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	<title>Archives des Tribune Libre - AmeriqueInfo7</title>
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	<description>Le symbole de l&#039;information</description>
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	<title>Archives des Tribune Libre - AmeriqueInfo7</title>
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	<item>
		<title>Massacre de Kenscoff : selon Pierre Espérance, l’État a laissé la population sans bouclier face aux balles des gangs</title>
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		<dc:creator><![CDATA[infoadmin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Aug 2026 17:26:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Tribune Libre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Port-au-Prince, le 26 août 2026 — Amérique Info7 Le massacre de Kenscoff continue de provoquer une onde de choc et de vives réactions à l’encontre du gouvernement de facto dirigé par M. Alix Didier Fils-Aimé. <a class="mh-excerpt-more" href="https://ameriqueinfo7.com/massacre-de-kenscoff-selon-pierre-esperance-letat-a-laisse-la-population-sans-bouclier-face-aux-balles-des-gangs/" title="Massacre de Kenscoff : selon Pierre Espérance, l’État a laissé la population sans bouclier face aux balles des gangs">[...]</a></p>
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<p><strong>Port-au-Prince, le 26 août 2026 — Amérique Info7</strong></p>



<p>Le massacre de Kenscoff continue de provoquer une onde de choc et de vives réactions à l’encontre du gouvernement de facto dirigé par M. Alix Didier Fils-Aimé. Le directeur exécutif du Réseau national de défense des droits humains (RNDDH), Pierre Espérance, pointe directement la responsabilité des autorités étatiques et sécuritaires dans ce nouveau carnage perpétré par des groupes armés opérant dans la commune de Kenscoff.</p>



<p>Intervenant ce mercredi matin à l’émission phare « Panel Magic », M. Espérance a notamment dénoncé l’absence de véhicules blindés des forces de l’ordre au moment des attaques menées contre plusieurs zones de la commune. Selon le défenseur des droits humains, cette absence de mesures adéquates pour protéger la population soulève de graves interrogations. Il va jusqu’à assimiler cette situation à un « complot étatique » contre les habitants de Kenscoff.</p>



<p>« Les bandits notoires ont proféré des menaces contre le centre-ville de Kenscoff à travers les réseaux sociaux. Cependant, les autorités centrales n’ont pris aucune disposition sécuritaire pour empêcher un tel massacre », a dénoncé Pierre Espérance.</p>



<p>Le directeur exécutif du RNDDH affirme par ailleurs que des véhicules blindés auraient été mobilisés pour assurer la sécurité de certains responsables gouvernementaux, alors que la population de Kenscoff faisait face aux menaces des groupes armés.</p>



<p><strong>@AmériqueInfo7</strong></p>
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		<title>Haïti – Éducation : Le pouvoir fixe la rentrée scolaire, mais les inquiétudes demeurent sur les conditions de sécurité</title>
		<link>https://ameriqueinfo7.com/haiti-education-le-pouvoir-fixe-la-rentree-scolaire-mais-les-inquietudes-demeurent-sur-les-conditions-de-securite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[infoadmin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 01 Aug 2026 23:48:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Tribune Libre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans un contexte de crise multidimensionnelle et croissante en Haïti, le gouvernement de facto, dirigé par l’homme d’affaires Alix Didier Fils-Aimé, vient de fixer la date officielle de la rentrée scolaire pour l’année académique 2026-2027. <a class="mh-excerpt-more" href="https://ameriqueinfo7.com/haiti-education-le-pouvoir-fixe-la-rentree-scolaire-mais-les-inquietudes-demeurent-sur-les-conditions-de-securite/" title="Haïti – Éducation : Le pouvoir fixe la rentrée scolaire, mais les inquiétudes demeurent sur les conditions de sécurité">[...]</a></p>
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<p></p>



<p>Dans un contexte de crise multidimensionnelle et croissante en Haïti, le gouvernement de facto, dirigé par l’homme d’affaires Alix Didier Fils-Aimé, vient de fixer la date officielle de la rentrée scolaire pour l’année académique 2026-2027. Selon le ministre de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle, Dr Vijonet Déméro, la rentrée scolaire est prévue pour le 7 septembre 2026, tout en mettant en avant l’intérêt des enfants et la protection de l’école, au-delà de toutes les divergences socio-politico-économiques.</p>



<p>Sous le thème « L’intérêt de nos enfants d’abord… », le titulaire du ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle a confirmé la date de la rentrée scolaire pour l’année académique 2026-2027 lors d’une rencontre d’échanges tenue le 31 juillet dernier à l’Hôtel Karibe Convention Center, avec l’implication des acteurs clés du système éducatif haïtien.</p>



<p>Dans son intervention, le ministre Vijonet Déméro a appelé à l’engagement de tous pour préserver l’école, qu’il présente comme le sanctuaire de la République d’Haïti. « Rien ne doit s’opposer à son fonctionnement. Tout doit être mis en œuvre pour la protéger », a-t-il déclaré. Le professeur Déméro a également invité les partenaires techniques et financiers, les membres du gouvernement, les cadres du MENFP et les syndicats à conjuguer leurs efforts et à privilégier l’avenir des enfants d’Haïti, au-dessus de toute autre considération.</p>



<p>« Je tends une main fraternelle aux syndicats pour bâtir un dialogue social constructif au bénéfice exclusif de nos enfants », a lancé le pasteur et homme politique Dr Vijonet Déméro, tout en réitérant la solidarité gouvernementale envers les parents.@AmeriqueInfo7</p>
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		<item>
		<title>Démocratie ou démocrature ? Quand la terminaison change tout en Haïti</title>
		<link>https://ameriqueinfo7.com/democratie-ou-democrature-quand-la-terminaison-change-tout-en-haiti/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[infoadmin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 04 Jul 2026 20:18:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Tribune Libre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La démocratie est souvent présentée comme l’horizon politique naturel des sociétés modernes. Elle évoque spontanément le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple. Pourtant, derrière cette définition classique se cache une réalité <a class="mh-excerpt-more" href="https://ameriqueinfo7.com/democratie-ou-democrature-quand-la-terminaison-change-tout-en-haiti/" title="Démocratie ou démocrature ? Quand la terminaison change tout en Haïti">[...]</a></p>
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<p>La démocratie est souvent présentée comme l’horizon politique naturel des sociétés modernes. Elle évoque spontanément le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple. Pourtant, derrière cette définition classique se cache une réalité institutionnelle, sociologique et historique bien plus complexe. Dans de nombreuses sociétés contemporaines, les institutions démocratiques subsistent en apparence, alors même que leur substance s’érode progressivement. C’est dans cet espace ambigu qu’émerge la notion de démocrature, concept forgé pour désigner des régimes hybrides combinant des formes démocratiques avec des pratiques autoritaires. Le cas haïtien mérite aujourd’hui une analyse rigoureuse à la lumière de cette tension entre démocratie proclamée et autoritarisme latent.</p>



<p>Le terme démocratie trouve son origine dans le grec ancien demos (peuple) et kratos (pouvoir), signifiant littéralement « pouvoir du peuple ». Dans sa conception moderne, la démocratie ne se réduit pas au simple exercice du vote. Elle repose sur un ensemble de principes fondamentaux : la souveraineté populaire, la participation citoyenne, l’État de droit, la protection des libertés publiques, le pluralisme politique et la limitation du pouvoir par des mécanismes institutionnels.</p>



<p>Les sciences sociales ont largement démontré que la démocratie ne peut être comprise uniquement sous un angle juridique. Elle constitue également un fait social total, au sens où elle engage les structures de pouvoir, les rapports sociaux et les pratiques culturelles d’une société. Le sociologue français Pierre Bourdieu rappelait que les institutions politiques sont aussi des espaces de reproduction du pouvoir symbolique. Autrement dit, une démocratie peut exister formellement dans ses textes tout en étant vidée de sa substance dans la pratique.</p>



