à la classe politique.</p>



<p>Or, à ce jour, l’échec est patent.</p>



<p>La sécurisation territoriale, premier pilier de l’accord, demeure un horizon lointain. Les gangs armés contrôlent des portions entières de la capitale et de plusieurs départements. Les kidnappings, les déplacements forcés de population et la paralysie économique sont devenus le quotidien. En dépit des discours officiels et de l’attente d’une force multinationale censée appuyer la Police nationale, rien ne laisse présager un basculement rapide. Ainsi, le chantier numéro un reste un défi colossal, et l’équipe dirigeante peine à convaincre qu’elle détient une stratégie cohérente.</p>



<p>Le deuxième chantier, celui de la nouvelle Constitution, n’avance pas davantage. Le texte qui circule dans les cercles politiques et universitaires n’a toujours pas été publié au Journal officiel Le Moniteur, condition indispensable pour qu’il devienne une base légale et un document de travail officiel. Sans cette formalisation, aucun référendum ne peut être envisagé. Et sans référendum, l’idée même de doter le pays d’une charte fondamentale modernisée devient un mirage. La promesse de refondation constitutionnelle se transforme peu à peu en un slogan creux.</p>



<p>Le troisième chantier, celui des élections générales prévues pour fin 2025, est presque donc hypothéqué. Comment imaginer des élections dans un climat d’incertitude patente au sein même de l&rsquo;équipe gouvernementale sur où l&rsquo;on va, sur où l&rsquo;on devrait aller ? Comment les organiser sans base constitutionnelle claire, puisque la loi électorale doit prendre sa source inéluctablement dans un texte constitutionnel ?</p>



<p>Certains, par pragmatisme ou désespoir, avancent déjà l’idée de recourir à la Constitution de 1987, ce texte ancien, usé, qui a servi de cadre aux crises successives depuis plus de trois décennies.</p>



<p>Mais ce choix serait une aberration politique et un gaspillage monumental. Car, si tel devait être le cas, il aurait fallu organiser les élections avec cette Constitution immédiatement après l’assassinat du président Jovenel Moïse en 2021. Cinq années entières auraient donc été perdues pour rien : trois années de souffrance, de désordre et de promesses avortées.</p>



<p>Le piège de l’article 134.2 : une crise à répétition</p>



<p>L’éventuel recours à la Constitution de 1987 soulève surtout un dilemme explosif : l’article 134.2. Cet article dispose que « l’élection présidentielle a lieu le dernier dimanche d’octobre de la cinquième année du mandat présidentiel » et que « le président élu entre en fonction le 7 février suivant la date de son élection ».</p>



<p>Dans la pratique, cet article a déjà provoqué des crises politiques majeures :</p>



<p>En 2011, le mandat du président René Préval a été contesté : devait-il quitter le pouvoir le 7 février ou rester jusqu’au 14 mai, date de son intronisation en 2006 ? L’interprétation divergente de l’article 134.2 a créé une crise de confiance et renforcé l’instabilité.</p>



<p>En 2016, le mandat de Michel Martelly s’est terminé sans successeur élu, car les élections organisées avaient été annulées.</p>



<p>Le vide institutionnel qui s’en est suivi a plongé le pays dans une transition fragile avec Jocelerme Privert qui aurait dû passer 120 jours au pouvoir, pour organiser les élections, mais qui y a passé un an, carrément.</p>



<p>Plus récemment, le débat autour de la fin du mandat de Jovenel Moïse en 2021 s’est cristallisé autour de cette même disposition constitutionnelle : devait-il quitter le pouvoir en février 2021 ou en 2022 ? Cette querelle d’interprétation a accentué la division et contribué à l’effondrement de la légitimité présidentielle.</p>



<p>En cas d’élections en décembre 2025, le piège se répétera. Si un président élu est investi le 7 février 2026, son mandat serait juridiquement caduc le jour même, puisque le cycle quinquennal fixé par l’article 134.2 se termine précisément en février 2026 (à partir du 7 février 2021 selon cet article injuste, mal foutu et Insensé). Cela signifierait des élections à refaire dès la fin de la même année, plongeant le pays dans une spirale absurde.</p>



<p>Vers le vide institutionnel et la tentation des armes</p>



<p>Ce scénario de chaos programmé conduit tout droit au vide institutionnel. Le 7 février 2026, si aucun résultat concret n’est présenté à la nation, le Conseil présidentiel et le gouvernement devront céder la place. Mais céder à qui ? Dans un pays où la sécurité n’est pas rétablie et où aucune autorité élue ne peut incarner la légitimité, le terrain sera ouvert aux groupes armés, toujours plus puissants, pour tenter de s’emparer du pouvoir.</p>



<p>Le naufrage sera total : effondrement de l’État, faillite de la démocratie et désespoir national.</p>



<p>Pour éviter le naufrage : trois priorités non négociables</p>



<p>L’issue n’est pas encore écrite. Si les autorités veulent éviter l’échec cuisant et la honte historique, elles doivent concentrer toutes leurs énergies sur les trois chantiers stratégiques définis par l’accord du 3 avril :</p>



<ol class="wp-block-list">
<li>Le rétablissement de la sécurité : il ne peut y avoir ni référendum ni élections crédibles sans un minimum de sécurité. Un minimum. Car, la sécurité se reconstruit jusqu&rsquo;à atteindre l&rsquo;effectivité escomptée. Cela suppose de renforcer la Police nationale, d’appuyer l’action de la force multinationale présente ou la modifier, d&rsquo;utiliser les forces armées d&rsquo;Haïti pour s&rsquo;atteler à sa mission comme force locale, mais aussi de s’attaquer aux racines économiques et politiques des gangs. C’est la condition sine qua non pour redonner confiance au peuple.</li>



<li>L’organisation du référendum constitutionnel : un texte clair, moderne, officiel et publié doit être soumis à l’approbation du peuple. C’est ce référendum qui permettra de sortir du piège de l’article 134.2 et de doter Haïti d’une architecture institutionnelle viable. Ne pas le faire serait accepter de replonger dans les crises du passé. On n&rsquo;a pas encore officialisé le texte constitutionnel en question.</li>



<li>Les élections générales de 2025 : elles doivent être préparées avec rigueur, transparence et inclusion. Elles doivent s’organiser à partir du nouveau texte constitutionnel afin d’assurer que le pouvoir issu des urnes ne soit pas frappé d’illégitimité dès son installation.</li>
</ol>



<p>Sans un dernier sursaut en faveur de la sécurité, pas de référendum. Sans référendum, pas de nouvelle Constitution. Sans nouvelle Constitution, des élections seraient vides de sens. Tout est intimement et logiquement lié.</p>



<p>L’accord du 3 avril 2024, celui entre la plupart des partis politiques de l&rsquo;échiquier politique haïtien actuel, était, quoi qu&rsquo;on puisse en dire, la dernière planche de salut d’Haïti après le crime crapuleux du 7 juillet 2021 ayant coûté la vie au président Jovenel Moïse.</p>



<p>Son échec signerait une catastrophe politique sans précédent, ouvrant la voie à un vide institutionnel que les armes ne manqueraient pas de combler, à coup sûr si aucun dispositif n&rsquo;est pris. Le 7 février 2026, soit nous échouons tous, soit nous réussissons tous, mais personne ne sera innocent. Et, le temps sera impitoyable.</p>



<p>Il reste encore un extrêmement mince espace pour éviter cette débâcle : placer la sécurité, le référendum constitutionnel et les élections générales au cœur de l’action publique, sans tergiversations ni calculs politiciens. C&rsquo;est une question de nombre de jours avant qu&rsquo;il soit trop tard.</p>



