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Voilà plus de sept années qu’Haïti se consume dans l’étau implacable de réseaux criminels et terroristes, transformant notre territoire en un vaste laboratoire de barbarie. Les habitants suffoquent dans la peur, les entreprises agonisent, les grands axes routiers — plus de huit artères vitales — sont verrouillés comme des frontières hostiles, et chaque voyage inter-départemental devient une odyssée risquée. Face à cette descente aux enfers, que font le Conseil présidentiel et son gouvernement ? Rien d’autre qu’aligner des “réunions stratégiques” aussi stériles que répétitives, véritables symposiums du vide qui devraient figurer dans les archives mondiales de l’inaction politique.
Ces prétendus gardiens de l’ordre public préfèrent se réfugier dans la chaleur anesthésiante de leurs palabres protocolaires et de leurs discours mielleux, plutôt que d’oser l’épreuve du terrain. Aucun réseau armé démantelé. Aucun chef de gang neutralisé. Pas même une incursion majeure dans les bastions criminels. Les caïds prospèrent, commandent, imposent leur loi, pendant que nos “dirigeants” se parent de titres ronflants et d’un verbiage diplomatique creux.
À croire qu’une équation politique secrète sous-tend cette lâcheté : des calculs électoraux, des connivences inavouées ou, pire encore, une peur paralysante devant les détenteurs d’armes. Comment expliquer autrement que, malgré leurs engagements solennels à organiser un référendum constitutionnel et des élections générales avant le 7 février 2026, pas un seul chef de bande n’ait été mis hors d’état de nuire ?
Les moyens existent pourtant : lance-flammes, charges explosives, hélicoptères blindés… autant d’outils capables d’éradiquer rapidement ces foyers de violence. Mais non. Même après avoir vu leurs propres demeures abandonnées et leurs affaires ruinées par les flammes des criminels, ces responsables s’entêtent à prescrire au peuple la patience, comme si la résignation était une stratégie d’État.
Le résultat est limpide : le pays s’enlise chaque jour davantage dans un chaos qui engraisse les criminels, nourrit les opportunistes et sert de tremplin à ceux qui transforment le malheur national en capital politique. La sécurité, socle de toute reconstruction, n’a toujours pas été posée, et rien n’indique qu’elle le sera.
Alors, à vous, illustres maîtres de l’inefficacité, princes de la procrastination et monarques de la couardise : continuez à bavarder, à polir vos chaises et à collectionner vos procès-verbaux creux. Un jour, on vous érigera une statue… en cire molle, pour que la chaleur du soleil vous fasse fondre comme vos promesses, et que vos noms ne survivent que comme synonymes de honte, de lâcheté et d’indignité nationale.
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