<p>Parmi les penseurs majeurs de la démocratie moderne, Montesquieu occupe une place centrale. Dans son œuvre De l’esprit des lois, il formule le principe fondamental de la séparation des pouvoirs. Selon lui, la liberté politique ne peut être garantie que si le pouvoir est divisé entre plusieurs institutions indépendantes. Il distingue ainsi trois pouvoirs : le pouvoir législatif, chargé de faire les lois ; le pouvoir exécutif, chargé de les appliquer ; et le pouvoir judiciaire, chargé de sanctionner leur violation.</p>



<p>Montesquieu écrit que « tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser ». Cette observation conserve une actualité remarquable. Pour éviter l’arbitraire, chaque pouvoir doit limiter l’autre dans une logique d’équilibre et de contrôle mutuel. La séparation des pouvoirs constitue donc l’un des piliers les plus solides de la démocratie moderne. Lorsqu’un pouvoir absorbe ou neutralise les autres, la démocratie s’affaiblit et laisse place à des formes de domination plus autoritaires.</p>



<p>Cette réflexion sera prolongée par Alexis de Tocqueville dans son ouvrage majeur, De la démocratie en Amérique. Tocqueville y étudie la société américaine du XIXe siècle pour comprendre les dynamiques profondes de la démocratie moderne. Son analyse dépasse largement les institutions électorales. Il montre que la démocratie repose aussi sur des mœurs, des habitudes sociales et une culture politique favorable à la participation citoyenne.</p>



<p>L’une des contributions majeures de Tocqueville réside dans son analyse du danger de la « tyrannie de la majorité ». Il souligne qu’une société peut être démocratique dans ses procédures tout en produisant de nouvelles formes de domination. Pour lui, la vitalité démocratique dépend de l’existence d’associations autonomes, d’une presse libre, d’une opposition réelle et d’un esprit civique fort. En d’autres termes, la démocratie exige un espace public vivant où le pouvoir peut être contesté.</p>



<p>C’est précisément à partir de ces critères qu’il devient possible de comprendre le concept de démocrature. Ce terme, contraction de démocratie et dictature, désigne un régime politique qui conserve des apparences démocratiques — constitution, institutions, discours légalistes — tout en affaiblissant systématiquement les mécanismes de contrôle, de représentation et d’alternance. La démocrature n’abolit pas toujours formellement la démocratie ; elle la vide progressivement de sa substance.</p>



<p>Dans une démocrature, les élections sont absentes, retardées, manipulées ou privées de leur sens véritable. L’opposition existe parfois juridiquement mais demeure politiquement marginalisée, fragilisée ou incapable d’influencer les décisions. Le renouvellement du personnel politique devient rare, créant une reproduction quasi fermée des élites dirigeantes. Le pouvoir se personnalise, les institutions s’affaiblissent et la confiance citoyenne s’effondre.</p>



<p>L’analyse sociologique de la situation haïtienne révèle plusieurs éléments caractéristiques d’un tel régime hybride. Depuis plusieurs années, Haïti traverse une crise institutionnelle profonde marquée par l’absence d’élections régulières. Or, dans une démocratie, l’élection ne représente pas seulement un mécanisme administratif de désignation des gouvernants ; elle constitue un rituel fondamental de légitimation du pouvoir. Sans élections, la souveraineté populaire cesse de s’exprimer de manière institutionnelle.</p>



<p>L’absence prolongée de consultations électorales produit un vide politique majeur. Elle suspend le principe de reddition de comptes et prive les citoyens du droit de sanctionner ou de renouveler leurs dirigeants. Cette situation favorise la concentration du pouvoir entre les mains d’acteurs non élus ou insuffisamment légitimés.</p>



<p>À cela s’ajoute l’affaiblissement d’une véritable opposition politique. Une démocratie vivante suppose l’existence d’acteurs capables de critiquer, proposer des alternatives et structurer le débat public. L’opposition n’est pas un obstacle à la gouvernance ; elle est une condition essentielle de l’équilibre démocratique. Lorsqu’elle disparaît, se fragmente ou perd sa capacité de mobilisation, le pluralisme politique se réduit considérablement.</p>



<p>Le non-renouvellement du personnel politique constitue également un indicateur sociologique important. Lorsque les mêmes élites dominent durablement l’espace politique, les mécanismes d’ouverture sociale se referment. La circulation des élites, concept central en sociologie politique, devient bloquée. De nouveaux acteurs — jeunes, femmes, groupes historiquement marginalisés — peinent à accéder aux sphères décisionnelles. Le champ politique cesse alors d’être un espace de compétition ouverte pour devenir un espace de reproduction oligarchique.</p>



<p>Le cas haïtien invite ainsi à une réflexion profonde : sommes-nous encore dans une démocratie fonctionnelle ou dans une démocrature institutionnalisée ? L’absence d’élections, la faiblesse de l’opposition, la crise de représentativité et l’absence de renouvellement du personnel politique constituent autant de signaux préoccupants.</p>



<p>Il serait toutefois réducteur d’analyser cette situation uniquement sous l’angle institutionnel. Sociologiquement, la démocrature prospère aussi sur la fatigue civique, la désillusion collective et l’effritement du lien entre citoyens et institutions. Lorsqu’une population cesse de croire que le vote peut produire du changement, l’abstention symbolique s’installe, ouvrant davantage d’espace à la captation du pouvoir.</p>



<p>Haïti se trouve aujourd’hui à un carrefour historique. La question n’est plus seulement de savoir si des institutions démocratiques existent sur le papier, mais si elles fonctionnent réellement comme instruments de représentation, de contrôle et de renouvellement du pouvoir. Entre démocratie et démocrature, la différence ne réside pas simplement dans une terminaison linguistique ; elle traduit une transformation profonde du rapport entre État, pouvoir et société.</p>



<p>En définitive, la démocratie n’est jamais acquise. Elle se construit, se défend et se renouvelle constamment. Là où les élections disparaissent, où l’opposition s’efface et où le pouvoir cesse d’être contrôlé, la démocratie devient un mot vidé de sa substance. Dans le contexte haïtien actuel, la frontière entre démocratie et démocrature semble de plus en plus mince, au point de nous obliger à interroger lucidement la nature réelle du régime que nous vivons.</p>
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		<title>AyitiLab : la Fondation Avenir, le MCI et l’ESIH lancent un accélérateur pour les startups technologiques haïtiennes.</title>
		<link>https://ameriqueinfo7.com/ayitilab-la-fondation-avenir-le-mci-et-lesih-lancent-un-accelerateur-pour-les-startups-technologiques-haitiennes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[infoadmin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Jun 2026 16:59:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Tribune Libre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Port-au-Prince, le 30 juin 2026 – La Fondation Avenir a officiellement lancé, le lundi 29 juin, les activités d’AyitiLab, un accélérateur d’entreprises technologiques, à la suite de la signature d’un protocole d’accord avec le Ministère <a class="mh-excerpt-more" href="https://ameriqueinfo7.com/ayitilab-la-fondation-avenir-le-mci-et-lesih-lancent-un-accelerateur-pour-les-startups-technologiques-haitiennes/" title="AyitiLab : la Fondation Avenir, le MCI et l’ESIH lancent un accélérateur pour les startups technologiques haïtiennes.">[...]</a></p>
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<p><strong>Port-au-Prince, le 30 juin 2026</strong> – La Fondation Avenir a officiellement lancé, le lundi 29 juin, les activités d’<strong>AyitiLab</strong>, un accélérateur d’entreprises technologiques, à la suite de la signature d’un protocole d’accord avec le <strong>Ministère du Commerce et de l’Industrie (MCI)</strong> et l’<strong>École Supérieure d’Infotronique d’Haïti (ESIH)</strong>. La cérémonie s’est tenue au siège de la Fondation, à Delmas 83.</p>



<p>Valable pour une durée de deux ans, ce partenariat vise à soutenir l’innovation et l’entrepreneuriat des jeunes en Haïti. Selon les responsables, <strong>AyitiLab</strong> accompagnera <strong>100 startups technologiques</strong> et ambitionne de contribuer à la création de <strong>500 emplois directs et indirects</strong>.</p>