<p>Haïti est à la croisée des chemins : choisir la maturité politique et l’effectivité des engagements, ou s’enfoncer dans un nouveau chapitre de chaos historique.</p>



<p>Professeur Antoine NERILUS, spécialiste en enseignement des langues vivantes, normalien supérieur de l&rsquo;université d&rsquo;État d&rsquo;Haïti, doctorant en sciences politiques et relations internationales, journaliste.</p>
<p>L’article <a href="https://ameriqueinfo7.com/haiti-le-7-fevrier-2026-soit-nous-echouons-tous-soit-nous-reussissons-tous-mais-personne-ne-sera-innocent/">Haïti, le 7 février 2026 : soit nous échouons tous, soit nous réussissons tous, mais personne ne sera innocent</a> est apparu en premier sur <a href="https://ameriqueinfo7.com">AmeriqueInfo7</a>.</p>
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		<title>Fort Innocent à l&#8217;âme haïtienne : Quand le patrimoine dévoile une crise identitaire</title>
		<link>https://ameriqueinfo7.com/fort-innocent-a-lame-haitienne-quand-le-patrimoine-devoile-une-crise-identitaire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[infoadmin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Jul 2025 22:59:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Tribune Libre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Écrit par: Wilensguy CIVIL Étudiant en&#160;Patrimoine et Tourisme&#160;à l’IERAH/ISERSS. Fondateur et Directeur des Ressources Humaines du&#160;Rendez-Vous Débat. Membre fondateur du conseil&#160;QWI Groupe. Membre du&#160;RENAEH. Introduction En 2025, la destruction partielle du Fort Innocent, site patrimonial <a class="mh-excerpt-more" href="https://ameriqueinfo7.com/fort-innocent-a-lame-haitienne-quand-le-patrimoine-devoile-une-crise-identitaire/" title="Fort Innocent à l&#8217;âme haïtienne : Quand le patrimoine dévoile une crise identitaire">[...]</a></p>
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<figure class="wp-block-image size-full is-style-rounded"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="813" height="393" src="https://ameriqueinfo7.com/wp-content/uploads/2025/07/IMG_0301.jpeg" alt="" class="wp-image-1589" srcset="https://ameriqueinfo7.com/wp-content/uploads/2025/07/IMG_0301.jpeg 813w, https://ameriqueinfo7.com/wp-content/uploads/2025/07/IMG_0301-300x145.jpeg 300w, https://ameriqueinfo7.com/wp-content/uploads/2025/07/IMG_0301-768x371.jpeg 768w" sizes="(max-width: 813px) 100vw, 813px" /></figure>





<p>Écrit par: Wilensguy CIVIL</p>



<p>Étudiant en&nbsp;<strong>Patrimoine et Tourisme</strong>&nbsp;à l’<strong>IERAH/ISERSS.</strong></p>



<p>Fondateur et Directeur des Ressources Humaines du&nbsp;<strong>Rendez-Vous Débat</strong>.</p>



<p>Membre fondateur du conseil&nbsp;<strong>QWI Groupe</strong>.</p>



<p>Membre du&nbsp;<strong>RENAEH</strong>.</p>



<p><a></a><strong>Introduction</strong></p>



<p>En 2025, la destruction partielle du Fort Innocent, site patrimonial national situé à Dessalines Villes, illustre de manière tragique les tensions religieuses et l&rsquo;effacement mémoriel qui menacent l&rsquo;identité haïtienne contemporaine. Cette analyse révèle comment un acte de vandalisme religieux s&rsquo;inscrit dans une stratégie plus large de destruction du patrimoine culturel, motivée par des croyances évangéliques qui rejettent les racines historiques du pays.</p>



<p>Le Fort Innocent, construit sous le règne de Dessalines, constitue un symbole central de la résistance post-révolutionnaire et de la souveraineté nationale haïtienne.&nbsp;Sa destruction par un pasteur évangélique, justifiée par une volonté de « purification spirituelle », représente bien plus qu&rsquo;un simple acte isolé : elle témoigne d&rsquo;une crise identitaire profonde qui oppose mémoire patrimoniale et influences religieuses importées.</p>



<p><a></a><strong>Contextualisation historique des tensions religieuses</strong></p>



<p>Les tensions religieuses en Haïti trouvent leurs racines dans l&rsquo;époque coloniale, où le catholicisme fut imposé aux esclaves africains tandis que leurs pratiques religieuses étaient interdites. Cette oppression conduisit au développement clandestin du vodou, intégrant des éléments catholiques dans un syncrétisme de résistance. La cérémonie du Bois-Caïman en 1791 illustre parfaitement cette dimension religieuse de la résistance, marquant le début de la révolution haïtienne.</p>



<p>Depuis l&rsquo;indépendance, ces tensions ont évolué à travers plusieurs phases. Le concordat de 1860 entre Haïti et le Vatican rétablit l&rsquo;hégémonie catholique, menant des campagnes actives contre le vodou. L&rsquo;arrivée des missions protestantes au XXe siècle, particulièrement sous l&rsquo;influence américaine, ajouta une nouvelle dimension conflictuelle. Les campagnes anti-superstitieuses des années 1940, soutenues par l&rsquo;État et l&rsquo;Église catholique, visaient à éradiquer le vodou par la répression.</p>



<p><a></a><strong>L&rsquo;effacement mémoriel comme stratégie de domination</strong></p>



<p>La destruction du Fort Innocent s&rsquo;inscrit dans ce que Michel-Rolph Trouillot définit comme un processus d&rsquo;effacement mémoriel, où certains groupes cherchent à contrôler la mémoire collective en occultant les éléments gênants de l&rsquo;histoire. Cette stratégie vise à dévaloriser les racines culturelles haïtiennes pour imposer une identité « moderne » détachée de son histoire.</p>



<p>Le concept de « lieux de mémoire » développé par Pierre Nora éclaire particulièrement cette problématique. Ces « cristallisations symboliques de l&rsquo;identité nationale » deviennent des points d&rsquo;ancrage identitaire essentiels, et leur destruction équivaut à un effacement délibéré de la conscience historique. Le Fort Innocent, en tant que symbole de la résistance post-révolutionnaire, représentait précisément un tel lieu de mémoire.</p>



<p><a></a><strong>Le rôle destructeur de la théologie de la prospérité</strong></p>



<p>Walter J. Hollenweger (1997), spécialiste du pentecôtisme mondial, identifie en Haïti une variante particulièrement virulente de la « théologie de la prospérité”. Cette analyse révèle que cette destruction s&rsquo;inscrit dans cette variante qui associe pauvreté et pratiques traditionnelles. Cette théologie, importée principalement des États-Unis, promeut l&rsquo;idée que l&rsquo;abandon des traditions locales, notamment le vodou, est nécessaire pour accéder à la prospérité.</p>



<p>Cette rhétorique manichéenne ne reconnaît pas la valeur culturelle et spirituelle des traditions haïtiennes, engendrant des conflits et des violences symboliques contre le patrimoine. Elle s&rsquo;inscrit dans ce que Jean Price-Mars appelait le « bovarysme culturel » : le rejet de l&rsquo;héritage africain au profit d&rsquo;une imitation occidentale.</p>



<p><a></a><strong>Vers une réconciliation patrimoniale</strong></p>



<p>Face à cette crise, plusieurs approches constructives émergent. L&rsquo;exemple africain (comme région de Teso &nbsp;en Ouganda) de l&rsquo;inculturation montre comment les communautés chrétiennes peuvent adopter une position positive envers la préservation des traditions locales, les considérant comme partie intégrante de leur identité culturelle. Cette approche pourrait s&rsquo;appliquer au contexte haïtien en développant un christianisme adapté qui valorise positivement le patrimoine architectural et culturel.</p>



