En Haïti, les actes de kidnapping refont surface, les groupes armés poursuivant leurs activités criminelles. Des individus lourdement armés et non identifiés ont tenté d’enlever l’homme d’affaires Clifford HANDAL ainsi que l’un de ses enfants, à proximité de l’Hôpital Universitaire La Paix, situé à Delmas 33, dans la commune de Delmas.

Selon la presse locale, les ravisseurs, qui circulaient à bord d’un véhicule de marque Nissan, ont ouvert le feu sur le véhicule blindé dans lequel se trouvaient les victimes. Malgré les nombreuses balles tirées, la tentative d’enlèvement a échoué et les assaillants ont pris la fuite.

L’insécurité continue de s’aggraver, notamment dans les départements de l’Ouest, de l’Artibonite et du Centre. Les groupes armés y poursuivent leurs activités, imposent leur loi et maintiennent une partie de la population sous la menace permanente. De leur côté, le gouvernement de transition dirigé par le Premier ministre Alix Didier FILS-AIMÉ ainsi que les autorités sécuritaires peinent à démanteler les foyers de gangs et à rétablir l’ordre public sur l’ensemble du territoire national.

Alors que le Conseil électoral provisoire (CEP), présidé par Jacques DESROSIERS, et le gouvernement haïtien préparent l’organisation d’éventuelles élections générales, les défis sécuritaires et humanitaires demeurent considérables, selon plusieurs rapports d’organisations nationales et internationales de défense des droits humains, ainsi que d’organismes des Nations unies et d’autres institutions régionales.

Dans ce contexte, une question demeure : est-il possible d’organiser des élections crédibles alors que plusieurs régions du pays restent sous l’emprise des groupes armés ?