<p>Le président de la Fondation Avenir, <strong>Etzer Emile</strong>, a présenté AyitiLab comme une réponse aux difficultés rencontrées par les jeunes entrepreneurs pour développer et commercialiser leurs projets. De son côté, <strong>Japhe Mercier</strong> a précisé que le programme offrira du mentorat, des formations techniques et un accompagnement à des jeunes âgés de <strong>15 à 40 ans</strong>, avec une attention particulière aux femmes entrepreneures.</p>



<p>Le ministre du Commerce et de l’Industrie, <strong>James Monazard</strong>, a confirmé l’appui du MCI, notamment pour l’enregistrement des marques, la création d’entreprises et les démarches liées à l’import-export.</p>



<p>Le directeur général de l’ESIH, <strong>Patrick Attié</strong>, a indiqué que son institution mettra son expertise au service des startups en proposant des formations en développement logiciel, intelligence artificielle, cybersécurité, gestion des données et réseaux.</p>



<p>À travers cette initiative, les partenaires souhaitent favoriser l’émergence d’un écosystème technologique structuré en Haïti et renforcer les opportunités offertes à la jeunesse haïtienne.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Diplomatie haïtienne en Asie : quand l’ambassade devient l’obstacle</title>
		<link>https://ameriqueinfo7.com/diplomatie-haitienne-en-asie-quand-lambassade-devient-lobstacle/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[infoadmin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Jun 2026 02:23:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Tribune Libre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>ANALYSE DES FAITS Pratiques financières opaques, procédures coercitives, violations du droit local : analyse de la section consulaire de l’Ambassade d’Haïti au Vietnam Il existe des situations qui, par leur banalité même, révèlent l’état profond <a class="mh-excerpt-more" href="https://ameriqueinfo7.com/diplomatie-haitienne-en-asie-quand-lambassade-devient-lobstacle/" title="Diplomatie haïtienne en Asie : quand l’ambassade devient l’obstacle">[...]</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>ANALYSE DES FAITS</p>



<p></p>



<p><strong>Pratiques financières opaques, procédures coercitives, violations du droit local : analyse de la section consulaire de l’Ambassade d’Haïti au Vietnam</strong></p>



<p>Il existe des situations qui, par leur banalité même, révèlent l’état profond d’une institution.</p>



<p>Renouveler un passeport à l’étranger est l’une des démarches les plus importantes de la vie consulaire. C’est aussi, pour tout État sérieux, l’une des vitrines les plus visibles de sa capacité à gouverner à distance et à protéger ses citoyens où qu’ils se trouvent.</p>



<p>Pour des centaines d’Haïtiens établis en Asie — cadres, entrepreneurs, étudiants et professionnels — cette démarche ordinaire se transforme en parcours d’obstacles. Une analyse détaillée des échanges entre la section consulaire de l’Ambassade d’Haïti au Vietnam et l’un de ses ressortissants résidant à Hô Chi Minh-Ville met en lumière des pratiques administratives et financières obscures qui interrogent sérieusement la gouvernance de cette représentation diplomatique.</p>



<p><strong>Le formulaire pris en otage</strong></p>



<p>Dans toute administration moderne, le formulaire de demande constitue la pierre angulaire de toute procédure administrative : il formalise la démarche du citoyen, engage les parties concernées et génère une trace juridique opposable.</p>



<p>À l’Ambassade d’Haïti au Vietnam, ce principe élémentaire semble inversé. La section consulaire conditionne la transmission du formulaire à la réception préalable d’un dossier accompagné du paiement intégral des frais.</p>



<p>« Vous n’aurez pas le formulaire avant d’avoir soumis un dossier complet […] avec tous les documents indiqués, plus les frais. »</p>



<p>En clair, le ressortissant est contraint de se dessaisir de ses pièces justificatives et de sommes en espèces sans avoir signé le moindre engagement contractuel, sans reçu formalisé et sans aucune garantie écrite quant au traitement de son dossier. En cas de perte, de litige ou de non-acheminement, le demandeur ne dispose d’aucun recours légal dûment documenté.</p>



<p>Ce renversement de la procédure standard ne constitue pas une simplification administrative. Il expose unilatéralement le citoyen à un risque que l’institution devrait précisément absorber.</p>



<p><strong>Le virement bancaire qualifié d’irrégularité</strong></p>



<p>Le volet financier de cette affaire est sans doute le plus révélateur.</p>



<p>Confrontée à l’impossibilité légale, pour un résident étranger, d’acquérir des dollars américains (USD) en espèces au Vietnam — les lois vietnamiennes visant à lutter contre la dollarisation de l’économie l’interdisant formellement sous peine de sanctions pénales — la section consulaire a été amenée à envisager un paiement par virement bancaire international.</p>



<p>La formulation utilisée dans la correspondance officielle est pour le moins surprenante :</p>



<p>« Nous devons explorer la possibilité que vous soumettiez le paiement par transfert bancaire au compte USD de l’ambassade. Pour cela, nous devons demander au Ministère des Affaires étrangères (MAE) son autorisation avant de procéder à cette transaction irrégulière qui sera reflétée dans les rapports financiers liés au compte. »</p>



<p>Un virement SWIFT, mécanisme bancaire officiel, traçable et conforme aux standards comptables internationaux, est ainsi qualifié de « transaction irrégulière ». La raison invoquée : il sera reflété dans les rapports financiers.</p>



<p>Par déduction logique, le protocole considéré comme régulier consisterait donc à collecter des liquidités en dollars transitant par courrier postal, un flux qui, précisément, n’apparaît dans aucun rapport comptable formel.</p>



<p>La question qui en découle est autant comptable qu’institutionnelle : les frais consulaires perçus en espèces par les représentations diplomatiques haïtiennes à l’étranger sont-ils intégralement retracés dans les comptes de l’État ? Et si oui, sous quelle ligne budgétaire apparaissent-ils ?</p>



<p><strong>Une réceptionniste en guise de protocole d’audit</strong></p>



<p>Pour pallier la méfiance légitime d’un ressortissant contraint d’envoyer des espèces par la poste, la section consulaire a proposé une solution de fortune : filmer l’ouverture des enveloppes à leur réception.</p>



<p>Une réceptionniste, mandatée à cet effet, enregistrerait et identifierait chaque envoi face à la caméra.</p>



<p>« J’ordonnerai à notre réceptionniste de faire l’enregistrement vidéo de l’ouverture de l’enveloppe scellée telle que reçue. Elle ouvrira l’enveloppe, nommera et présentera chaque élément inclus à la caméra. »</p>



<p>Cette proposition, présentée comme un gage de transparence totale, constitue en réalité l’aveu d’une défaillance structurelle.</p>



<p>Une ambassade est une institution d’État soumise à des obligations de contrôle interne, d’audit et de traçabilité financière. Remplacer ces mécanismes par une simple vidéo artisanale ne saurait tenir lieu de procédure de transparence.</p>



<p>Cela révèle l’absence d’un protocole standardisé de gestion des valeurs et met en lumière une profonde carence en matière de conformité institutionnelle.</p>



<p><strong>Une diplomatie qui expose ses citoyens à des infractions locales</strong></p>



<p>La dimension juridique de cette affaire ne saurait être éludée.</p>



<p>En maintenant initialement l’exigence d’un paiement en espèces en dollars américains, sans proposer d’alternative légale, l’ambassade a placé son ressortissant dans une situation intenable : se procurer cette devise par des canaux informels, notamment les fameux « gold shops » vietnamiens, au risque direct de violer le droit pénal du pays hôte.</p>



<p>Les conventions de Vienne sur les relations diplomatiques imposent explicitement aux missions étrangères de respecter les lois et règlements de l’État accréditaire.</p>