<p>Les institutions patrimoniales comme l&rsquo;ISPAN (Institut de Sauvegarde du Patrimoine National) jouent un rôle crucial dans cette démarche. Cependant, l&rsquo;institution manque de moyens légaux pour intervenir efficacement contre le vandalisme. Il est nécessaire de renforcer ses capacités d&rsquo;intervention, de développer des programmes de sensibilisation associant leaders religieux et historiens, et de créer des mécanismes d&rsquo;intervention rapide en cas de menace.</p>



<p><a></a><strong>Repenser l&rsquo;identité haïtienne</strong></p>



<p>Cette crise soulève une question fondamentale : peut-on encore se revendiquer pleinement haïtien au-delà de toute appartenance spirituelle ? L&rsquo;identité nationale haïtienne, née dans la révolution de 1804, s&rsquo;est construite sur le pluralisme, le syncrétisme et la résistance à toute forme de domination étrangère. Être protestant, catholique ou pratiquant vodou ne devrait jamais constituer une barrière à l&rsquo;adhésion à la nation.</p>



<p>La reconstruction d&rsquo;un consensus national autour du patrimoine nécessite un dialogue interculturel et interreligieux fondé sur la reconnaissance mutuelle et le respect de la pluralité constitutive de l&rsquo;identité haïtienne. Cette approche inclusive doit réconcilier mémoire historique et diversité religieuse contemporaine.</p>



<p><a></a><strong>Propositions pour l&rsquo;avenir</strong></p>



<p>Plusieurs recommandations émergent de cette analyse. Premièrement, il faut renforcer le cadre légal avec des sanctions pénales spécifiques pour vandalisme patrimonial et créer une unité de protection patrimoniale sous l&rsquo;ISPAN. Deuxièmement, l&rsquo;éducation patrimoniale doit être intégrée dans le curriculum du Nouveau Secondaire avec des modules sur l&rsquo;histoire critique des lieux de mémoire et la gestion des conflits religieux.</p>



<p>Troisièmement, des forums interreligieux sous l&rsquo;égide de l&rsquo;IERAH doivent être créés pour développer des espaces de médiation et de réconciliation culturelle. Enfin, une diplomatie culturelle valorisant l&rsquo;exception haïtienne doit être mise en place pour protéger les 33 sites classés par l&rsquo;ISPAN.</p>



<p><a></a><strong>Conclusion</strong></p>



<p>La destruction du Fort Innocent révèle une fracture profonde entre mémoire et oubli, entre foi et culture, entre identité et acculturation. Cette recherche démontre que protéger le patrimoine constitue un acte de résistance culturelle et de défense de la mémoire collective. L&rsquo;urgence de cette reconstruction identitaire ne se limite pas aux enjeux culturels : elle conditionne la cohésion sociale et la stabilité politique du pays.</p>



<p>Repenser l&rsquo;haïtianité autour d&rsquo;un socle commun &#8211; celui de la mémoire, de la culture et du respect de la pluralité &#8211; devient une urgence nationale. Comme le soulignent les analyses convergentes des chercheurs, l&rsquo;avenir de la nation dépend de sa capacité à réinventer une haïtianité inclusive, enracinée dans sa mémoire collective mais ouverte aux défis contemporains. Car une nation qui ne protège pas sa mémoire est une nation qui se prépare à disparaître.</p>
<p>L’article <a href="https://ameriqueinfo7.com/fort-innocent-a-lame-haitienne-quand-le-patrimoine-devoile-une-crise-identitaire/">Fort Innocent à l&rsquo;âme haïtienne : Quand le patrimoine dévoile une crise identitaire</a> est apparu en premier sur <a href="https://ameriqueinfo7.com">AmeriqueInfo7</a>.</p>
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		<title>Extorsion, dénonciation calomnieuse et diffamation : la nouvelle arme de la guerre contre l’État réel </title>
		<link>https://ameriqueinfo7.com/extorsion-denonciation-calomnieuse-et-diffamation-la-nouvelle-arme-de-la-guerre-contre-letat-reel/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[infoadmin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 Jul 2025 18:28:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Tribune Libre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans l’univers politique haïtien contemporain, une pratique d’un nouveau genre prend de l’ampleur : l’extorsion politique ciblée. Elle ne vise pas l’enrichissement comme la corruption classique, mais l’élimination symbolique ou physique de ceux qui occupent <a class="mh-excerpt-more" href="https://ameriqueinfo7.com/extorsion-denonciation-calomnieuse-et-diffamation-la-nouvelle-arme-de-la-guerre-contre-letat-reel/" title="Extorsion, dénonciation calomnieuse et diffamation : la nouvelle arme de la guerre contre l’État réel ">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<p>Dans l’univers politique haïtien contemporain, une pratique d’un nouveau genre prend de l’ampleur : l’extorsion politique ciblée. Elle ne vise pas l’enrichissement comme la corruption classique, mais l’élimination symbolique ou physique de ceux qui occupent des fonctions-clés dans l’appareil d’État. Directeurs, ministres, coordonnateurs, entrepreneurs liés à l’administration, sont aujourd’hui exposés à des campagnes de menace, de diffamation ou de sabotage, soigneusement orchestrées pour nuire à leur intégrité, leur réputation, ou leur efficacité.</p>



<p>Cette forme d’extorsion n’est pas seulement une transgression morale, elle est plus grave que la corruption, car elle détruit les bases mêmes de la démocratie et du mérite. Elle transforme l’espace politique en champ de guerre où seuls les plus violents, les mieux armés ou les plus manipulateurs survivent, au détriment de la compétence, de la vision et du patriotisme.</p>



<p>Prenons un exemple concret et actuel : le secteur du commerce de « zangi », où une forte rivalité commerciale est instrumentalisée politiquement. Le terme « zangi » se réfère en réalité à un animal aquatique l’anguille pêché dans les eaux haïtiennes et exporté à l’étranger . Le parti Pitit Dessalines, dans ses efforts de structuration de ce secteur, a été la cible d’une campagne d’extorsion déguisée en régulation économique. Des groupes liés à des clans influents ont usé de pression, de désinformation et d’intimidation, accompagnées de dénonciations calomnieuses et de diffamations, pour saboter toute initiative venue des proches du parti. Cette stratégie visait non pas la concurrence loyale, mais la neutralisation pure et simple d’un acteur politique gênant, par des méthodes sournoises.</p>



<p>Dans ce contexte, l’extorsion devient une arme de guerre politique, utilisée non seulement pour gagner du terrain, mais surtout pour faire taire, faire fuir, ou faire tomber ceux qui résistent au système opaque. Elle tue la vérité, déstructure les institutions, et désarme les citoyens honnêtes.</p>



<p>Tandis que la corruption repose sur un échange illicite, l’extorsion repose sur la peur et la destruction. Elle impose le silence, décourage l’engagement, et favorise la fuite des cerveaux. Elle mine l’État de l’intérieur.</p>



<p>Je condamne avec la plus grande fermeté cette dérive anti-démocratique. Il est urgent que les institutions républicaines, la société civile, les partis progressistes, les universitaires, les journalistes, s’emparent de ce débat, le nomment, et agissent. Il ne peut y avoir de redressement national si l’intimidation devient la norme dans la gestion des affaires publiques.</p>



<p>Face à l’extorsion politique, restons debout, constants, et fidèles à l’héritage de Dessalines.</p>



