À l’ONU : la colombe de la paix étouffée par le bruit des rivalités mondiales

L’Assemblée générale de l’ONU donne parfois l’impression d’être devenue le grand théâtre des rivalités mondiales : chacun y défend ses intérêts, dénonce ses adversaires et expose sa vision du monde.

À la tribune des Nations unies, Donald Trump affirme que « la liberté arrivera à Cuba ». Une déclaration qui illustre à elle seule le paradoxe de cette enceinte : des dirigeants s’y réunissent au nom du dialogue et de la paix, tout en multipliant accusations, menaces et démonstrations de force contre leurs adversaires.

Pendant ce temps, les guerres se poursuivent, les crises se multiplient et des populations entières continuent d’en payer le prix. Derrière les poignées de main, les discours diplomatiques et les déclarations solennelles, les intérêts nationaux et les rapports de force restent omniprésents.

Créée notamment pour maintenir la paix et la sécurité internationales, l’ONU demeure confrontée aux profondes divisions entre ses États membres et aux limites de son pouvoir d’action.