<p>L’ignorance du cadre légal vietnamien ne constitue pas une circonstance atténuante pour une représentation diplomatique. Elle pourrait être interprétée comme une faute de gestion potentiellement préjudiciable aux ressortissants qu’elle est censée servir.</p>



<p><strong>Un dysfonctionnement systémique, pas conjoncturel</strong></p>



<p>Il serait commode de réduire ces faits à une simple question de moyens.</p>



<p>L’Ambassade d’Haïti au Vietnam est, comme de nombreuses représentations haïtiennes à travers le monde, une structure à effectifs réduits opérant dans un contexte institutionnel national fragilisé. Ces contraintes sont réelles et doivent être reconnues.</p>



<p>Mais elles n’expliquent pas tout.</p>



<p>L’analyse de cette correspondance met en évidence non pas un manque de ressources, mais une culture institutionnelle de l’informel : une configuration dans laquelle les mécanismes de transparence, les formulaires préalables, les virements bancaires et le respect des lois locales sont perçus comme des obstacles ou des anomalies, tandis que les arrangements discrétionnaires et les flux non documentés constituent la norme opérationnelle.</p>



<p>Ce type de culture ne se corrige pas par l’ajout de personnel. Il exige une réforme de la gouvernance, une obligation de résultats et une volonté politique clairement affirmée au niveau du ministère des Affaires étrangères et des Cultes à Port-au-Prince.</p>



<p><strong>Ce que la diaspora est en droit d’exiger</strong></p>



<p>Les membres de la diaspora haïtienne établis en Asie ne demandent pas l’impossible.</p>



<p>Ils demandent ce que tout ressortissant d’une nation sérieuse obtient naturellement : des procédures claires, des paiements dématérialisés, des reçus officiels et une administration consulaire qui connaît et respecte le cadre légal dans lequel elle opère.</p>



<p>Quatre mesures s’imposent à court terme :</p>



<ol class="wp-block-list">
<li>La dématérialisation immédiate des paiements consulaires. En 2026, aucun frais officiel ne devrait transiter par enveloppe postale. Le virement bancaire doit devenir la norme et non l’exception.</li>



<li>Un audit indépendant de la gestion financière des représentations diplomatiques haïtiennes à l’étranger, en priorité celles couvrant de vastes zones géographiques avec une supervision directe limitée.</li>



<li>La mise en conformité des procédures consulaires avec les législations des pays d’accueil, sans exception ni dérogation informelle.</li>



<li>La publication en ligne d’un guide consulaire public, clair et opposable, détaillant les étapes, les frais exacts et les modalités de traitement de chaque service, accessible sans condition préalable.</li>
</ol>



<p>La crédibilité d’un État se mesure aussi à la façon dont il traite ses citoyens les plus éloignés.</p>



<p>Pour la diplomatie haïtienne, le chemin vers cette crédibilité passe par une exigence simple, mais non négociable : la transparence.</p>



<p><strong>Note de l’auteur</strong></p>



<p>Cet article ne constitue ni une attaque personnelle contre des individus ni un règlement de comptes. Il repose sur l’analyse de correspondances consulaires officielles échangées entre un ressortissant haïtien résidant au Vietnam et la section consulaire de l’Ambassade d’Haïti à Hanoï.</p>



<p>Les citations reproduites dans ce texte le sont fidèlement et dans leur contexte d’origine.</p>



<p>Les documents et correspondances sur lesquels s’appuie cette analyse peuvent être mis à la disposition des journalistes, chercheurs ou autorités compétentes souhaitant en vérifier l’authenticité et le contenu.</p>



<p><strong>Stevenson Jean-Louis</strong><br><em>Expert en commerce international et en relations internationales, basé en Asie du Sud-Est.</em></p>
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		<title>La Fondation Avenir lance le projet « Espace Civique » pour renforcer la participation citoyenne des jeunes</title>
		<link>https://ameriqueinfo7.com/la-fondation-avenir-lance-le-projet-espace-civique-pour-renforcer-la-participation-citoyenne-des-jeunes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[infoadmin]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Jun 2026 01:14:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Tribune Libre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Port-au-Prince, 9 juin 2026 – La salle de conférence de la Fondation Avenir, à Delmas 83, a accueilli ce mardi la cérémonie officielle de lancement du projet « Espace Civique », une initiative ambitieuse visant <a class="mh-excerpt-more" href="https://ameriqueinfo7.com/la-fondation-avenir-lance-le-projet-espace-civique-pour-renforcer-la-participation-citoyenne-des-jeunes/" title="La Fondation Avenir lance le projet « Espace Civique » pour renforcer la participation citoyenne des jeunes">[...]</a></p>
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<p></p>



<p><strong>Port-au-Prince, 9 juin 2026</strong> – La salle de conférence de la Fondation Avenir, à Delmas 83, a accueilli ce mardi la cérémonie officielle de lancement du projet <strong>« Espace Civique »</strong>, une initiative ambitieuse visant à promouvoir l’engagement citoyen des jeunes Haïtiens à travers les technologies numériques.</p>



<p>Mis en œuvre par la Fondation Avenir en partenariat avec le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) et financé par le Fonds des Nations Unies pour la consolidation de la paix (PBF), le projet a réuni des représentants des Nations Unies, des institutions publiques, des organisations de la société civile, du secteur académique, du monde technologique ainsi que de nombreuses organisations de jeunesse.</p>



<p>Dans son allocution d’ouverture, le président de la Fondation Avenir, Etzer Émile, a souligné l’importance de redonner aux jeunes une place centrale dans la vie publique. Il a présenté le projet comme une réponse concrète aux défis liés au cyberharcèlement.</p>



<p>Le projet <strong>Espace Civique</strong> repose sur cinq composantes technologiques majeures : un chatbot WhatsApp d’information civique, une plateforme de signalement citoyen des violences numériques, un système d’analyse prédictive destiné à anticiper certaines dynamiques sociales, un tableau de bord de gouvernance favorisant la transparence publique, ainsi qu’un hackathon citoyen visant à mobiliser la créativité des jeunes autour de solutions innovantes.</p>



<p>Le représentant du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) en Haïti, Arnaud Royer, a renouvelé, lors de son intervention, son intérêt et son soutien aux initiatives de la société civile visant à renforcer l’accès à l’information, la participation citoyenne et la culture démocratique, notamment dans un contexte préélectoral. Il a salué le travail de la Fondation Avenir et a invité les jeunes à renforcer leur implication citoyenne dans la recherche de la paix et du progrès social en Haïti.</p>



<p>La cérémonie s’est poursuivie par un panel de discussion intitulé : <strong>« Jeunesse, devoir civique et gouvernance numérique : quels enjeux ? »</strong>. Au cours de leurs interventions, les panélistes Patrick Atiié, directeur de l’ESIH, et Stéphanie Sophie Louis, présidente du Gouvernement de Jeunesse, ont abordé plusieurs thèmes, notamment la participation des jeunes à la vie publique, les défis liés à la désinformation et aux discours de haine, ainsi que le potentiel des outils numériques dans la promotion des droits humains, de la bonne gouvernance, de la démocratie et de la participation politique des femmes.</p>



<p>Un déjeuner de réseautage a ensuite permis aux invités de poursuivre les discussions dans une atmosphère conviviale.</p>



<p>À travers cette initiative, la Fondation Avenir entend contribuer à bâtir un espace civique plus inclusif, où la jeunesse haïtienne pourra faire entendre sa voix et participer activement à la construction de l’avenir du pays.</p>
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		<title>Bras de fer entre le Conseil électoral provisoire et l’Exécutif haïtiens : analyse juridique et institutionnelle</title>
		<link>https://ameriqueinfo7.com/bras-de-fer-entre-le-conseil-electoral-provisoire-et-lexecutif-haitiens-analyse-juridique-et-institutionnelle/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[infoadmin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Jun 2026 20:44:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Tribune Libre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Professeur Antoine NERILUS Dans l’architecture constitutionnelle haïtienne, la compétence d’initiative en matière de préparation du cadre normatif électoral est principalement attribuée au Conseil électoral provisoire (CEP). Cette attribution découle notamment de l’article 197 de la <a class="mh-excerpt-more" href="https://ameriqueinfo7.com/bras-de-fer-entre-le-conseil-electoral-provisoire-et-lexecutif-haitiens-analyse-juridique-et-institutionnelle/" title="Bras de fer entre le Conseil électoral provisoire et l’Exécutif haïtiens : analyse juridique et institutionnelle">[...]</a></p>
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<p></p>