<p>Osma JOSEPH<br>Professeur, historien et Coordonnateur de l’UEH REVEYE’N</p>
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		<title>AÉROPORTS BLOQUÉS, GANGS ARMÉS EN LIBERTÉ, GOUVERNEMENT HAÏTIEN COMPLICE ET DÉLINQUANT</title>
		<link>https://ameriqueinfo7.com/aeroports-bloques-gangs-armes-en-liberte-gouvernement-haitien-complice-et-delinquant/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[infoadmin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 Jul 2025 15:40:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Tribune Libre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Par Docteur Charles Saint-Armand Cela fait plus d’un an que l’aéroport international Toussaint Louverture est fermé aux grands vols commerciaux. Un an de silence complice. Un an d’immobilisme criminel. Un an où les autorités, si <a class="mh-excerpt-more" href="https://ameriqueinfo7.com/aeroports-bloques-gangs-armes-en-liberte-gouvernement-haitien-complice-et-delinquant/" title="AÉROPORTS BLOQUÉS, GANGS ARMÉS EN LIBERTÉ, GOUVERNEMENT HAÏTIEN COMPLICE ET DÉLINQUANT">[...]</a></p>
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<p>Par Docteur Charles Saint-Armand</p>



<p>Cela fait plus d’un an que l’aéroport international Toussaint Louverture est fermé aux grands vols commerciaux. Un an de silence complice. Un an d’immobilisme criminel. Un an où les autorités, si tant est qu’on ose encore les appeler ainsi, n’ont rien fait, rien dit, rien proposé. Pire, elles semblent s’en accommoder parfaitement. Comme si le blocage du pays les arrangeait. Et si c’était exactement le cas ?</p>



<p>Pendant que les Haïtiens bloqués aux États-Unis, au Canada ou en République dominicaine vivent dans l’angoisse de rentrer dans leur propre pays, le Conseil présidentiel de Transition — cette assemblée d&rsquo;incapables en costume-cravate — continue à jouer à la République. Ces gens-là ne gouvernent pas. Ils parasitent. Ils profitent du désordre, s’en accommodent, s’en nourrissent même, pendant que le peuple, lui, crève.</p>



<p>À partir d’ici, il ne s’agit plus seulement d’incompétence. C’est de la haute trahison. De la complicité active avec les criminels. Ces misérables qui se font appeler « autorités » ont volontairement abandonné le territoire national aux mains des gangs armés. Ils pactisent avec les chefs de guerre, marchandent la paix contre des intérêts électoraux, commerciaux, personnels. Ce ne sont pas des dirigeants : ce sont des délinquants d’État, des collaborateurs du crime organisé.</p>



<p>Le comble de l’hypocrisie ? Ces fossoyeurs de la nation affrètent des hélicoptères pour se rendre au Cap-Haïtien et prendre leurs vols pour l’étranger, laissant les citoyens exposés aux coupe-gorges de la route nationale n°1 et n°3, livrées aux milices armées. Ces membres du « gouvernement » refusent de vivre les conséquences de leur inaction, préférant survoler le désastre qu’ils refusent de combattre. Quel mépris ! Quelle lâcheté ! Quelle infamie !</p>



<p>Et pourquoi rien ne change ? Parce que même l’insécurité devient rentable. Le blocage des routes a fait exploser le prix des billets pour les vols internes. Devinez quoi ? L’État mafieux encaisse. Il encaisse ! Il empoche sans honte la moitié du prix de chaque billet, non pas pour reconstruire, ni pour sécuriser, ni pour redistribuer, mais pour engraisser les ventres pourris d’une classe politique moribonde. C’est une opération de racket légal. Un crime économique. Un viol fiscal du peuple haïtien.</p>



<p>Pendant ce temps, les paysans voient pourrir leurs récoltes dans les champs. Les familles sont coupées les unes des autres. Les enfants ne vont plus à l’école. Les femmes accouchent seules dans des zones isolées. Les malades meurent à quelques kilomètres d’un hôpital inaccessible. Et l’État ? Il compte son butin. Il boit du champagne dans les salons climatisés pendant que le pays étouffe.</p>



<p>Mais ce n’est pas seulement le gouvernement qui est à vomir. L’opposition haïtienne est une mascarade. Une armée de crétins politiquement illettrés. Des clowns bavards, sans idéologie, sans colonne vertébrale, sans projet. Ils ne rêvent que d’une chose : remplacer les prédateurs actuels pour devenir, à leur tour, les sangsues du peuple. Ils pactisent avec les gangs, flattent les criminels, marchandent leur silence contre des miettes de pouvoir. Ils n’ont aucun plan, aucun cap, aucune proposition crédible. Ce sont des zéros politiques, des déchets d’ambition.</p>



<p>Et pourtant, il existe un principe fondamental, enseigné depuis Hobbes jusqu’à Weber : le devoir de l’État est de garantir la sécurité, la paix et la libre circulation. S’il échoue, il n’est plus qu’un simulacre de pouvoir. Or en Haïti, l’État est mort. Les gangs ont pris le relais. Ce sont eux qui contrôlent les routes, les flux de biens, les vies humaines. Et le Conseil présidentiel ? Un club de fonctionnaires véreux et de lavettes soumises.</p>



<p>Alors, assez de faux-semblants. Il faut le dire :</p>



<p>Ce gouvernement est une honte. Une ordure collective. Un ramassis de fainéants, de peureux, de parasites et de traîtres. Ils ne dirigent pas : ils pillent. Ils ne protègent pas : ils fuient. Ils ne construisent rien : ils détruisent tout. Ce sont des sangsues d’État, des cafards arrogants, des ordures en complet-veston.</p>



<p>Et ne cherchez pas de salut dans l’opposition politique actuelle. Ce n’est pas une alternative, c’est un zoo de médiocres. Des imposteurs, des courtisans de gangsters, des parasites de la misère. Des êtres vides, prêts à tout vendre pour un strapontin ministériel. Qu’ils crèvent tous politiquement, et qu’on les jette à la poubelle de l’histoire. Il faut une émergence miraculeuse !</p>



<p>Haïti n’est pas gouvernée. Haïti est prise en otage. Par des incapables. Des criminels en cravate. Des parasites à visage humain. Et tant que ce cancer ne sera pas arraché jusqu’à la racine, ce pays restera une zone morte, infestée, honteuse.</p>



<p>Qu’ils partent tous. Qu’ils dégagent. Ces ordures!</p>
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		<title>Le Moyen-Orient à l’épreuve de la force : effondrement du droit international et retour à l’anarchie originelle</title>
		<link>https://ameriqueinfo7.com/le-moyen-orient-a-lepreuve-de-la-force-effondrement-du-droit-international-et-retour-a-lanarchie-originelle/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[infoadmin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 22 Jun 2025 19:13:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Tribune Libre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Par Antoine Nérilus La crise qui secoue actuellement le Moyen-Orient illustre avec une acuité dramatique le dépérissement du droit international sous la pression des logiques de puissance. Depuis juin 2025, l’intensification des hostilités entre Israël <a class="mh-excerpt-more" href="https://ameriqueinfo7.com/le-moyen-orient-a-lepreuve-de-la-force-effondrement-du-droit-international-et-retour-a-lanarchie-originelle/" title="Le Moyen-Orient à l’épreuve de la force : effondrement du droit international et retour à l’anarchie originelle">[...]</a></p>
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<p>Par Antoine Nérilus</p>



<p>La crise qui secoue actuellement le Moyen-Orient illustre avec une acuité dramatique le dépérissement du droit international sous la pression des logiques de puissance. Depuis juin 2025, l’intensification des hostilités entre Israël et l’Iran, marquée notamment par des frappes américaines ciblant des sites nucléaires iraniens, révèle un ordre mondial dans lequel la loi est suspendue à la volonté des États forts, tandis que les faibles n’ont que le silence, la reddition ou la ruine comme options.</p>



