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Pendant que le peuple haïtien endure la terreur quotidienne, pendant que des mères fuient avec leurs enfants dans les bras, pendant que les balles criblent les maisons et que la fumée des commissariats incendiés monte vers un ciel muet, les autorités étatiques continuent de bavarder, d’hésiter, de fuir leurs responsabilités. Ce 17 juillet, c’est encore Pernier qui saigne. Les criminels de la coalition Vivansanm attaquent, tuent, brûlent, sans crainte, sans opposition. Avant cela, ils ont semé le chaos à Mirebalais, Marchand Dessalines, Dessarmes. Et pourtant, l’État reste silencieux. Complice ? Peut-être. Inutile ? Sans doute. Coupable ? À n’en pas douter.
Le constat est clair : les bastions des gangs, leurs foyers logistiques, leurs axes financiers, n’ont jamais été visés. Les postes de péage – véritables pompes à fric de la criminalité – continuent de fonctionner à plein régime, sous haute protection, alors même qu’ils alimentent l’enfer. Des millions de gourdes, chaque jour, tombent entre les mains des bandits, et l’État regarde ailleurs. Pourquoi ces postes ne sont-ils pas détruits ? À qui profite le crime ?
Le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé est un fantôme. Aussi fantomatique que ses prédécesseurs, Garry Conille, Ariel Henry, Claude Joseph… tous ces figurants sans courage, sans vision, sans honneur. Le ministre de l’Intérieur, Paul Antoine Bien-Aimé, quant à lui, n’est qu’un mort-vivant, un bureaucrate sans cœur ni nerfs, sourd au cri du peuple, aveugle devant la détresse.
Et que dire de ce Conseil présidentiel de Transition ? Une bande de parasites aux poches pleines, des vautours politiques, obsédés par les privilèges et les nominations. Ils n’ont ni projet, ni colonne vertébrale, ni empathie. Ils rient, festoient, complotent… pendant que le pays crève. Honte à eux ! Honte à cette élite pourrie, molle, ventrue, obsédée par le pouvoir et l’argent, pendant que le peuple, lui, est sacrifié.
Trop, c’est trop. Ce n’est plus de l’irresponsabilité : c’est une trahison. Une trahison crasse, impardonnable, méprisable. Et l’Histoire retiendra leurs noms… non comme sauveurs, mais comme lâches et voleurs, complices de la chute d’un pays abandonné.
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