<p>Professeur Antoine NERILUS</p>



<p>Dans l’architecture constitutionnelle haïtienne, la compétence d’initiative en matière de préparation du cadre normatif électoral est principalement attribuée au Conseil électoral provisoire (CEP).</p>



<p>Cette attribution découle notamment de l’article 197 de la Constitution de 1987, qui confère au CEP la mission d’organiser et de superviser les opérations électorales sur l’ensemble du territoire national.</p>



<p>Dans cette perspective, l’élaboration technique du projet de décret électoral relève de sa compétence administrative et spécialisée, ce qui constitue un pilier fondamental de son autonomie fonctionnelle et de la crédibilité du processus électoral.</p>



<p>Cette autonomie est toutefois de nature fonctionnelle et non absolue, puisqu’elle s’inscrit dans un ordre institutionnel coordonné. Une autonomie non absolue. Je le répète.</p>



<p>Ceci étant dit, la phase de conception du projet de décret ne saurait être confondue avec sa valeur juridique définitive.</p>



<p>En droit public haïtien, l’intervention de l’Exécutif dans le processus normatif s’inscrit dans une logique de contrôle, de mise en cohérence et de validation politique des actes préparatoires.</p>



<p>À ce titre, l’article 191 de l’Arrêté du 12 septembre 2005 portant organisation et fonctionnement du Conseil électoral provisoire prévoit explicitement la transmission des projets élaborés par le CEP à l’Exécutif, lequel dispose du pouvoir de les examiner, de les harmoniser et de les promulguer conformément aux exigences de l’intérêt général.</p>



<p>Cette intervention ne constitue donc pas une usurpation de compétence, mais une étape procédurale relevant du fonctionnement normal de l’État de droit.</p>



<p>Dans le contexte haïtien contemporain, marqué depuis 2022 par une crise institutionnelle prolongée, caractérisée notamment par l’absence d’un Président élu et la reconfiguration de facto de certaines prérogatives de l’Exécutif, les frontières traditionnelles entre les fonctions institutionnelles ont connu une certaine porosité.</p>



<p>Cette situation exceptionnelle a entraîné une relecture pragmatique des rapports entre les institutions, sans pour autant abolir leurs compétences respectives.</p>



<p>Le CEP demeure l’organe technique de conception du processus électoral, tandis que l’Exécutif conserve ses prérogatives de validation, de correction et de promulgation des textes réglementaires. La doctrine classique du droit constitutionnel rappelle, à cet égard, que la séparation des pouvoirs n’exclut pas la collaboration fonctionnelle, surtout en période de transition institutionnelle.</p>



<p>Enfin, l’article 191 de l’Arrêté de 2005 doit être interprété non comme une subordination du CEP, mais comme un mécanisme d’articulation institutionnelle. Il organise une complémentarité normative entre l’indépendance technique de l’organe électoral et la responsabilité politique de l’Exécutif dans la cohérence globale de l’action publique.</p>



<p>Dans cette logique, les corrections apportées par le Conseil des ministres à un projet de décret électoral ne sont pas, en soi, irrégulières, dès lors qu’elles ne dénaturent pas l’économie générale du texte ni ne remettent en cause l’autonomie fonctionnelle du CEP.</p>



<p>Les principes généraux du droit administratif et constitutionnel consacrent d’ailleurs l’idée selon laquelle la légitimité d’un acte normatif repose autant sur sa qualité technique que sur sa cohérence institutionnelle.</p>



<p>Enfin, le véritable enjeu ne réside pas dans l’existence d’un dialogue, voire de tensions, entre le CEP et l’Exécutif, mais dans la manière dont ce dialogue est conduit. Toute instrumentalisation politique, toute lecture partisane ou toute méconnaissance des textes juridiques applicables risque d’alimenter des crispations institutionnelles inutiles et ridicules.</p>



<p>Dans un contexte national déjà fragile, il importe d’éviter que l’ignorance juridique ou la politicaillerie de part et d’autre ne transforme un mécanisme normal de coopération institutionnelle en source de crise supplémentaire.</p>



<p>La stabilité du processus électoral dépend avant tout du respect rigoureux du droit, de la retenue politique et de la responsabilité des acteurs institutionnels.</p>



<p>Antoine NERILUS, doctorant en sciences politiques, mastérant en Histoire, Mémoire et Patrimoine à l&rsquo;UEH, Professeur à l&rsquo;Université d&rsquo;État d&rsquo;Haïti, Spécialiste en enseignement des langues vivantes (ENS/UEH), citoyen très engagé et responsable.</p>



<p>3 juin 2026.</p>
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		<title>L&#8217;ancien Colonel Himmler RÉBU alerte la population haïtienne sur des possibles « élections des filous-fuyards »</title>
		<link>https://ameriqueinfo7.com/lancien-colonel-himmler-rebu-alerte-la-population-haitienne-sur-des-possibles-elections-des-filous-fuyards/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[infoadmin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 May 2026 00:37:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Tribune Libre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>PERPLEXITE NO 34 PAS AUX ÉLECTIONS DES FILOUS-FUYARDS Je tente depuis un certain temps de mesurer le niveau d&#8217;appréciation…voire de respect des courageux bataillons d&#8217;employés de la fonction publique vis-à-vis de leurs supérieurs hiérarchiques, aujourd&#8217;hui <a class="mh-excerpt-more" href="https://ameriqueinfo7.com/lancien-colonel-himmler-rebu-alerte-la-population-haitienne-sur-des-possibles-elections-des-filous-fuyards/" title="L&#8217;ancien Colonel Himmler RÉBU alerte la population haïtienne sur des possibles « élections des filous-fuyards »">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>PERPLEXITE NO 34</p>



<p><em>PAS AUX ÉLECTIONS DES FILOUS-FUYARDS</em></p>



<p>Je tente depuis un certain temps de mesurer le niveau d&rsquo;appréciation…voire de respect des courageux bataillons d&#8217;employés de la fonction publique vis-à-vis de leurs supérieurs hiérarchiques, aujourd&rsquo;hui doctorants ou docteurs confirmés dans la fuite, le déni, la lâcheté et…oh ! Bonheur suprême…la « filouterie » !</p>



<p>Bien malin celui qui connaît,aujourd&rsquo;hui, les adresses de nos chefs « apparemment” en fuite. Les bandits ont pris le bicentenaire, le Premier Ministre se réfugie à la « résidence ». Ils prennent le palais de justice et expliquent pourquoi. Notre roi imaginaire Ariel Henry se drape dans le déni « wap bay move nouvèl » balance-t-il au journaliste qui lui demande ce qu&rsquo;il va faire. C&rsquo;est vrai qu&rsquo;un premier ministre ne peut admettre la fuite de la justice d&rsquo;un pays face à des bandits conquérants.</p>



<p>Des gens sont massacrés par centaines…nos pseudos chefs répondent par le déni silencieux. Du premier ministre jusqu&rsquo;au dernier octon ça dégringole au bas de l&rsquo;échelle. Et…les citoyens ne savent plus où trouver les serviteurs de l&rsquo;État contraints de suivre leurs fuyards de chefs qui découvrent, avec une malicieuse joie, le juteux business des locations ou achats intéressés de maisons…même d&rsquo;hôtels à l&rsquo;abandon pour ministères réfugiés. Quant au peuple repoussé dans les abris sans AUCUN ESPOIR de retour c&rsquo;est de la résilience ; pour les chefs je cherche encore le qualificatif.</p>