<p>I. L’histoire en retour : Thucydide, Machiavel et le paradigme de la force</p>



<p>Déjà au Ve siècle avant notre ère, Thucydide, dans La Guerre du Péloponnèse, opposait Athènes à Mélos dans un dialogue tragique : « Les forts font ce qu’ils peuvent, les faibles subissent ce qu’ils doivent. » Cette maxime tragique demeure la matrice des relations internationales contemporaines. Machiavel, dans Le Prince, avait déjà rompu avec toute idée d’éthique universelle en politique : pour lui, la conservation du pouvoir légitime l’usage de la ruse et de la force, quelles que soient les considérations morales.</p>



<p>À la lumière de ces penseurs, le Moyen-Orient d’aujourd’hui n’est plus qu’un théâtre renouvelé du darwinisme géopolitique : il n’existe pas d’arbitre capable de faire prévaloir la justice sur la puissance. Le droit international, construit après 1945 pour interdire la guerre et consacrer la souveraineté des États, s’est révélé être un mythe dans un monde dirigé par les intérêts stratégiques.</p>



<p>I a. États-Unis, Israël et Iran : l’asymétrie structurelle et la stratégie du choc</p>



<p>Le 20 juin 2025, les États-Unis ont bombardé trois sites nucléaires iraniens, arguant d’un impératif de sécurité nationale et d’un soutien indéfectible à leur allié israélien. Pourtant, ni le Conseil de sécurité, ni l’Assemblée générale de l’ONU, n’ont été saisis de manière formelle, ce qui constitue une violation flagrante de la Charte de San Francisco (1945), notamment de ses articles 2(4) et 51.</p>



<p>Israël, quant à lui, justifie ses frappes préventives sur le territoire iranien au nom d’une « peur légitime », fondée sur les déclarations menaçantes du régime des mollahs. L’Iran, de son côté, réplique en évoquant le droit à la légitime défense contre un « État occupant » protégé par une superpuissance. Des deux côtés, les violations du droit international humanitaire, notamment des Conventions de Genève de 1949 (sur les attaques contre des civils, les infrastructures médicales, les prisonniers), sont manifestes. Mais elles restent sans conséquence judiciaire réelle.</p>



<p>II. Le silence des institutions internationales et la vacuité du droit</p>



<p>Le système onusien, conçu comme garant d’un ordre de paix post-Hiroshima, est aujourd’hui paralysé. Les États-Unis, membre permanent du Conseil de sécurité, bloquent toute résolution contraignante contre Israël. L’Assemblée générale, quant à elle, n’a qu’un pouvoir moral, donc inopérant.</p>



<p>En mai 2025, la Cour pénale internationale a émis un mandat d’arrêt contre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou pour crimes de guerre à Gaza. Mais ce mandat ne sera jamais exécuté, car Israël n’est pas partie au Statut de Rome et bénéficie d’un soutien logistique, militaire et diplomatique sans faille de Washington. Cela démontre que le droit, sans le glaive pour l’imposer, n’est que rhétorique.</p>



<p>III. L’illusion du droit après les deux guerres mondiales : une mécanique obsolète</p>



<p>Le XXe siècle avait connu deux tentatives de domestication de la guerre : la Société des Nations (1919) et l’Organisation des Nations Unies (1945). Double échec. Toutes deux se sont heurtées à la très persistante réalité de la souveraineté armée vieille de dizaines de millénaires. Plus près de nous chronologiquement, le Congrès américain, sous la présidence de George W. Bush, avait même tenté – par le truchement constitutionnel des congressmen, dérogation interne– sans l&rsquo;aval de l&rsquo;assemblée générale des Nations Unies (dérogation grave à portée internationale)- d’interdire toute intervention militaire unilatérale des États-Unis en Irak, mais la Maison-Blanche est passée outre en 2003, violant le droit international avec l’invasion qui suivit. L’Irak, comme l’Afghanistan, la Libye ou la Syrie, sont aujourd’hui des vestiges d’États, produits de la « guerre juste » transformée en chaos durable.</p>



<p>IV. Vers un ordre du feu : géopolitique de la peur et impératif de l’armement</p>



<p>La peur qu’éprouve Israël face à la possible nucléarisation de l’Iran n’est pas infondée, mais elle révèle l’échec total des mécanismes de sécurité collective. En retour, l’Iran, encerclé par des bases militaires américaines, se sent menacé dans son existence même. Cette spirale mène inévitablement à une course aux armements, légitimée non par le droit, mais par l’instinct de survie.</p>



<p>La possession d’armes de destruction massive devient le seul véritable garant de souveraineté, malheureusement et heureusement. Plus un État est armé, plus il peut imposer sa volonté, violer des frontières, exploiter des ressources, mépriser les normes et se protéger. Le pétrole, l’uranium, l&rsquo;irridium, l&rsquo;or, les corridors stratégiques de navigation (comme le détroit d’Ormuz ou le canal de Suez) définissent les conflits à venir. Dans ce contexte, les notions de pitié, de droit ou de solidarité internationale n’ont aucune valeur opérationnelle.</p>



<p>V. Vers un ordre du feu : géopolitique de la peur et impératif de l’armement</p>



<p>Les premières victimes de cette instabilité géopolitique ne sont pas les puissances qui s&rsquo;affrontent, mais les nations les plus pauvres, les plus vulnérables, celles dont l&rsquo;économie repose sur des chaînes d&rsquo;approvisionnement mondialisées fragiles et sur une stabilité régionale désormais compromise. Les États subsahariens, de nombreuses nations insulaires et les pays les moins avancés d’Asie et des Caraïbes — souvent déjà écrasés par la dette, l’inflation et les dépendances alimentaires — subiront de plein fouet les contrecoups économiques du conflit. La hausse du prix du baril de pétrole, l&rsquo;interruption des flux commerciaux via le détroit d&rsquo;Ormuz, ou encore la militarisation des corridors énergétiques font peser une menace directe sur leur développement. Ce sont ces nations, dénuées de toute marge de manœuvre stratégique, qui paient le prix de guerres qu’elles n’ont ni voulues ni provoquées. Le désordre mondial, imposé par les forts, est financé par la souffrance silencieuse des faibles.</p>



<p>Le Moyen-Orient est le miroir du monde post-westphalien en ruine. La géopolitique contemporaine ne se régit pas par des traités, mais par des rapports de force, des coalitions d’intérêt et des instincts de domination. Le droit international, privé de ses muscles, n’est qu’un instrument de légitimation pour les vainqueurs. Comme l’avait compris Thucydide il y a plus de deux millénaires, la morale s’évanouit là où commence la puissance. L’avenir ne dépendra pas de traités ou de chartes, mais du feu, du fer et des flux d’intérêts. Autrement dit : la paix par la peur, non par le droit.</p>



<p>Professeur Antoine NERILUS, doctorant en sciences politiques et relations internationales, analyste politique, journaliste.</p>
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		<title>Makenson JEAN : Message à la jeunesse haïtienne à l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement</title>
		<link>https://ameriqueinfo7.com/makenson-jean-message-a-la-jeunesse-haitienne-a-loccasion-de-la-journee-mondiale-de-lenvironnement/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[infoadmin]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Jun 2025 23:36:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Tribune Libre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Aujourd’hui, les enjeux environnementaux sont d’une ampleur considérable : le changement climatique, le déboisement, la pollution, la déforestation, la surexploitation des ressources naturelles, ainsi que l’extinction progressive des espèces animales et végétales représentent une menace <a class="mh-excerpt-more" href="https://ameriqueinfo7.com/makenson-jean-message-a-la-jeunesse-haitienne-a-loccasion-de-la-journee-mondiale-de-lenvironnement/" title="Makenson JEAN : Message à la jeunesse haïtienne à l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement">[...]</a></p>
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<p>Aujourd’hui, les enjeux environnementaux sont d’une ampleur considérable : le changement climatique, le déboisement, la pollution, la déforestation, la surexploitation des ressources naturelles, ainsi que l’extinction progressive des espèces animales et végétales représentent une menace grave pour la vie de tous les habitants de la planète. Entre parler et agir, entre dire et faire, nous nous retrouvons face au fait accompli.</p>



<p>Selon l’UNESCO, d’ici 2025, un million d’espèces animales et végétales seront en voie d’extinction. Plus de 20 % des écosystèmes sont déjà dégradés, et 66 % des milieux marins sont altérés par les activités humaines. Or, le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) a été créé principalement pour répondre aux grands défis environnementaux mondiaux. Pourtant, les menaces environnementales demeurent, aujourd’hui encore, l’une des plus grandes préoccupations de l’humanité, notamment des décideurs. Si rien n’est fait, la planète Terre risque de connaître une catastrophe anthropique sans précédent.</p>



<p>En Haïti, au cours des vingt dernières années, la couverture forestière est tombée à moins de 3 % du territoire national. C’est dans ce contexte que le géographe haïtien Edmond Magny a déclaré que nous vivons aujourd’hui dans le pays une véritable détresse écologique. D’autres acteurs de la société civile parlent, quant à eux, d’un désastre environnemental.</p>



<p>Face à ce constat aussi consternant qu’accablant, plusieurs initiatives locales ont vu le jour en Haïti : activités de reboisement, projets de reforestation, création d&rsquo;espaces de conservation naturelle, campagnes d’assainissement, programmes de sensibilisation et d’éducation environnementale. Par ailleurs, des initiatives légales d’envergure nationale ont également été adoptées, notamment le décret du 12 octobre 2005 relatif à la gestion de l’environnement et à la conduite citoyenne en faveur d’un développement durable, ainsi que le décret du 15 janvier 2021 portant sur l’intégration de l’éducation à l’environnement dans les curricula du système éducatif haïtien. Ces efforts visent à protéger l’environnement et à préserver l’ensemble de la biodiversité.</p>



<p>Malgré ces avancées, la dégradation de l’environnement haïtien se poursuit à un rythme alarmant. Plus que jamais, notre chère patrie, Haïti — jadis surnommée la perle des Antilles — a besoin de nouvelles perspectives et d’un engagement sincère pour sa régénération écologique.</p>



<p>À l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement, ce jeudi 5 juin 2025, célébrée sous le thème : « Vers un avenir sans plastique », nous, défenseurs de l’environnement, rappelons que depuis plusieurs décennies, la pollution plastique est omniprésente à travers le monde. En Haïti, elle s’infiltre dans l’eau que nous buvons, dans la nourriture que nous consommons et dans toutes nos activités quotidiennes. Toutefois, bien que la pollution plastique constitue un problème majeur à l’échelle nationale, elle demeure aussi l’un des défis environnementaux les plus accessibles à résoudre au sein de nos communautés, grâce à des solutions simples et parfois insoupçonnées.</p>



<p>C’est pourquoi nous lançons un vibrant appel à la restauration de l’environnement, à l’action collective et à un engagement résolu de la jeunesse dans la lutte pour la protection et la gestion durable de notre patrimoine naturel. Il est temps de reconstruire l’harmonie entre l’homme haïtien et la nature, dans une perspective de durabilité et d’avenir partagé.</p>



<p>Makenson JEAN<br>Juriste et défenseur de l’environnement</p>
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		<title>Le Cercle Polis s’ouvre au public : un nouvel élan pour la pensée, le dialogue et l’engagement intellectuel</title>
		<link>https://ameriqueinfo7.com/le-cercle-polis-souvre-au-public-un-nouvel-elan-pour-la-pensee-le-dialogue-et-lengagement-intellectuel/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[infoadmin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Jun 2025 00:27:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Tribune Libre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Amériqueinfo7 Créé le 13 juin 2022 dans un esprit de rigueur et d’indépendance critique, le Cercle Polis franchit aujourd’hui une étape décisive de son parcours. À l’initiative du professeur, politologue et journaliste Antoine Nérilus, ce <a class="mh-excerpt-more" href="https://ameriqueinfo7.com/le-cercle-polis-souvre-au-public-un-nouvel-elan-pour-la-pensee-le-dialogue-et-lengagement-intellectuel/" title="Le Cercle Polis s’ouvre au public : un nouvel élan pour la pensée, le dialogue et l’engagement intellectuel">[...]</a></p>
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<p>Amériqueinfo7</p>



<p>Créé le 13 juin 2022 dans un esprit de rigueur et d’indépendance critique, le Cercle Polis franchit aujourd’hui une étape décisive de son parcours. À l’initiative du professeur, politologue et journaliste Antoine Nérilus, ce forum de réflexion multidisciplinaire s’ouvre désormais au grand public, marquant ainsi son passage d’un cénacle confidentiel à une tribune ouverte sur le monde.</p>



<p>L’ouverture officielle du Cercle aura lieu le 13 juin 2025, à l’occasion d’une rencontre académique solennelle, dont les détails logistiques seront bientôt précisés. Cette date hautement symbolique correspond à l’anniversaire de sa fondation, consolidant l’ancrage temporel d’un projet intellectuel mûri dans la constance et le travail.</p>



<p>Dès l’origine, le Cercle Polis s’est donné pour mission de penser le présent dans toute sa complexité, en croisant les disciplines et en confrontant les points de vue. Il se veut un lieu d’exploration des grandes questions politiques, sociales, philosophiques, économiques et culturelles, dans une perspective exigeante, plurielle et résolument critique.</p>



<p>Pour son fondateur, l’ouverture au public est un acte de foi en la valeur du débat éclairé et de la construction partagée du savoir :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« Il ne s’agit pas de séduire ni de convaincre, mais de penser ensemble ce que nous sommes et ce que nous devenons. Le Cercle Polis est une vigie intellectuelle, une invitation à sortir des slogans pour entrer dans la complexité des faits, des idées et des valeurs », déclare Antoine Nérilus.</p>
</blockquote>



<p>Conçu comme un lieu de formation continue, de dialogue rigoureux et d’incubation intellectuelle, le Cercle Polis entend accompagner les esprits curieux, critiques et responsables. Il ambitionne de forger des citoyennes et citoyens éclairés, capables de comprendre les tensions du monde contemporain et d’y répondre avec discernement.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« Nous ne courons pas après l’actualité : nous la questionnons, nous la replaçons dans ses dynamiques de fond. Ce qui nous importe, ce n’est pas de parler fort, mais de penser juste », ajoute le professeur Nérilus.</p>
</blockquote>



<p>En s’ouvrant à un public élargi, le Cercle souhaite établir des passerelles entre les générations, les disciplines, les cultures et les expériences, à l’échelle d’Haïti mais également au sein de la francophonie et la créolophonie intellectuelles.</p>



<p>À l’heure des polarisations idéologiques, du relativisme rampant et de la fatigue démocratique, le Cercle Polis se positionne comme un espace de lucidité, de méthode et d’engagement éclairé. Il appelle les esprits libres, les étudiants, les enseignants, les chercheurs, les professionnels, les citoyens engagés — à s’y joindre pour nourrir ensemble le dialogue public de hauteur et de profondeur.</p>