<p>Il faut bien admettre que cette culture de la fatalité bienheureuse a commencé avec le tremblement de terre. Seul l&rsquo;infortuné Jovenel Moïse avait posé le problème de la reconstruction du palais national. On en était arrivé à la phase de la maquette ; et puis ? ANYEN. Polidor avait déjà trouvé la formule. Ah ce visionnaire de Franck Étienne ! …près d&rsquo;un demi-siècle d&rsquo;avance sur notre nouvelle culture de déni et de la fuite.</p>



<p><em>Dans tout</em></p>



<p>Dès sa naissance le GREH a adopté le leitmotiv <em>gouverner c&rsquo;est prévoir</em> ; naturellement, pour prévoir <em>il faut savoir ;</em> alors se pose la question pourquoi nos chefs ne peuvent-ils… prévoir. À défaut de prévoir, ils deviennent inventifs…en retard de phase…en tout ; et, ils nous créent des déboires en suçant le pays jusqu&rsquo;à la moelle.</p>



<p><em>Nos futures élections</em></p>



<p>Ils nous crient toute la sainte journée que pour avoir des élections il faut la sécurité. C&rsquo;est vrai. Depuis 5 ans pour vaincre l&rsquo;insécurité ils proposent la même solution qui ne marche pas et, on voudrait que le GREH s&rsquo;engage dans ces élections-là ! Pourquoi cautionner le désordre à venir ?</p>



<p>Ça fait longtemps qu&rsquo;on a constaté que des modifications dans la constitution sont indispensables pour aborder la refondation de l’État. L&rsquo;accord du 3 avril avait proposé une méthode pour solutionner le problème :</p>



<ol class="wp-block-list">
<li>Conférence nationale</li>



<li>Modifications constitutionnelles</li>



<li>Sécurité</li>



<li>Elections.</li>
</ol>



<p>Mais non, nos chefs du CPT acceptent les postes mais feignent prendre la fuite devant la mécanique. Ils ont louvoyé pendant 22 mois…comme Ariel ; et puis ?… ANYEN. Non ! Plus de territoires perdus, plus de massacres et surtout, plus d&rsquo;argent dans leurs poches initialement vides. Finalement ils ne prennent pas la fuite. Ils sont des tacticiens, ils opèrent un repli, s&rsquo;abritent, s&#8217;empiffrent et s&rsquo;en vont !</p>



<p>Alix Didier Fils-Aimé s&rsquo;intronise sous le label du 149. Pour un p&rsquo;tit bout du texte pas pour l&rsquo;article en entier. Il cherche et… trouve un PACTE qui autorise « quelques petits changements » dans quoi ?… dans la constitution de la République. Plus, ils seront adoptés pendant les élections qui se feront; on se demande sous quelles règles…. Allez savoir. Et, on jouera l&rsquo;étonnement quand on sera face au désastre ? À cela aussi le GREH dit non.</p>



<p>On constate le désordre des 320 partis politiques ce que les modifications constitutionnelles auraient résolu. Le gouvernement après avoir fui la solution normale appelle le CEP au secours. Il s’accommode, cherche et trouve la formule magique à « côté » plutôt dans le dos de la loi sur les partis politiques. 30000 membres ! Non crient les gangsters du pouvoir (ils ne sont pas autre chose) 100000 ajustent-ils. Les partis politiques n&rsquo;ont qu&rsquo;à se mettre à 10. Et pourtant, ils n&rsquo;ignorent rien des lois de la sociologie, voire de la sociologie politique en Haïti. Ils feront pirater les serveurs de l&rsquo;ONI pour enrégimenter la citoyenneté, à son insu, dans « leurs partis » politiques. Solution à l&#8217;emporte-pièce ? Non. Bien réfléchi !… Comme pour les maisons privées en location pour les espaces de l&rsquo;administration publique.</p>



<p>On va s&rsquo;inscrire pour les élections : bandes de rara, se pointent les mêmes délinquants qui ont créé le chaos que nous vivons et, on espère avoir des institutions différentes comme produit de ces élections-là. Non, le GREH n&rsquo;y prendra pas part. Gouverner c&rsquo;est prévoir ! Nous ne prenons pas la fuite. Nous nous mettons du côté des principes, de la loi et de la logique. Nous nous inscrivons sur la liste de la réserve de la République.</p>



<p><em>Fin de l&rsquo;histoire</em> .</p>



<p>Bal la pral fini ! Les formules ne manquent pas. Seuls le silence et la non-implication des bons citoyens peuvent nous faire rater la 4ème phase de cette transition qui n&rsquo;en finit pas. Le GREH s&rsquo;engage à éclairer et dégager les bonnes pistes.</p>



<p>À bientôt !</p>



<p>Himmler Rébu<br>28 mai 2026</p>



<p>p.s<br>Mardi 26 mai je suis dans les bouchons de Delmas Oh ! surprise : deux voitures officielles endurent le même sort que les autres citoyens. Les plaques : OF- 00142 et OF-00160<br>Le changement est possible.</p>
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		<title>DE LA RAISON À LA FOULE : ANATOMIE D’UN ÉTAT EN DÉSHÉRENCE</title>
		<link>https://ameriqueinfo7.com/de-la-raison-a-la-foule-anatomie-dun-etat-en-desherence/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[infoadmin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 May 2026 03:12:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Tribune Libre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« …car ce n’est pas assez d’avoir l’esprit bon, mais le principal est de l’appliquer bien. »— René Descartes Haïti traverse une crise profonde qui dépasse les statistiques alarmantes de l’insécurité et l’effondrement des indicateurs <a class="mh-excerpt-more" href="https://ameriqueinfo7.com/de-la-raison-a-la-foule-anatomie-dun-etat-en-desherence/" title="DE LA RAISON À LA FOULE : ANATOMIE D’UN ÉTAT EN DÉSHÉRENCE">[...]</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<p>« …car ce n’est pas assez d’avoir l’esprit bon, mais le principal est de l’appliquer bien. »<br>— René Descartes</p>



<p>Haïti traverse une crise profonde qui dépasse les statistiques alarmantes de l’insécurité et l’effondrement des indicateurs économiques : il s’agit d’une crise de sens, d’une érosion des repères de l’excellence, orchestrée par un pouvoir en quête perpétuelle de visibilité.</p>



<p>Bien que le bon sens soit, selon Descartes, la chose la mieux partagée au monde, son bon usage dépend de la capacité de l’Homme à se distancier du monde — c’est-à-dire à ne pas céder à la contagion émotionnelle ni aux idées reçues — afin de réfléchir par lui-même.</p>



<p>Gustave Le Bon, de son côté, va plus loin en démontrant que la foule constitue le dispositif social par excellence qui paralyse la raison et empêche d’« appliquer bien » ce bon sens. L’ère du numérique a exacerbé cette dynamique en transformant l’espace public, désormais inondé d’impulsions instantanées, en une arène où l’ostentation visuelle dicte la valeur.</p>



<p>En s’appuyant sur la raison cartésienne et sur la psychologie des foules de Le Bon, il est donc légitime de soutenir qu’un homme d’État responsable doit impérativement faire preuve du recul nécessaire pour agir avec discernement, sans jamais se laisser guider par les mouvements de foule. Malheureusement, le gouvernement actuel offre l’illustration parfaite de cette dérive théorique. En préférant gouverner par l’émotion plutôt que par la raison, l’administration actuelle interpelle par sa légèreté. Le constat est sans équivoque : nous faisons face à un « gouvernement-foule » qui agit sous l’impulsion des émotions collectives et des caméras, tentant, par des diversions médiatiques, de masquer son incapacité chronique à diriger le pays.</p>



<p>Ce qui relevait autrefois du divertissement périphérique est en passe de devenir, par la faute d’une gestion court-termiste, la norme de référence sociale. À travers trois trajectoires récentes — celles de Billy Élysée Joseph, d’Ariana Lafond et d’Abigaïl Alexandre — se dessine le portrait d’un gouvernement qui abdique l’intelligence structurée au profit d’une culture de l’éphémère.</p>