<p>L’ouverture du Cercle n’est pas une simple formalité : c’est une invitation à repenser nos manières de débattre, de comprendre et d’agir. Une promesse, aussi, faite à toutes celles et ceux qui croient encore à la puissance des idées quand elles sont portées par l’honnêteté intellectuelle et le respect du réel.</p>



<p>Le rendez-vous est donné.</p>



<p>Amériqueinfo7</p>
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		<title>Voici les raisons selon lesquelles l’avant-projet de nouvelle Constitution haïtienne ne passera pas !</title>
		<link>https://ameriqueinfo7.com/voici-les-raisons-selon-lesquelles-lavant-projet-de-nouvelle-constitution-haitienne-ne-passera-pas/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[infoadmin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 01 Jun 2025 01:32:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Tribune Libre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À première vue, il semble évident que ce projet n’a aucune chance de triompher en Haïti, par les temps qui courent. Ses adversaires sont puissants, organisés, bruyants. Ils occupent les plateaux médiatiques, dominent les réseaux <a class="mh-excerpt-more" href="https://ameriqueinfo7.com/voici-les-raisons-selon-lesquelles-lavant-projet-de-nouvelle-constitution-haitienne-ne-passera-pas/" title="Voici les raisons selon lesquelles l’avant-projet de nouvelle Constitution haïtienne ne passera pas !">[...]</a></p>
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<p></p>



<p>À première vue, il semble évident que ce projet n’a aucune chance de triompher en Haïti, par les temps qui courent.</p>



<p>Ses adversaires sont puissants, organisés, bruyants. Ils occupent les plateaux médiatiques, dominent les réseaux d’influence, manipulent l’opinion, travestissent le débat. Ils affirment, avec aplomb, que ce texte serait antidémocratique, inapplicable, dangereux. Ils crient au complot, dénoncent un supposé recul, jurent fidélité à une Constitution de 1987 qu’ils ont pourtant maintes fois piétinée. En surface, tout porte à croire que cet avant-projet est condamné à mourir dans les flammes des passions partisanes.</p>



<p>Et pourtant. C’est précisément parce qu’il est audacieux, structurant, et potentiellement libérateur qu’il dérange autant. Car sous leurs vociférations, ce que redoutent réellement les détracteurs de ce projet, ce n’est pas son échec, mais bien son succès.</p>



<p>Ce texte — que d’aucuns veulent enterrer avant même qu’il ne vive — porte en lui une promesse : celle de refonder l’État haïtien sur des bases modernes, décentralisées et inclusives. Ses propositions ne sont pas des caprices technocratiques, mais des réponses lucides à des blocages systémiques. Pourquoi donc tant de haine, de calomnies, de manipulations autour d’un texte qui ose rêver d’un avenir meilleur ?</p>



<p>La réponse est simple : on ne change pas ce qui est à son avantage, peu importent les dégâts sur la société. Les bénéficiaires de l’ancien régime, habitués aux privilèges sans contrepartie, aux immunités sans devoirs, sentent que ce texte pourrait signer la fin de leur ère.</p>



<p>Les moines du système politique traditionnel — ministres véreux, parlementaires inutiles, gardiens d’un ordre établi fondé sur le clientélisme et l&rsquo;impunité — sortent de leurs retraites dorées pour défendre leurs bastions. Ils se mobilisent dans les médias de l’oligarchie, font la tournée des tribunes financées, brandissent des arguments aussi usés que leur modèle de gouvernance.</p>



<p>Pourtant, que propose donc ce texte pour susciter autant de peur ?<br>– Une véritable décentralisation budgétaire, brisant la centralisation étouffante de Port-au-Prince ;<br>– La remise en cause de la gérontocratie au profit de nouvelles générations compétentes ;<br>– L’auto-détermination des communes et des départements, gage d’une démocratie de proximité ;<br>– L’encadrement strict du parlementarisme haïtien, souvent otage de l’inefficacité ;<br>– Le renforcement juridique de la présidence, désormais comptable de ses actes ;<br>– La reconnaissance constitutionnelle des droits politiques de la diaspora ;<br>– La désignation officielle d’un chef de l’opposition pour structurer la vie politique ;<br>– L’instauration d’une loi sur la transparence du financement des campagnes électorales.</p>



<p>Ces réformes sont-elles vraiment antidémocratiques ? Ou bien constituent-elles plutôt une menace pour ceux qui profitent depuis trop longtemps d’un système corrompu, déséquilibré et bloqué ?</p>



<p>Il suffit de lire certains éditoriaux pour comprendre les intérêts en jeu. Frantz Duval, dont l’influence éditoriale se confond avec les intérêts bancaires d’un petit cercle, vilipende le texte. Jerry Tardieu, rescapé de la « Législature de la honte », fait chorus avec Pierre Agénor Cadet, fossoyeur de l’éducation nationale. Tous ont à perdre dans une nouvelle architecture politique fondée sur la compétence, la redevabilité et la transparence.</p>



<p>Leur hypocrisie éclate au grand jour. Car ce qu’ils reprochent au texte d’aujourd’hui, ils le reprochaient déjà à celui de 2021. La continuité de leur hostilité prouve que ce n’est pas le contenu qui les dérange, mais le changement lui-même. Leur posture n’est pas idéologique, elle est défensive, réactionnaire, corporatiste.</p>



<p>Il faut donc le dire avec force : les ennemis de ce texte sont les ennemis du progrès. Ils préfèrent l’immobilisme, la décadence organisée, l’État failli, à la perspective d’une République renouvelée. Et pourtant, ce projet est peut-être l’une des plus audacieuses propositions constitutionnelles depuis la chute des Duvalier. Il consacre 4 % du PIB à l’éducation, donne une représentation politique à la diaspora, institutionnalise la décentralisation, crée un gouvernorat régional : des mesures structurantes, visionnaires, courageuses.</p>



<p>Mais voilà, ceux qui rêvent de résurrection politique sur les ruines de la République craignent cette refondation. Ils ne veulent pas d’un État fort et juste, ils veulent un État captif. Leur discours est une imposture. Leur opposition est une imposture.</p>



<p>Qu’ils aillent donc hurler ailleurs. L’Histoire jugera. Le peuple tranchera.</p>



<p>Et, pendant que les fossoyeurs de la République conspirent, la nation, elle, espère.</p>



<p>Dr Michélot Oxil, PHD.</p>
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		<title>Le paradoxe de la survie en Haïti : entre une économie en décrépitude et la déliquescence de l’État.</title>
		<link>https://ameriqueinfo7.com/1541-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[infoadmin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 May 2025 01:32:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Tribune Libre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La situation actuelle d’Haïti résulte d’une conjugaison complexe d’événements structurels et conjoncturels impliquant des déterminants endogènes et exogènes. Parmi ces facteurs figurent notamment le poids historique de la dette coloniale, les catastrophes naturelles récurrentes, les <a class="mh-excerpt-more" href="https://ameriqueinfo7.com/1541-2/" title="Le paradoxe de la survie en Haïti : entre une économie en décrépitude et la déliquescence de l’État.">[...]</a></p>
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<p></p>



<p>La situation actuelle d’Haïti résulte d’une conjugaison complexe d’événements structurels et conjoncturels impliquant des déterminants endogènes et exogènes. Parmi ces facteurs figurent notamment le poids historique de la dette coloniale, les catastrophes naturelles récurrentes, les ingérences étrangères persistantes, la corruption systémique ainsi qu&rsquo;une pluralité de dynamiques sociohistoriques connexes. Ces données ont, à travers le temps déstabilisé les institutions étatiques et affaibli la fiabilité des citoyens en leur gouvernement. Malgré ces conditions acrimonieuses, les haïtiens ont toujours fait preuve de résilience, évoque une invraisemblance troublante : comment un peuple/pays peut-il survivre malgré une économie en dépression et un État en déliquescence ? A travers une analyse succincte, on va explorer les racines de ce paradoxe et les perspectives d’avenir pour le pays.</p>