<p>L’instrumentalisation politique de la jeunesse</p>



<p>Précisons d’emblée que notre critique ne vise ni le talent ni la valeur intrinsèque de ces jeunes, dont les succès sont légitimes et méritoires. Elle cible, au contraire, l’indécence de l’autorité publique qui les instrumentalise afin d’en faire des boucliers médiatiques.</p>



<p>Pour commencer, la stratégie de communication de l’administration actuelle semble répondre à une logique de « coup d’éclat » permanent, au mépris des structures de compétence établies. Le 12 décembre 2024, cette dérive s’est manifestée par l’annonce du Premier ministre concernant l’intégration de Billy Élysée Joseph, lauréat national aux examens du baccalauréat, au sein de la Primature. Dans toute société soucieuse de son avenir, l’excellence d’un bachelier serait saluée par une bourse d’études — socle d’une future expertise — et non par une nomination prématurée dans la haute fonction publique.</p>



<p>Ce schéma de survalorisation et de récupération politique s’étend de manière indiscriminée. Le cas d’Ariana Lafond, championne d’un concours de divertissement panafricain, est à cet égard révélateur : elle s’est vue propulsée « ambassadrice du livre » par le ministre de la Culture et de la Communication, avant d’être engagée par la directrice de l’Office national d’assurance-vieillesse (ONA) comme ambassadrice auprès de la jeunesse.</p>



<p>Pour faire contrepoids à cette attribution disproportionnée de faveurs officielles et désamorcer les critiques, l’État a systématiquement associé Abigaïl Alexandre, lauréate d’un concours d’éloquence, aux cérémonies officielles. Bien qu’aucune fonction concrète ne lui ait été attribuée, sa surmédiatisation aux côtés d’Ariana Lafond témoigne d’une volonté purement cosmétique : feindre une valorisation équitable afin de masquer l’arbitraire des nominations de salon.</p>



<p>L’État s’engouffre ainsi dans une célébration disproportionnée de profils qui, bien que méritants, demeurent des jeunes sans cursus universitaire achevé.</p>



<p>Le court-circuit de la méritocratie et le cache-misère institutionnel</p>



<p>En propulsant un élève sans formation universitaire au cœur de l’appareil d’État, et en octroyant postes et faveurs institutionnelles à des jeunes au seul motif de leur visibilité, le gouvernement crée un précédent dangereux. Cette démarche court-circuite la méritocratie académique au moment même où des milliers de jeunes diplômés s’enlisent dans la précarité et le chômage.</p>



<p>Par cette politique du paraître, le pouvoir piétine la rigueur d’une administration publique qui exige pourtant des concours d’admission et des niveaux d’études stricts. Tout cela est consenti afin de s’offrir une vitrine publicitaire éphémère, au détriment direct de la bonne gouvernance.</p>



<p>En plaçant ces adolescents sous les projecteurs de la reconnaissance étatique pendant que la jeunesse universitaire s’exile ou croupit dans la misère, le gouvernement confirme son désintérêt pour la rigueur scientifique et pour l’intelligentsia du pays.</p>



<p>Pour un État failli, il est plus aisé de s’approprier le succès spontané de ces jeunes que de valoriser la construction laborieuse du savoir. Les diplômes universitaires constituent, en effet, des rappels constants des exigences de compétence auxquelles ce gouvernement est incapable de répondre.</p>



<p>Ce phénomène n’est pas anodin. L’État, impuissant à garantir la sécurité ou l’accès à l’éducation, s’agrippe à la popularité de ces figures comme à une bouée de sauvetage communicationnelle, utilisant leur « hype » auprès du public comme un cache-misère institutionnel. Désormais, la compétence certifiée importe moins que la force de frappe symbolique et la captation de l’attention.</p>



<p>Un gouvernement-foule : la faillite du leadership rationnel</p>



<p>Cette attitude ne doit rien au hasard ; elle procède d’une véritable pathologie politique. Dans son ouvrage séminal La Psychologie des foules, Gustave Le Bon expliquait déjà que la foule ne raisonne pas, mais réagit à des impulsions visuelles et à des images. Selon lui, les masses fonctionnent de manière essentiellement émotionnelle et contagieuse : l’individu, immergé dans la multitude, perd alors son esprit critique et se laisse emporter par l’enthousiasme collectif.</p>



<p>L’accueil triomphal réservé à Ariana et Abigaïl peut donc s’interpréter comme un phénomène social compréhensible, où la collectivité amplifie les émotions et transforme un événement simple en mobilisation spectaculaire.</p>



<p>Là où la situation devient dangereuse, c’est lorsque ministres et directeurs généraux s’alignent pour offrir postes et privilèges, calquant les décisions de l’État sur les instincts de la masse afin de s’attirer ses bonnes grâces. Pourtant, Le Bon souligne précisément que :</p>



<p>« …la connaissance de la psychologie des foules est la ressource de l’homme d’État qui veut, non pas les gouverner — chose devenue bien difficile aujourd’hui — mais tout au moins ne pas être trop complètement gouverné par elles. »</p>



<p>En se laissant hypnotiser par l’effervescence de la scène médiatique, le pouvoir actuel prouve qu’il ne maîtrise aucune de ces dynamiques. Il ne dirige pas la foule ; il en est devenu une composante passive. Il ne gouverne plus par la raison : il dérive au gré du spectaculaire, confirmant la déficience profonde d’un leadership qui préfère l’excitation du moment à la solidité des institutions.</p>



<p>La légitimation du raccourci : un message mortel à la jeunesse</p>



<p>On pourrait penser qu’il existe un fossé infranchissable entre la légèreté de l’État et la tragédie de la violence aveugle qui endeuille nos quartiers. Pourtant, ces deux réalités découlent de la même matrice : l’effondrement de la valeur de l’effort et du temps long.</p>



<p>Un adolescent qui grandit à Martissant, Croix-des-Bouquets ou dans tout autre quartier sous contrôle des groupes armés, au milieu de jeunes diplômés et de gangs, identifie rapidement le modèle de réussite qu’il souhaite reproduire. Dans ces milieux, l’universitaire n’est qu’un paria tandis que le gang, lui, offre un statut, une reconnaissance et une stabilité.</p>



<p>C’est précisément cette quête de reconnaissance et de statut immédiat, née de la faillite des institutions éducatives et de l’appareil étatique, que le sociologue haïtien Mardochée Gédéon met en lumière dans ses travaux sur l’engagement des jeunes dans les groupes armés. Il écrit :</p>



<p>« L’entrée d’un jeune dans un gang n’est pas simplement motivée par des gains économiques ; elle répond à un besoin de reconnaissance et de construction identitaire. Dans une société où les institutions faillissent à offrir des modèles de réussite accessibles et valorisants, le gang devient alors l’espace où le jeune peut enfin “devenir quelqu’un”. Le groupe armé offre un statut, une identité et un sentiment d’appartenance qu’il ne trouve nulle part ailleurs. »</p>



<p>Ainsi, en détruisant l’imaginaire de l’effort intellectuel à long terme, l’État brise le contrat social de la réussite par le mérite et l’éducation comme ascenseur social. Ce faisant, il valide ce besoin de « devenir quelqu’un » par le chemin le plus court.</p>



<p>Le signal envoyé à la jeunesse est fatal : « L’école ne vous hissera pas au sommet et ne vous donnera pas le statut que vous cherchez. »</p>



<p>Par cette posture, l’autorité publique légitime indirectement le choix de l’immédiateté. L’État abdique son rôle de repère et laisse le monopole de la visibilité sociale à deux extrêmes : l’affichage éphémère de la sphère virtuelle ou la violence armée des quartiers.</p>



<p>Pour un esprit en pleine construction, ces deux modèles de réussite coexistent désormais : celui qui capte l’attention des autorités étatiques et des foules indépendamment de sa substance académique, et celui qui « devient quelqu’un » en contrôlant un territoire par la force des armes.</p>



<p>Dès lors, une question tragique s’impose : pourquoi consacrer des années à l’université pour finir invisible et sans emploi, lorsque le spectaculaire — qu’il soit virtuel ou criminel — offre une reconnaissance immédiate et des faveurs ?</p>



<p>Pour un sursaut institutionnel : la refondation du contrat social</p>



<p>Qu’une entreprise privée capitalise sur la popularité d’un individu pour faire du marketing constitue une stratégie commerciale légitime. Mais que l’État adopte cette même logique relève de l’aveu d’une faillite intellectuelle.</p>



<p>En rompant le pacte républicain qui lie l’effort à la réussite, les autorités préparent le terrain à un effondrement définitif de la jeunesse haïtienne.</p>



<p>Sortir de cette politique du paraître exige un sursaut institutionnel immédiat. La solution ne réside pas dans des cérémonies de salon, mais dans la reconstruction de nos structures de gouvernance à travers des réformes concrètes : la sanctuarisation du mérite académique, l’institutionnalisation rigoureuse des concours d’intégration à l’administration publique et la valorisation systématique des compétences, afin que l’école et l’université redeviennent les ascenseurs sociaux par excellence.</p>



<p>Si nous ne restaurons pas d’urgence la dignité de l’intelligence, nous condamnerons nos enfants à un choix asymétrique et terrible : l’adhésion à un gang pour exister ou la quête d’un éclat éphémère sur un écran pour espérer être salués par un ministre.</p>



<p>Il est impératif de refonder le contrat social, fondé sur le « bon sens » et la rigueur institutionnelle, avant que la politique du spectacle ne consume les derniers vestiges de notre nation.</p>



<p>Par Alyn JEROME<br>Politologue | Analyste en coopération internationale</p>
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		<title>Haïti : une société en tension entre survie collective et effondrement institutionnel</title>
		<link>https://ameriqueinfo7.com/haiti-une-societe-en-tension-entre-survie-collective-et-effondrement-institutionnel/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[infoadmin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 May 2026 23:15:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Tribune Libre]]></category>
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<p>Une crise qui dépasse la seule dimension sécuritaire</p>



<p>Depuis plusieurs années, la crise haïtienne est souvent résumée à la violence des gangs, à l’instabilité politique ou encore à l’effondrement économique. Pourtant, réduire la situation du pays à une simple question sécuritaire reviendrait à ignorer les profondes dynamiques sociales qui traversent la société haïtienne.<br>La réalité actuelle d’Haïti révèle avant tout une crise sociologique majeure, marquée par la fragilisation des liens sociaux, la perte de confiance envers les institutions et l’émergence de nouvelles formes de survie collective. Dans plusieurs quartiers de la région métropolitaine de Port-au-Prince, l’absence de l’État a progressivement laissé place à des systèmes parallèles de contrôle territorial, de solidarité locale et parfois même de gouvernance informelle.<br>Cette situation traduit un phénomène sociologique complexe : lorsque les institutions publiques cessent d’assurer leurs fonctions fondamentales, la population développe d’autres mécanismes d’organisation afin de maintenir un minimum d’équilibre social.</p>



<p>L’effondrement de la confiance envers les institutions</p>



<p>L’un des aspects les plus préoccupants de la crise haïtienne demeure la rupture progressive entre la population et les institutions de l’État. Une grande partie des citoyens ne croit plus réellement en la capacité des autorités à garantir la sécurité, la justice ou l’accès aux services de base.<br>Cette méfiance ne s’est pas construite du jour au lendemain. Elle résulte d’années de crises politiques répétées, de promesses non tenues, de corruption dénoncée dans l’espace public et d’une faible présence institutionnelle dans plusieurs zones du pays.<br>Dans une perspective sociologique, cette perte de confiance favorise ce que certains chercheurs qualifient de “désinstitutionnalisation sociale”, c’est-à-dire un processus où les normes officielles perdent progressivement leur légitimité au profit de règles informelles imposées par les circonstances ou les rapports de force locaux.<br>Ainsi, dans certains espaces urbains, ce ne sont plus les structures étatiques qui régulent le quotidien, mais des acteurs armés, des groupes communautaires ou des réseaux de proximité.<br>La population entre résilience et fatigue sociale<br>Malgré l’ampleur de la crise, la société haïtienne continue de démontrer une importante capacité de résilience. Les familles développent des stratégies de survie basées sur la solidarité, les transferts de la diaspora, les réseaux religieux ou encore l’économie informelle.<br>Les marchés continuent de fonctionner, les écoles tentent de rester ouvertes lorsque les conditions le permettent, et de nombreux citoyens poursuivent leurs activités malgré l’insécurité permanente. Cette résistance quotidienne témoigne d’une forte culture de l’adaptation sociale.<br>Cependant, derrière cette résilience se cache également une profonde fatigue collective. Le déplacement massif de populations, la montée de la pauvreté, les traumatismes liés à la violence et l’incertitude permanente affectent durablement le tissu social.<br>Chez de nombreux jeunes, l’absence de perspectives économiques ou éducatives renforce le sentiment d’exclusion sociale. Certains choisissent l’exil, tandis que d’autres deviennent vulnérables face aux logiques de violence ou aux réseaux criminels.</p>



<p>Une jeunesse confrontée à une crise d’identité sociale</p>



<p>La jeunesse haïtienne représente aujourd’hui l’un des groupes les plus exposés aux conséquences de la crise. Dans plusieurs zones populaires, grandir dans un contexte de violence constante transforme les rapports sociaux, les représentations de l’avenir et même la perception de l’autorité.<br>L’école, traditionnellement considérée comme un instrument de mobilité sociale, peine à jouer pleinement son rôle dans certaines régions affectées par l’insécurité. À cela s’ajoute un chômage élevé et un manque d’opportunités professionnelles.<br>Sociologiquement, cette situation crée une crise d’intégration sociale. Une partie de la jeunesse ne parvient plus à se projeter dans les structures classiques de réussite sociale. Cette rupture peut favoriser la marginalisation, l’émigration ou l’adhésion à des formes alternatives de pouvoir et d’appartenance.<br>La diaspora, un acteur social devenu indispensable<br>Dans ce contexte difficile, la diaspora haïtienne occupe une place centrale dans le fonctionnement de la société. Les transferts économiques envoyés depuis l’étranger soutiennent des milliers de familles et permettent souvent de répondre à des besoins essentiels.<br>Mais l’influence de la diaspora dépasse désormais le cadre économique. Elle joue également un rôle culturel, politique et symbolique dans la vie nationale. À travers les réseaux sociaux, les médias et les initiatives communautaires, les Haïtiens vivant à l’étranger participent activement aux débats sur l’avenir du pays.<br>Cette forte dépendance à la diaspora illustre toutefois une autre réalité sociologique : l’incapacité structurelle de l’économie nationale à garantir des conditions de vie stables à une grande partie de la population.</p>



<p>Une société à reconstruire au-delà des urgences</p>



<p>La crise haïtienne ne pourra être résolue uniquement par des réponses sécuritaires ou politiques. Elle exige également une reconstruction du lien social, de la confiance collective et des institutions publiques.<br>Le défi dépasse la question du pouvoir politique. Il concerne aussi la capacité de la société haïtienne à recréer des espaces de cohésion, à rétablir l’autorité légitime de l’État et à offrir des perspectives réelles aux nouvelles générations.<br>Haïti traverse aujourd’hui une période où la survie quotidienne domine largement les projets de développement à long terme. Pourtant, au milieu des fractures sociales et des tensions persistantes, subsistent encore des formes de solidarité, de créativité et de résistance qui témoignent de la vitalité profonde de la société haïtienne.</p>



<p>L’avenir du pays dépendra en grande partie de sa capacité à transformer cette résilience sociale en véritable projet collectif.</p>



<p>Prof.Jean-Baptiste SUFFRARD<br>Communicologue, Formation en Anthropo-sociologie.</p>
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