<p><em>L’Etat haïtien : de la faiblesse à la déliquescence</em></p>



<p>Pour bien comprendre ces concepts, il faut distinguer trois notions : « <em>Etat faible</em> », « <em>État fragile</em> » et « <em>État défaillant/déliquescent</em>».<br>Un « <em>État faible</em> » rencontre des difficultés économiques et sociales, mais ses dirigeants manquent de moyens pour y répondre. Par exemple, selon André Corten ( <em>L’État faible : Haïti et la République Dominicaine</em> , 2011), c’est un État où le gouvernement ne parvient pas à satisfaire les besoins essentiels de la population (nourriture, santé, éducation…). Cette faiblesse est souvent entretenue par les élites politiques et économiques, qui pratiquent le favoritisme ou la corruption.<br>Un « <em>État fragile</em> » est un concept récent. Ici, le pouvoir est contesté : il y a des conflits violents à l’intérieur du pays, et les institutions ne garantissent plus la sécurité ni les services de base (hôpitaux, écoles…). La population perd confiance dans l’État.<br>Un « <em>État défaillant/déliquescent</em> » représente le niveau le plus grave. L’État ne remplit plus ses missions fondamentales (comme protéger les citoyens) et subit des crises humanitaires majeures. C’est le cas d’Haïti aujourd’hui selon de nombreux experts.</p>



<p><em>Pourquoi Haïti est-il considéré comme un État défaillant ?</em><br>D’après Norbert Elias ( <em>Dynamique de l’occident</em> , 1939), un État doit avoir une double monopolisation :</p>



<ol class="wp-block-list">
<li>« Le monopole de la violence légitime » (être le seul à pouvoir utiliser la force). Or en Haïti, 80% de la capitale Port-au-Prince et des grandes villes sont contrôlés par des gangs armés.</li>



<li>« Le monopole de la fiscalité ». L’État haïtien a trop peu de moyens pour percevoir des taxes, à cause d’institutions fiscales inefficaces.<br>À cela s’ajoutent d’autres problèmes : absence de services publics (eau, électricité…), crises humanitaires répétées, et une dépendance totale à l’aide internationale pour survivre, la justice est quasi absente favorisant l’impunité et la criminalité.<br>Il est important de souligner le rôle majeur de la corruption. Selon la Banque Mondiale, elle prive le pays de 30 à 40 % de ses revenus annuels. La corruption est au cœur d&rsquo;un système où l&rsquo;État enrichit une minorité au lieu de servir la population. Cela contribue à la dégradation de l&rsquo;État, entraînant instabilité politique, pauvreté et crise institutionnelle. Les élites économiques et politiques profitent de la corruption, négligeant l&rsquo;intérêt général. Les dirigeants gaspillent les fonds publics, favorisant l&rsquo;incompétence dans l&rsquo;administration. Certains politiciens et entrepreneurs corrompus financent des gangs pour contrôler des territoires et éliminer la concurrence. <em>Mécanismes de survie : l’économie informelle, les transferts de la diaspora et le soutien des ONG</em><br>Comme évoqué précédemment, la réalité de l’échec économique actuel du pays découle d’une conjonction de facteurs internes et externes. Pour pallier l’incapacité de l’État à répondre aux besoins fondamentaux, la population haïtienne déploie une créativité et une résilience remarquables à travers diverses alternatives. Le premier mécanisme de survie prédominant réside dans l’économie informelle. Celle-ci englobe, selon l’IOE (2023), 81 % des activités en milieu urbain et 42 % en milieu rural, réparties entre le commerce, l’agriculture et les petites et moyennes entreprises (PME). Roseman Aspilaire (2014) qualifie cette économie parallèle d’« amortisseur social » face aux chocs économiques, à la pauvreté endémique et au chômage massif hérités des ajustements structurels post-1990. Elle permet aux ménages modestes et à la classe moyenne d’accéder à des biens essentiels à des coûts abordables.<br>Par ailleurs, en l’absence de services bancaires formalisés, les systèmes mutualistes tels que les « <em>sabotay, sòl ou koperativ</em> » offrent une alternative pour contourner l’inaccessibilité des institutions financières traditionnelles. À cela s’ajoutent les transferts monétaires de la diaspora, lesquels représentent 38 % du PIB et constituent un rempart financier vital pour de nombreuses familles, leur permettant de subvenir aux nécessités quotidiennes et de participer à des investissements locaux. Enfin, le rôle crucial des ONG et des bailleurs internationaux doit être souligné : leurs interventions ciblent principalement les secteurs de la santé, de l’éducation et de l’aide humanitaire d’urgence. <em>Entre survie et pérennisation de l’échec de l’État</em></li>
</ol>



<p>Les paysans, les classes populaires et la classe moyenne sont clairement les premières victimes de l’effondrement de l’État. Le secteur informel, les transferts d’argent de la diaspora et la présence des ONG révèlent simplement la faiblesse d’un État à genoux. On dirait que l’État abandonne volontairement ses devoirs. Par exemple :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Il ne crée pas de conditions favorables pour les investissements, laissant les citoyens se débrouiller seuls dans des situations précaires.</li>



<li>Il ne met pas en place de protection sociale pour les plus pauvres, et reporte cette responsabilité sur la diaspora.</li>



<li>Il ignore les besoins de la population en éducation, santé et alimentation, laissant ce rôle aux ONG.<br>En réalité, ces organisations pillulent et contrôlent le pays de manière informelle, d’où le surnom de « <em>République des ONG</em> ». La fragilité des institutions et la vulnérabilité générale n’ont fait qu’augmenter leur pouvoir. Finalement, bien que vitale, la résilience des citoyens, l’aide de la diaspora et l’aide internationale montrent surtout une chose : l’État est absent. <em>Un paradoxe à dépasser</em></li>
</ul>



<p>Haïti incarne de manière frappante la coexistence paradoxale d’un État défaillant et d’un peuple résilient, dont l’ingéniosité pallie les carences institutionnelles. Toutefois, cette capacité à s’accommoder de l’invivable, contribue insidieusement à pérenniser l’effondrement étatique. Un tel équilibre précaire, cristallisant un sous-développement chronique, recèle un danger latent : il institutionnalise la précarité tout en différant l’urgence des réformes indispensables.<br>Pour rompre avec ce marasme, une reforme structurelle s’impose, conjuguant rigueur stratégique et synergie entre acteurs locaux et internationaux. Premièrement, il convient de briser l’engrenage de la dépendance financière, véritable piège de la fragilité, en renégociant avec le FMI un rééchelonnement voire une annulation partielle de la dette publique laquelle avoisinera 27 % du PIB d’ici 2025. Deuxièmement, le renforcement de l’arsenal juridique doit ériger en priorité la lutte contre la corruption endémique, fléau sapant toute transparence institutionnelle. Un dispositif législatif contraignant, assorti de mécanismes de contrôle indépendants, s’avère impératif. En dernier lieu, une réforme fiscale robuste s’impose pour moderniser l’administration fiscale et élargir l’assiette économique. Enfin, une refondation citoyenne de l’État est essentielle : restaurer la légitimité des institutions passera par une gouvernance inclusive, une éthique du service public et une éducation civique repensée. Seule cette convergence de mesures audacieuses, mue par une volonté politique inébranlable, permettra à Haïti de transcender les équilibres pervers et d’engager son émancipation socio-économique.</p>



<p><em>Carly-Marc Wensley ARCHILLE,</em> formation en sciences économiques et en Travail Social.</p>
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